Goodbye Milk

Il y a un an exactement, je parlais de mes horribles nuits sur ce blog.
Depuis qu’il est né, réveils toutes les 1H30 à 2H, souvent en hurlant, toutes les nuits, toutes sans exceptions, pendant 15 mois. C’est enfin fini, depuis 1 mois. Paf, comme ça, un jour, il a fait ses nuits. Enfin, PAF, oui, mais avec quelque chose de bien précis quand même…

On avait tout testé, tout tenté, tout entendu.
On avait consulté des tonnes de gens. Des médecins. Des naturo. Des psy formés par Filliozat. Des ostéo. Des homéo… j’ai même fondé un groupe de soutien aux mères dans le même cas que moi : celles qui souffraient de leurs horribles nuits.

N’y croyant plus, j’ai testé par moi même une piste qu’on m’avait pourtant suggérée tellement de fois…. Je parle du lait. Le lait de vache, de brebis ou de chèvre. Dans le beurre, la crème, le yaourt. Dans le lactose, dans tellement de produits du quotidien ! Mais j’y croyais pas. Et puis il n’avait aucun des symptômes. Son seul symptôme : se réveiller toutes les 2H depuis sa naissance. C’est tout. Bon ok, il semblait avoir quelques gaz, mais rien de « plus ».

Les symptômes chez une personne IPLV / APLV (intolérant ou allergique aux Protéines de Lait de Vache) ? Et bien, otites à répétition, ou bien eczema, ou bien RGO. Il y en a plein des symptômes, il varient d’une personne à une autre. Généralement, les médecins ignorent ce fait, et donc traitent le symptôme, jamais la cause. Donc ça revient tout le temps. Certains vont même jusqu’à l’opération (des sinus, du clapet…) sans grande amélioration.

Pour mon homme, c’était des reflux, du gaviscon, des médicaments (IPP), des douleurs, des ulcères, des examens tous les 6 mois… Pouf, disparus en stoppant le lait de vache. J’aurais du y penser plus tôt ! Je m’en veux un peu avec du recul d’avoir tant tardé l’éviction de PLV.

Et donc, j’ai fini par tenter. J’ai retiré toute protéine de lait DE VACHE de son alimentation.
Rien n’a changé. J’ai donc pensé que ce n’était pas ça.
Et puis en discutant sur un groupe dédié aux intolérances, on m’a fortement suggéré de stopper les allergenes croisés que sont le lait de BREBIS et de CHEVRE (et aussi de soja, ce que je n’ai pas fait, car ça me semblait trop à gérer d’un coup).
On a donc recommencé l’éviction TOTALE de vache chèvre brebis, lait, crème beurre, fromage.
10 jours plus tard… BIM, il faisait sa première nuit complète. Et depuis, ça reste toujours le cas. Ca fait un mois que pour la première fois, depuis 15 mois, je peux dormir 7H sans interruption. Bordel que ça fait du bien !

En fait, pendant 15 mois, il souffrait. Il était en inflammation constante.

Je repense à celles qui pensant bien faire, me conseillaient de le laisser pleurer, tout simplement. Ca allait l’aider à traverser la douleur, c’est sur !
A celles qui, pensant bien faire, me disaient de lui donner un biberon (de lait de vache, évidemment). Ca allait aider, oui c’est sur !
Je pense à ces docteurs qui me disaient que « c’est relationnel » (sous entendu : c’est la faute de la mère et de sa relation à son enfant). Comme si une mère ne passait pas déjà sa vie à culpabiliser.

En fait, je pense surtout à celles qui ont des enfants qui sont tout le temps malades (otites, rhumes, angines, sphère ORL, trouble de la peau). Et qui ignorent qu’il existe souvent une cause : le lait de vache.

Je sais bien que c’est totalement HS avec le tricot, la couture, le DIY.

Mais je me dis que peut être, ce témoignage permettra à un bébé quelque part d’arrêter de souffrir, si sa mère me lit. Que peut-être ces mots aideront une mère, au lieu de ces fichus médecins qui ne daignent pas mettre à jour leurs compétences une fois sortit de l’école.

Renseignez-vous, il existe des tonnes d’alternatives saines. Pour le calcium, ce n’est vraiment pas une fatalité. Pour la santé non plus. Il existe tellement de possibilités ! Lait végétal, légumes verts (riches en calcium), oléagineux (amande, sésame…).

En tout cas, chez nous, l’arrêt du lait a sauvé nos nuits, et donc, m’a permis d’être une meilleure mère, en quittant la zone d’épuisement permanent.

Il n’y a pas vraiment de moyen de savoir avec des analyses. Il existe un test en pharmacie, mais il n’est pas très fiable, encore moins pour les intolérants (donc, non allergiques). Le seul moyen de savoir : stopper toute forme de PLV pendant 1 mois. Attention, les PLV passent aussi à travers le lait maternel (donc si vous en consommez, bébé réagira).

Pour ceux qui dépriment à l’idée de dire au revoir au fromage… Oui, je compatis, je comprend. Moi j’ai trouvé une piste délicieuse avec ce livre.

EDIT 3 MOIS PLUS TARD :
Mon fils fait toujours ses nuits. Et maintenant, il fait de jolies siestes aussi ! (lui qui ne dormait jamais plus de 20 minutes, uniquement en poussette, ou en porte bébé, dors dans son lit d’une traite)
Au moindre écart dans son régime alimentaire, les nuits sont mauvaises, les réveils sont nombreux…
Donc, good bye pour de bon les PLV !



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55 réflexions sur “ Goodbye Milk ”

  1. Bonjour Elise,

    J’ai suivi depuis un an toutes tes péripéties, j’étais d’autant plus intéressée par ce que tu écrivais que j’étais moi-même enceinte à cette époque. Je trouve que tu as beaucoup de courage et j’ai été très touchée par ton franc-parler qui est si rare et qui fait écho, que l’on se l’avoue ou pas, aux sentiments qui peuvent nous traverser, nous parents.
    Mon fils a 6 mois aujourd’hui, et souffre d’eczéma généralisé. Les puéricultrices et le médecin traitant nous disaient de ne pas donner de bain trop souvent, que sa peau était fragile et que c’était simplement une sécheresse cutanée sévère. Mon fils était irascible, il dormait mal, pleurait tout le temps. A 5 mois le généraliste nous a envoyé vers un dermatologue qui a confirmé l’eczéma. Depuis tout est » rentré dans l’ordre » avec l’application quasi quotidienne de corticoïdes cutanés…Je vais tester la suppression des PLV dans mon alimentation (il est encore majoritairement nourri avec mon lait), comme ça je serai fixée !
    Merci pour ces écarts faits au tricot et autre projet DIY.

    Sophie

    1. Oh Sophie, ca peut valoir le coup en effet vu ce que tu décris !
      Depuis mon aventure, il ne se passe pas une semaine sans que je croise une maman, une adulte, un enfant, un bébé qui a stoppé les PLV et qui a vu des tonnes de symptomes disparaitre. A commencer par l’eczema de Zoé, notre petite voisine de 2 ans, qui n’en fait plus depuis qu’elle est passée à un lait sans lactose.
      Tu me diras comment ca évolue ?

    2. j’oubliais : nous on avait tenté que le lait de vache pendant un mois, et rien n’avait changé. C’est quand on a supprimé aussi chèvre et brebis que ca a marché. Chaque personne a un degré plus ou moins fort d’intolérance et apparement il existe des intolérances croisées : vache brebis chèvre et parfois soja aussi

    3. ah, il y a un témoignage d’une maman en dessous qui va t’interesser, elle a connu le même problème que ton fils !

  2. Heureuse pour toi que tu aies trouvé la solution. Toi et ton petit bonhomme allez revivre !
    Mon fils a 21 ans, et je me souviens de la période où il faisait des cauchemars. Dur, dur le matin quand il fallait se lever pour aller travailler. Ses sourirs effacaient presque tout…
    Bonne continuation à toi et ta petite famille.

  3. Bonjour,

    je crois que je n’ai jamais osé poster sur ton blog même si je te lis régulièrement :)
    bref, mon fils de bientôt 3ans se tordait de douleur les 1ers mois, ventre gonflé, gaz, etc… tout le monde (médecins y compris) me disait que c’était normal, les fameuses « coliques du nourrisson »…
    sauf ma sage-femme, qui m’a conseillé de faire une éviction des PLV (bébé 100% allaité). au bout de quelques jours, le miracle: plus de douleurs! et dès que je faisais un écart, bim! le lendemain ça recommençait…
    j’ai le même ressenti que toi, je pense qu’il y a beaucoup plus d’intolérants qu’on ne le pense, mais le corps médical ne veut pas se remettre en question…et sans parler de l’entourage, qui ne comprend pas forcément, ou ne veut pas faire d’effort…
    j’en parle aussi autour de moi le plus possible, si ça peut aider… et je trouve ça bien que tu en parles ici!

    Sinon ici ça s’est grandement amélioré avec le temps, déjà chèvre et brebis vers 8-9 mois, puis maintenant il tolère un peu de vache (fromage, beurre…). on a gardé pas mal des habitudes prises pendant l’éviction, notamment laits végétaux, remplacer le beurre par de l’huiles et/ou des purées d’oléagineux, mais du coup si parfois on a envie de faire un plat genre gratin ou autre on se prend pas la tête :) et puis on vit en Savoie, alors difficile de résister aux bons fromages locaux (qu’on prend direct à la ferme en general…)…

  4. Bonjour Elise
    j’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre témoignage. Pour ma part, je m’intéresse à cette question depuis 3 ou 4 ans. Les coliques du nourrisson avaient « bon dos « . Quel dommage qu’une grande partie du corps médical ne souhaite pas remettre en cause ses convictions. J’en profite également pour évoquer le gluten qui fait aussi beaucoup de dégâts de santé chez l’être humain.
    Portez-vous bien ainsi que votre petit bonhomme et continuez à nourrir votre imagination de « tricoteuse », j’adore vos modèles.
    Emma

  5. Je suis heureuse pour vous d’avoir retrouvé la sérénité.
    Dès que mon kiki a commencé à avoir de l’eczema on a soupçonné le lait de vache qu’on a supprimé, mais ça ne faisait qu’empirer. Et puis un jour on fait faire le test des IGG et bim ! tous les laits sans exceptions (+ d’autres aliments sinon c’est pas drôle…). Sa peau s’est beaucoup améliorée, parfois l’eczema disparaît complètement. Comme sa peau est très fine et très blanche il réagit beaucoup et du coup il est encore embêté parfois mais il n’a pratiquement plus besoin de cortisone, juste une bonne hydratation.
    Autour de moi j’ai des enfants qui ont des soucis de peau et/ou qui sont tout le temps enrhumées, qui ont des crèmes, qui changent de lait… les médecins ne savent pas, il y a un tel lobby sur le lait qu’on nous fait croire depuis longtemps que c’est indispensable pour notre santé…
    Du coup, il est très difficile d’en parler autour de soi. On passe souvent pour des parents à part…
    les intolérances sont très difficilement comprises par les institutions. Heureusement cette année pour l’école je peux lui faire un panier repas, j’espère qu’il en sera de même pour les années suivantes.
    Autre chose : intolérance un jour ne veux pas dire toujours.

    @bientôt Elise et merci pour ce témoignage.

    1. coucou !
      IGG ? c’est quoi en fait ?
      Moi j’ai eu une expérience décevante : on m’avait parlé de la méthode NAET, pour identifier en une séance tous les aliments problématiques. Je suis tombée sur une naturopathe qui m’a fait payer 90 euros pour… parler, rien de plus, je suis sortie avec aucune connaissance supplémentaire (on soupçonne qu’il a d’autres petites intolérances, mais pour savoir lesquelles….)

  6. Et si ?
    En te lisant, je me demande si mon bébé n’est pas intolérant…bon il ne se réveille pas la nuit en hurlant, mais il se réveille souvent. C’est surtout en journée qu’il est tout le temps grognon, qu’il « râle » ou pleure pour rien (enfin, j’en avais l’impression) et il régurgite assez souvent, même si ce sont de petites quantités (je précise que je l’allaite). Il souffre d’eczéma également, ça s’est beaucoup calmé avec les traitements, mais ça subsiste encore un peu…
    Je vais tenter d’écarter les laitages quelques temps et voir ce que ça donne, mais j’aime tellement faire des gâteaux…par quoi remplacer le beurre (pour le lait, je peux essayer le soja, ou mon lait à moi si j’en tire suffisamment, j’avais déjà testé des pancakes avec mon lait ^^). Est ce que tu fais attention à tout ce que tu achètes (quelques fois il y a d’infimes quantités de lait dans certains aliments…ça compte ?) et consommes ?
    Merci

    1. c’est une bonne idée de tester, ça ne peux pas faire de mal, c’est juste un peu contraignant :) il faut vraiment tout virer pour que ça soit efficace, attention quand c’est par exêmple marqué « lactose » (dans du saucisson notament…). pour ce qui est des « traces » dans les produits transformés, perso je prenait qd meme.
      pour remplacer le beurre, tu peux tester la margarine (mais attention, toutes ne sont pas sans lait, en grande surface la st hubert bio est ok je crois, sinon en mag bio c’est souvent bien précisé dessus) (dans des cookies par ex). ou alors tout simplement (dans un gateau « basique », n’importe quelle huile vegetale (en diminuant un peu par rapport au beurre), je met souvent de l’huile d’olive, apres cuisson ça ne sent rien. dans un brownie ou autre l’huile de coco (qui est plutôt solide), c’est divin!
      apres tu peux faire moitié huile vegetale moitié purée d’amande ou autre (cookies à la purée de cacahuete, miam!)…
      pour un gateau au yaourt tu peux remplacer par un yaourt au soja.

      comme laits végétaux le plus « neutre » je trouve c’est avoine, apres dans les gâteaux sucrée amande c’est sympa :)

      regardes du coté des recettes végan, y a plein de bonnes idées!

      le plus difficile à mon avis c’est plutôt le coté social, quand tu es invitée, ou au resto…(et méfie toi de ce que disent les gens, une copine m’a dit une fois « non mais c’est bon, y a pas de beurre dans mon gateau », effectivement, mais y avait un yaourt…

      et sinon, pour éviter les frustrations au rayon biscuit des magasins, ces petits cookies qu’on trouve en magasin bio sont une vraie tuerie, et sans PLV! http://static.greenweez.com/images/products/47000/600/le-moulin-du-pivert-cookies-fourres-au-chocolat-noir-175g.jpg

    2. Je suis 100% d’accord avec la réponse d’Emilie.
      Ça ne coûte rien de tenter.
      Ma fille a beaucoup beaucoup pleuré les premiers mois, rhinites en permanence, un peu d’eczéma, des régurgitations (pas énormes, mais tout le temps), des gaz, des maux de ventre, … bref, tout un tas de signaux d’alarme sans pour autant qu’il y ait un « vrai » point d’appel. On a tout mis sur le dos des coliques du nourrisson au début, mais à 6 mois je trouvais ça un peu facile. Et puis c’est allé un peu mieux au moment de la diversification. En en parlant au pédiatre (j’avais de la chance, j’en avais un bon visiblement … il est parti faire de l’humanitaire, snif) il m’a proposé d’essayer d’évincer le PLV. Bingo ! Au bout de 10 jours elle dormait sans pb.
      Au début, c’est un peu difficile, mais on trouve vite pas mal de parades. Laits végétaux, huiles, margarine (St Hubert bio, je confirme). Les gâteaux on s’en sort aussi (je suis devenue une pro du gâteau roulé, qui fait sensation chez les enfants et est sans graisse). Même les brioches, je commence à trouver des trucs. Mais c’est vrai qu’il faut dire adieu au restau, et que c’est pas évident quand on est invité. « non non, y a pas de lait, tu peux y aller ! » « pas de crème, pas de fromage, pas de beurre ? » « ah ben si forcément … ». Il n’y a que le fromage que je n’ai pas encore réussi à remplacer pour les gratins.
      Depuis ses 1 an, on a commencé la réintroduction, tout doucement. Pour le moment, elle prend 30 mL par jour (elle a 18 mois), sans aucun problème. J’ai bon espoir que ça disparaisse doucement. On verra ! Mais je garderai l’habitude des laits végétaux, c’est délicieux. L’allergologue m’a dit que le lactose n’était pas en cause (donc on lui laisse manger du saucisson par exemple), mais c’est certainement différent pour chacun.

      1. Ah oui, je n’ai meme pas envisagé la réintroduction, je ne me suis pas encore renseignée là dessus. C’est ton pédiatre qui t’a conseillé de faire ça ?

        1. Mon pédiatre m’a aiguillée vers un allergologue pour voir si on pouvait envisager la réintroduction, normalement vers l’âge d’un an. Si ton fils a déjà 15 mois et que ce n’est pas passé, Je ne sais pas trop ce qu’il faut faire. Tu vous un pédiatre ou un généraliste ?

  7. Bonjour Elise,

    de notre côté, fiston a de l’eczéma depuis ses 2 mois, énormément pendant plusieurs mois, beaucoup moins depuis ses 2 ans. Cet hiver une naturopathe nous a conseillé d’ arrêter le lait de vache et depuis ça va beaucoup mieux. Comme il était sur une phase plutôt saine au moment où nous avons arrêté nous n’avons pas forcément fait un lien très fort entre les 2, par contre quand de temps en temps il remange un peu de fromage il se retrouve avec un plaque d’eczéma sur le visage !
    Nous en avons profité pour changer complètement notre régime alimentaire pour devenir progressivement végétalien (il est aussi allergique aux oeufs)…

    Merci pour ce partage d’expérience

  8. Bonjour,
    Merci pour ce témoignage et contente que vous ayez trouvé d’ou cela provennait pour ce petit bout ainsi que votre famille.
    Votre témoignage m’aurait été utile il y a 24 ans !! En effet ma fille aînée souffrait des mêmes symptômes que votre fils mais a cette époque….
    Depuis nous avons supprimé le lait de vache de notre alimentation et nous nous portons beaucoup mieux , moins de douleurs dans les articulations plus de ballonnements etc…
    Si il y a quelques années personne n’osait dire les choses, félicitations à vous de partager et que cela soit profitable au maximum de personnes
    Belle et agréable journée à vous .

  9. ah, je sais d’ou tu viens. Chez nous, un mois après le disgnostic de l’allergie aux acariens+début d’asthme et l’equipement de son lit avec des draps adaptés, première nuit complète…. Elle avait 24 mois.

  10. je te conseille vivement la lecture des « Charmes discrets de l’intestin » si tu ne le connais pas, c’est très instructif sur plein de choses de notre fonctionnement interne. A mettre entre toutes les mains! bonne nuit alors! 😉

  11. Bonjour Elise,

    Merci pour cet écart si plein d’intérêt !
    j’ai observé aussi chez mon fils de l’eczéma après que j’aie cessé de l’allaiter, par périodes en fait. aujourd’hui, à 24 ans il a évincé le lait de son alimentation et j’ai fait de même, avec toutefois un peu de from page dure (comté) sur un plat et de cancoillotte (caillé mûrit et fondu) qui bizarrement passent tout seuls.
    Alors non pas si bizarrement peut être puisque nous privilégions le bio. et cela rejoint une réflexion que nous nous sommes faite avec mon mari : lorsque nous étions enfants, entre 63 et 73, les soucis que nous relions aujourd’hui à une intolérance au lait n’existaient quasiment pas. Mais les vaches et autres chèvres et brebis avaient une vie en plein champs, et elles étaient traites sur place : pas d’installation en ferme l’été, stabulation libre l’hiver ( elles pouvaient sortir de l’écurie) et surtout une alimentation saine et naturelle. Pas de farines, ni compléments à la chimie trafiquée, pas d’antibiose etc …
    Outre la réflexion sur la non adaptation du lait de vache pour l’humain (  » un veau prend 500 kgs dans sa première année  » ) il y a surtout une évidence : dans le lait de ces animaux passe les composants de la nourriture de la vache / brebis / chèvre … comme chez l’humain puisque nous sommes tous des mammifères !
    A mon sens cela laisse un peu d’espoir de consommer de temps à autre fromage et laits de vache, chèvre et brebis pour autant qu’ils soient issus d’un élevage bio.
    Et si je consomme de temps à autre des laits végétaux, je veille aussi à ce qu’ils soient préparés avec des ingrédient issus de l’agriculture bio. Nous n’avons pas tellement de recul sur les laits de soja notamment qui cumulent avec le fait de n’être pas une nourriture endémique, même si on en cultive maintenant en France, c qui signifie que ces graines s’adaptent à la nourriture de nos sols qui est la même que pour nos autres cultures.
    Bref, vaste sujet que celui là !
    En tout cas une chose est sûre :  » que ton aliment soit ton médicament  » est de plus en plus d’actualité :)

  12. Hello !
    J’ai pas mal de soucis articulaires, et j’ai beaucoup diminué (presque, à 95%) les sucres raffinés et produits transformés. En 3 mois, le changement a été incroyable. Mon arthrose précoce (j’ai 45 ans…) a presque disparu sur un de mes genoux, et l’autre va beaucoup mieux.
    J’ai aussi une peau bien plus belle.
    J’ai fait disparaître les produits transformés sucrés, et je cuisine un gâteau le WE, ou je les achète en pâtisserie (artisanale). Je n’achète plus de gâteaux industriels ou de barres de céréales, mais des amandes et fruits secs pour les petits creux de mes fils étudiants. On a beaucoup discuté de ces changements, et ils suivent le mouvement.
    Mon rhumatologue m’a conseillé d’arrêter les produits laitiers qui ont aussi un effet inflammatoire. Donc, je remplace progressivement le lait par des laits végétaux, je diminue les yaourts, je ne mets presque plus de beurre. Comme pour le sucre blanc, je teste des produits alternatifs. Bon, le résultat n’est pas toujours là, mais souvent j’ai de bonnes surprises.
    C’est une chance que tu ais trouvé pour ton fils, il va aller beaucoup mieux maintenant (et ses parents aussi…)

    1. Bonjour Helène
      Concernant l’arthrose et l’arthrite, je connais des personnes qui ont vu ces soucis totalement disparaitre avec… l’arrêt total du Gluten !
      C’est compliqué, entre le lait, le gluten etc… mais j’ai vraiment entendu bcp de bien sur ce type de maladies justement, après l’arret du gluten 😉 une piste que tu avais explorée ?

      1. Bonjour Elise, non je n’ai pas essayé l’arrêt du gluten. C’est déjà compliqué avec le sucre raffiné, le lait, alors avec le gluten j’ai un peu peur de ne pas y arriver.
        J’essaye un aliment à la fois, et j’attend le résultat.
        Mais que ce soit pour le sucre ou le lait, je diminue fortement, mais je n’ai pas arrêté complètement. Je suis trop gourmande pour arrêter complètement le sucre, mais diminuer à 95% a déjà des effets très positifs !
        J’ai diminué de façon très importantes ma consommation de pain blanc, et cela a aussi des effets positifs sur ma digestion.
        Bref, je suis plutôt tenante de restreindre très fortement certains aliments, mais de laisser une soupape de temps en temps. Pour ma santé mentale et celle de ma famille :-)

        1. je comprend tout à fait ! j’ai testé par curiosité, le sans gluten, j’ai eu un choc et bcp de mal.
          Mais pour les personnes dont je te parlais, c’était la seule chose qu’elles avaient changé dans l’alimentation (donc ouf ! parceque oui si tu rajoute le lait, le sucre le… tu vis plus 😉 )

  13. Bonjour,
    Que de témoignages, merci Elise d’avoir fait ce retour !
    Je me permets d’apporter préciser une précision en tant que naturopathe, je confirme qu’il y a énormément de personnes intolérantes aux laits animaux. Mais il existe un test (fiable à 70 % seul, et à 100 % en faisant d’autres analyses en même temps, du zinc notamment), c’est le dosage des IgG mais ça nécessite de faire une prise de sang, ce qui n’est pas idéal pour les tout-petits. En même temps, comme ça, vous êtes fixés rapidement sur les possibles intolérances. Oui, la santé vient du ventre…

      1. D’après ce que me disait le pédiatre, le test des IGG par prise de sang ne révèle que les « vraies » allergie, et pas les intolérances, qui sont beaucoup plus fréquentes.
        J’avais fait la prise de sang, et cela n’a rien révélé, alors que l’intolérance est maintenant avérée.
        L’allergologue a testé juste en posant une goutte de lait (vache et chèvre) sur la peau. D’abord à l’air libre, puis sous une capsule, pendant 48h. En cas d’allergie, la peau réagit. En cas d’intolérance, non.

        1. Notre allergologue nous a récemment expliqué (sept 2016) que ce sont belle et bien des allergies, appelées enteropathies, mais qui ne sont pas encore détectées avec les méthodes actuelles, faute de connaissances suffisantes sur ces nouvelles allergies. Le récit des parents et éviction est la seule solution pour le moment. Elle était en colère contre ses collègues du milieu médical qui, pendant une semaine où j’étais à l’hôpital avec mon petit bout de 5 mois, et évoquait l’allergie, on m’a forcé à lui donner des biberons (qu’il a refusé, une chance pour lui) et on m’a servi des laitages sur mes plateaux repas. On m’a aussi dit que je n’avais plus de lait, et devant mes seins qui coulaient après la tétée, que mon lait n’était plus nourrissant. Je travaillait pour l’OMS, en nutrition et expliquait alors les recommandations sur l’allaitement, avec pour réponse du personnel médical: ce sont des recommandations pour les pays pauvres! Résultats des enfants qui souffrent et un des taux d’allaitement les plus bas au monde. Mon fils a 15 mois et est transformé sans les produits laitiers et recommence à pleurer/ne pas dormir à chaque écart

          1. bienvenue au club malheureusement
            je n’ai pas osé la réintroduction ici pour le moment, après 15 mois de souffrance, je laisse son corps au repos. Ton allergologue a t-elle evoqué avec vous cette possibilité dans un futur ?

  14. Bonjour !

    Merci pour cet article qui, j’ai l’impression, nous touche toutes !
    Mon petit de 16 mois 1/2 a souffert de RGO (que je soupçonne un peu encore) ainsi qu’otites et rhumes à répétition, et réveils nocturnes.
    Son osteo m’a bcp parlé De la possibilité d’une IPLV mais je me sens perdue de la façon à adapter l’alimentation de mon petit garçon (il a encore 2 biberons dans la journée). Sans parler des laitages donnés à la crèche…
    Quelle est l’alimentation de votre petit bout du coup ?

    Merci encore ! Et j’adore tout ce que vous faites au tricot 😉

    Bonne journée,
    Héloïse

    1. pour les collectivités, c’est compliqué : les mentalités sont dures à changer, et ils refusent de supprimer le lait de vache sans un document officiel du médecin, prouvant un cas médical avéré.
      ici on lui donne une alimentation variée : purée d’oléagineux dans le porridge du matin (flocons d’avoir, lait de riz, d’amande, purée de noisette, d’amande, lait de soja parfois, lait de coco ou quinoa, on varie, et je rajoute parfois des graines de lin moulues, ou graines de chia). Parfois c’est juste une tartine (de pain intégral bio, ou pain complet bio) avec un mélange purée amande noisette et miel tartiné.

      Si c’est le calcium qui t’inquiète tu as des lites comme ici par exemple http://www.lasantedanslassiette.com/au-menu/articles/calcium-dans-les-vegetaux.html
      ou la
      http://www.terrevivante.org/101-du-calcium-dans-les-vegetaux.htm
      ou la
      http://images.google.fr/imgres?imgurl=http%3A%2F%2Fwww.informaction.info%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Fcal.png&imgrefurl=http%3A%2F%2Fwww.informaction.info%2Fiframe-10-sources-de-calcium-vegetal&h=1376&w=1451&tbnid=v-F4kZJzL4h7iM%3A&docid=QVoETiG7rVnI9M&ei=BJUHV6veH4a5sQHqmqzoCA&tbm=isch&iact=rc&uact=3&dur=341&page=1&start=0&ndsp=26&ved=0ahUKEwir8NCM9_7LAhWGXCwKHWoNC40QMwgdKAAwAA

      j’ai aussi acheté un super livre avec plein de recettes équilibrées : Bébé Veggie

    2. Pour les biberons, il existe un « lait » en poudre spécial nourrissons IPLV. En pharmacie sur ordonnance, remboursé de façon à ce qu’il ne revienne pas plus cher qu’un autre. Du coup, le fer, le calcium, tout ça n’est pas problématique. Le pédiatre m’avait fortement déconseillé de passer entièrement aux laits végétaux pour éviter les carences. C’est un lait de vache ds lequel les protéines sont « pré découpées  » pour permettre la digestion. Bon, ça a l’air vraiment mauvais et les selles sont affectées (odeur + consistance, je ne vous fait pas de dessin) mais ma fille ne fait pas d’histoire. Elle est juste propre depuis son premier anniversaire, ça doit pas être top pour elle non plus.

  15. Comme je te comprends ! Ici aussi ça a été très compliqué pour les nuits et qu’est-ce que j’en ai entendu… C’était la numéro 2, notre aînée était un bébé qui dormait super bien (et elle est restée une grosse dormeuse) et ça n’a pas empêché qu’on me fasse comprendre que c’était de ma faute – forcément, j’avais tout faux, j’étais angoissée et mon bébé le sentait, et puis j’avais qu’à pas travailler, ou alors je culpabilisais de travailler, « je me faisais mener par le bout du nez », etc. Pour certains médecins/certaines personnes, s’ils comprennent pas, c’est la faute de la mère (comme c’est facile…).
    A force de chercher, on a fini par trouver d’où ça venait… elle avait deux ans. C’était aussi une solution que j’avais tenté sans y croire (pour elle, la cause des réveils était effet secondaire des adjuvants d’un vaccin dans son cas) et elle a retrouvé un sommeil normal. Et après tout ça, j’ai quand même trouvé quelqu’un pour me dire que la fin de ces problèmes de sommeil, c’était parce que moi j’étais rassurée par le médicament homéopathique que je lui avais donné (un effet placébo via la mère en quelque sorte).

    Tu as bien fait de chercher, de t’écouter, d’écouter ton petit bonhomme… et ce n’était pas facile à trouver alors ne t’en veux pas d’avoir mis le temps.
    Savoure bien tes nuits (le manque de sommeil, je sais trop bien ce que c’est). Et tu as raison d’en parler – quand on est parent et qu’on cherche des pistes, ce genre de témoignage est précieux. :)

    1. deux ans, chapeau pour avoir tenu, c’est long et ca touche en profondeur : la fatigue est un ennemi terrible
      ca a du etre comme chercher une aiguille dans une botte de foin de trouver cette cause ! C’est pas un médecin qui va te mettre sur cette piste c’est sur !
      Moi je soupçonne qu’on a pas trouvé toutes les substance pour mon fils quand meme, j’ai l’impression qu’il y en a une qui le dérange. Mais comment trouver…. mystère !

      1. Bonjour Élise, je suis en train de lire attentivement ce forum dont le sujet m’intéresse beaucoup. Je suis médecin généraliste en campagne, ma patientèle est essentiellement constituée de mamans et jeunes enfants et je suis bien sûr confrontée quotidiennement à tous les questionnements que je vois décrits sur cette page. Je suis sortie de la fac de médecine il y a 10 ans et si je l’avoue, nous n’avons eu aucune formation institutionnelle sur ce sujet, je ressens bien dans la pratique qu’il y a un monde inconnu encore à explorer pour ce qui concerne les sujets alimentaires en général. J’essaie d’adapter progressivement ma pratique à mon expérience de soignante mais le chemin est difficile et les preuves scientifiques (je dis bien scientifiques et non expérimentales) sont longues à arriver (je n’ignore pas que certains lobbys de l’industrie agro alimentaires ne sont sans doute pas très pressés que ce soit le cas) . Alors il m’arrive de conseiller à des familles d’essayer la suppression du lait dans l’alimentation , d’essayer de supprimer ou au moins de limiter le gluten dans d’autres cas, j’essaie en tout cas de réfléchir et de m’interroger d’avant chaque nouvelle situation, devant chaque souffrance , car chaque situation est particulière. Mes 3 associés sont dans la même ligne de conduite que moi.
        Je ressens donc beaucoup de peine à la lecture de mots comme « ces fichus médecins » et « c’est pas un médecin qui va te mettre sur la piste » car même parmi « l’horrible » monde des médecins, chaque cas est particulier, et faire des généralités est justement ce qui conduit à à émettre des dogmes qui seront un jour difficile à abattre. Il me semble que c’est ce qui est dénoncé ici, non??

        1. Si seulement j’avais croisé ce type de personnel, quand, au fond du trou, j’étais à deux doigts de me faire volontairement interner dans un hopital psy, on me disait encore que c’était « normal » que c’était lié à mes angoisses … oui, en effet, j’ai de la rancœur.
          Oui, ca doit etre blessant pour toi de lire des mots durs envers le corps médical, mais j’ai cumulé des expériences traumatisantes avec eux, depuis plusieurs années, donc mon avis est forcément teinté d’amertume.

          je trouve ca super que tu prennes le temps de mettre à jour tes connaissances, pour tes patients. Mais sache que tu es une denrée rare 😉 qui j’espère le sera de moins en moins !

        2. quand aux pistes scientifiques, j’ai justement discuté cette semaine avec un chercheur en biologie qui me disait que les dernières « tendances » dans la recherche, sur la piste des intolérances alimentaires, comme le PLV par exemple, pointerait du doigt les perturbateurs endocriniens. Encore eux…
          Je pense que la recherche avance moins vite sur ce sujet car, qu’y a -t-il à vendre à la clef ? Pas grand chose, en tout cas, plus d’inhibiteur de la pompe à photon, plus d’opérations, plus de gaviscon, plus de maalox… Et surtout, faire du tort aux producteurs. Donc, au final, je doute que ce type de recherche soit fortement financé. Après, je peux me tromper, je ne suis pas chercheuse moi même.

        3. d’autres recherches aux USA montrent qu’un usage à long terme des produits comme le pantoprazole provoquent une sénilité précoce (entre autre). Ce serait bien que les médecins le disent à leurs patients, puisque aujourd’hui c’est démontré. Pourtant, on en donne encore trop souvent aux bébés / enfants.
          Je suis encore navrée que tu te sentes visée personnellement, quand visiblement, tu prends le temps de savoir ce que tes ordonnances impliquent sur le long terme, et tu te préoccupes de la cause. Je déplore vraiment que vous ne soyez pas plus nombreux dans ce cas ! tu travailles ou ? 😉 Campagne, je doute que ce soit proche de Paris ? :)

  16. Je compatis, ayant eu un bèbé très allergique, souffrant d’eczéma épouvantable et pas de sommeil profond pendant un an. Allergies alimentaires graves. Depuis ma belle plante pousse sans soucis et est en bonne santé. J’ai enlevé les produits laitiers et le gluten du petit frère également suite à un diagnostic d’autisme. Le lait joue sur le contact visuel pour les enfants autistes, d’après des chercheurs américains. La France rechigne toujours parce que c’est un gros producteur laitier, et pourtant il y en a à la pelle, des études qui montrent que le lait de vache n’est pas fait pour la consommation humaine. Je suis ravie pour toi que tu puisses enfin dormir, et surtout que ton petit homme ne souffre plus. Je sais qu’un médecin américain a écrit un livre passionnant sur les troubles de l’enfance qui sont liés à des intolérances alimentaires, il faudrait que je retrouve la référence. Quant aux collectivités, l’idéal est de trouver un bon médecin qui te fera un papier officiel pour que tu sois tranquille. Bon courage pour la suite.

  17. Bonjour Elise,

    Comment te dire ? ton témoignage ne m’étonne pas du tout….
    déjà, dans les années 80, j’avais un collègue dont le petit était allergique aux protéines de lait de vache. A l’époque, c’était une vraie galère de se procurer un lait compatible (à base de soja), uniquement disponible auprès des pharmacies des hôpitaux de Paris.
    Je le voyais courir régulièrement à la recherche de ce précieux lait seul toléré par son petit garçon…
    Alors quand, après plusieurs années de tentatives infructueuses, j’ai enfin pu être enceinte et, surtout, aller au bout de ma grossesse, je me suis dit que je n’allais pas risquer quoi que ce soit avec ma fille, et j’ai choisi de la nourrir au sein.
    Ca n’a pas été facile au début, mais en voyant autour de moi de jeunes maman-biberon qui galéraient avec leurs petits « qui ne faisaient pas leurs nuits », et qui, régulièrement, étaient pris des fameuses « coliques du nourrisson » (tellement passées dans les moeurs que les pédiatres les déclaraient « normales car à cet âge, leur estomac n’est pas encore mature »), je me suis trouvée bien heureuse d’avoir persisté dans mon choix !
    Alors oui, c’est vrai que ne pas nourrir son bébé au lait de vache, c’est bien, mais je pense vraiment que sensibiliser les futures maman au fait que le lait maternel est le meilleur pour leur petit (et quoi de plus logique, au fond ?), c’est bien aussi.

    Je dois ajouter que ma fille n’est pas intolérante aux PLV : l’allaiter pendant les 3 premiers mois lui a simplement permis de laisser le temps à son estomac de « mûrir » avant d’aborder d’autres types d’aliments, qu’elle tolère très bien.

    Autre remarque : lorsque j’allaitais, j’avais tellement de lait que le pédiatre m’avait proposé d’en donner aux Lactarium de Paris. ce lait était destiné aux petits prématurés « qui ne toléraient pas les PLV »…ah ? tiens ?
    Cela veut bien dire que les pédiatres connaissaient déjà ce problème d’intolérance dans les années 80, donc !

    1. oui, dans les années 80 probablement dejà ! Ma mère (qui m’a allaité) fabriquait des bouillies pour moi maison, car je ne supportais pas le lait de vache enfant. Dans les années 80 justement.

      Par contre, tu vois, mon fils a été allait& exclusivement (zero lait artificiel), et ça jusqu’à aujourd’hui 16 mois (une seule tétée par jour, mais il ét

    2. il était allaité « à la demande » pendant 14 mois.
      Et ca n’a pas empéché le problème… puisque le lait de vache, il passait par mon lait jusqu’à lui…

    3. donc, en fait, la seule solution, en allaitement, comme chez nous, c’est que la mère arrête elle aussi tout lait de vache, beurre, crème, fromage.
      En biberon « sans lactose » à la limite, c’est plus tranquille, la mère n’est pas privée 😉

      1. :-)

        Pas de soucis pour le message morcelé.

        Sur le fait que la maman doit aussi veiller à une alimentation sans PLV, c’est vrai que j’ai oublié de te dire que j’ai eu de très bons conseils de la part de la sage-femme qui m’avait suivie avant et après ma grossesse : comme j’ai un terrain très allergique, elle m’avait bien évidemment prévenue de prendre quelques précautions.

        Pendant ma grossesse comme pendant mon allaitement, pas de laitages, oui….moi qui aimais le fromage, j’ai été un peu frustrée, mais comme cela allait aussi avec l’indication d’une forte diminution du sel (j’ai de l’hypertension, et il fallait à tout pris éviter l’éclampsie), c’était logique.

        Quant au lait, il ne m’a pas manqué : le seul moment où j’en consommais avant, c’était un nuage dans le thé du matin.

        Le fait que tout passe dans le lait maternel a aussi ses avantages : la sage-femme m’avait recommandé de prendre une tisane « fleur d’oranger/camomille » (calmante) avant la tétée du soir, car, selon elle, ces éléments favorables à l’endormissement étaient ainsi transmis à ma fille.

        Je ne sais pas si c’est la tisane ou l’absence de PLV ou les deux, mais ma petite Louise dormait vraiment très très bien la nuit.

        Par contre, le jour, c’était une vraie boule d’énergie (à part une courte sieste en début d’après-midi) ! :-)

        Un rythme diurne pas toujours facile à comprendre pour une jeune maman à qui on avait dit que « les bébés, au début, c’est comme les chats : ils dorment, ils mangent, et c’est tout ». Dès le début, elle a pris un rythme atypique : longues nuits, seulement 5 tétées et 2 siestes par jour, puis, au bout de 5 mois, une seule sieste l’après-midi.

        Je ne sais pas la part de l’absence de PLV dans tout ça, mais mon fils, né 5 ans plus tard (en 1993), a eu exactement le même rythme, à ceci près que sa sieste de l’après-midi était plus longue.

        Je n’ai bien sûr aucune autorité en la matière, mais je me dis qu’il est bien dommage que je ne sois pas tombée sur tes messages de détresse il y a 2 ans….je suis certaine que cela aurait tilté dans ma tête, et que je me serais permis de te suggérer de tenter l’arrêt du lait de vache.

        J’ai une vraie révolte face à l’attitude des professionnels de santé, des conseils « psychologisants/culpabilisants » des médecins lorsqu’ils ne trouvent pas de solution, et de l’approche strictement allopathique de ce genre de problème !

        Tout ce que je te souhaite, c’est que ton petit garçon puisse continuer à bien se porter maintenant que tu as trouvé la solution, et que tu puisses te remettre de ces 2 années épuisantes tant physiquement que moralement.

        Tu as été très courageuse.

        Bravo

        1. je n’avais pas entendu parler de l’éviction pendant la grossesse !! ca m’aurait semblé etre interessant pourtant, car le papa étant dejà totalement intolérant, peut etre que j’aurais évité enceinte ? Bon, le passé est fait.
          en tout cas oui, je conserve moi aussi une certaine amertume sur ce discours culpabilisant dès que ça dépasse leurs compétences. Au lieu de tout simplement admettre « je ne sais pas tout, ceci me dépasse ».

          je crois qu’au final j’ai le meme « modèle que toi » maintenant qu’il fait ses nuits, il ne fait plus qu’une courte sieste en milieu de journée, très courte, et c’est tout. Ta fille est restée une « petite dormeuse » ? ou ca a évolué ?

          1. Ma fille est restée une petite dormeuse, y compris à son entrée à l’école, au point que cela gênait pas mal les maîtresses de maternelle, lors de la traditionnelle sieste…

            Comme j’étais maman au foyer, on m’a gentiment demandé de la garder à la maison en début d’après-midi et de ne la ramener qu’à 14h30….

            J’ai accepté, car je pensais qu’elle serait mieux à la maison plutôt qu’en « sieste forcée » pendant l’après-midi.

            Maintenant, elle a 28 ans ….hé bien c’est toujours une « petite dormeuse » :)

  18. Bravo pour ton article SUPER interessant…..
    Bien triste de le lire QUE mnt….ca m aurait peut etre aidée comme toi !
    Il a 31 ans mnt mais qu est ce qu on en a eu des nuits blanches aussi… jusqu a ses 18 mois.
    Je t embrasse bien fort et te souhaite un repos bien mérité 😉

  19. Bonjour Elise,
    Dans ton message de bébé pleureur j’avais déjà pu te faire part de mes soucis avec mon Loup… ET oui il était intolérant aux PLV… mais comment trier dans la masse d’infos que les gens te déversent? Qui croire? J’ai vécu ce périple .
    Pas si long en fait car mon médecin traitant (avec sa consoeur) a , elle aussi, évoqué tout ce que tu as cité. Puis me voyant désemparée, à la limite de secouer ce bébé qui me cassait les tympans, me dévastait mes nuits et nous isolait, m’a dit  » je vais à la pharmacie, tu restes au calme avec ton bonhomme (dans les bras de ladite consoeur 😉 ) et je vais tenter un truc si tu me donnes carte blanche ». Elle est revenue avec un lait sans PLV et anti-RGO (épaissi à la carouble). Certes ça m’a couté 15€ par jour de lait mais ça m’a donné des nuits, un bébé épuisé qui a dormi du sommeil réparateur enfin!
    Un pédiatre-allergo a ensuite suivi mon ange et a lancé la réintroduction au bout de 6 mois. je ne me rappelle plus du protocole mais le principe était : le produit contenant le moins de PLV d’abord, en petite quantité et une observation chez le doc sous toutes les coutures… puis produits n° 2 …
    En fait aujourd’hui il ne boit du lait que occaisonnellement, consomme des laitages et du fromage, y prend beaucoup de plaisir. Cependant, ces PLV sont surement responsables de sa peau atopique… mais il vit très bien avec, adore les massages au dexéryl. Si son eczéma venait à s’aggraver je sais que j’éliminerais probablement les PLV de son alimentation dans un premier temps… nous n’en sommes pas là!
    En tout cas l’intolérance aux PLV n’est pas une fatalité (et selon l’allergologue il s’agirait surtout d’un phénomène du jeune enfant, rares sont les adultes touchés ). Bon courage!

  20. Bonjour,

    Je me manifeste rarement sur les blogs que je lis, mais Merci pour ce témoignage Élise, et pour tous ces commentaires. Ils me permettent de voir ma situation sous un nouvel angle.

    Bon repos

  21. Hello Élise, je réagis un peu tard à ton post.
    Juste pour te dire que je suis super contente que tu aies trouvé comment vous en sortir avec ces insomnies. En effet, il y a aussi beaucoup de cas autour de moi d’IPLV mais ce sont des enfants avec excema, otites à répétition. Bref le « mal » est plus visible et plus connu du corps médical. Il y en a tellement qu’à chaque fois que mon fils va mal, se reveille la nuit en hurlant, je crains que ça soit son cas.

    Alors que les insomnies… je n’ai que d’admiration pour ton courage et ta persévérance !

    1. Je te souhaite vivement de trouver la paix la nuit prochainement. Pour avoir creusé ce sujet sans relâche pendant plus d’un an, il n’y a pas deux histoires identiques, chaque enfant / mère a un rapport au sommeil unique. Bon courage :)

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