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Féminité

Je m’interesse depuis quelques années au mystère de la féminité… Sans jamais vraiment le comprendre. Ma mère n’était pas une femme féminine, c’était une maman avant tout. Point de maquillage, de belles robes par chez nous. Et puis j’ai fait de l’informatique 10 ans. Et je n’avais pas du tout envie de mettre au monde un enfant…
Et puis il y a eu le tricot, et j’ai vite vu en m’interessant aux formes de mon corps pour couper les patrons de couture ou pour tricoter, que je ne pouvais pas le nier, ce corps de femme. Et que je devais le mettre en valeur.
En quittant le monde masculin des ordinateurs, et en m’entourant de plus en plus de femmes tricoteuses et couseuses, j’ai découvert l’importance d’une communauté de femmes. Puis en animant des tricot thès à charenton, entre femmes, où le tricot n’est qu’une excuse pour parler entre nous de la vie.
Et puis, subitement, la féminité est devenue de plus en plus concrête pour moi : Je voulais enfin enfanter. Je me sentais chaque jour un peu plus prete, un peu plus effrayée aussi.
Et puis, la vie est bousculée… On lit le test de pharmacie, et on voit un « + » apparaitre… Et on fond en larmes, devant ce qui va arriver enfin !
Les semaines passent, et la vie change déjà : la tête revisite le passé, l’enfance, et se rend compte de que qu’elle y a aimé et aimerait transmettre, et ce qui lui a manqué, et qu’elle veut apporter à son futur enfant.

Regretter que Maman ne soit plus de ce monde pour partager cette expérience avec elle, pour l’entendre parler de ses grossesses, pour se transmettre entre femmes d’une famille la vie. Penser à elle encore plus qu’avant.

J’ai lu de plus en plus d’ouvrages sur la femme, son corps, sa puissance, et la beauté de mettre au monde, comme des milliers d’autres femmes avant moi. Lire qu’on peut avoir confiance en son corps, qu’il va effectuer une chose miraculeuse, en créant la vie.

Voir son petit ventre grandir, pousser, et observer son nouveau corps de femme, avec plus de courbes encore qu’avant…
Commencer à lui parler, en cachette, un peu honteusement car rien ne se voit encore dehors, et lui raconter sa journée, lui dire qu’on l’aime déjà, en le caressant doucement. Regarder autrement le monde, et vouloir lui en parler, lui raconter comment il est.

Et puis, découvrir un matin que ton coeur a arrété de battre depuis 3 semaines déjà… Et s’effondrer… Le monde n’existe plus, la vie n’a plus de sens. S’interroger sur la mort. Se demander où tu es partit. Se rapeller qu’il y a quelques jours, on a fait un cauchemard où tu partais, et réaliser qu’au fond de soi, on le savait déjà, mais on ne l’avait pas compris…

Aller aux urgences, pour gérer la partie physique, alors que la tête et le coeur ne fonctionnent plus. Et tomber sur un médecin froid, distant, et peu impliqué. C’est tellement « banal » ce qui m’arrive, pourquoi y mettre de la douceur, pourquoi essayer de comprendre la patiente en larmes ?
Se faire conseiller, faire confiance à la médecine, et rentrer à la maison avec un traitement pour évacuer petit tétard…

Vivre 12 heures de travail, de contractions horribles. Perdre connaissance. Vomir. Ne plus tenir debout. Et maudire le médecin qui ne vous a pas aidé pour la douleur car vous savez ce qu’il va se passer : vous allez devoir accoucher seule, dans la douleur, d’un tetard mort.

Perdre le contrôle de son corps, l’abandonner aux contractions chimiques, à la médecine, à la douleur, perdre le droit à l’humanité, à la dignité.

Se livrer totalement à son homme pour les soins du quotidien, ne plus arriver à manger, ne plus avoir envie de vivre dans la douleur physique. Tout tenter pour faire partir la douleur, sans succès.

Puis décider d’écouter son corps, et de tout arréter. De ne pas continuer le traitement, par peur de préférer mourir.

Aller dormir 3h et se réveiller perdue. Sentir le tetard enfin partir de son corps, savoir qu’on lui dit au revoir, et tirer la chasse : quel geste horrible !

Et puis ne pas trouver le sommeil, toujours pas. Se sentir fragile, traumatisée, avoir l’impression de regresser en enfance, accepter qu’on ne peut plus avoir la même énergie qu’avant. Fondre en larme en essayant de parler à une secrétaire téléphonique parcequ’on n’arrive plus à gérer.

Trouver une docteur douce et gentille, grace au réseau de ses amies, grace aux réseaux sociaux, et découvrir que les amies de tricot peuvent devenir d’un soutient immense dans la vie, quand elle est douloureuse. Etre profondément touchée par cette présence autour de moi, à distance. Et enfin apprendre la bonne nouvelle : tout va bien, le corps est netoyé, il n’y a plus qu’à se reposer.

Découvrir dans la glace un nouveau visage, marqué, fatigué, qui vient d’accoucher la mort, dans la douleur.
Et étrangement, trouver la vie plus belle à présent que la mort est partie. Découvrir le plaisir des conversations simples avec les inconnus et les amis. Avoir envie de prendre soin de soi… Avoir envie de se dorlotter. Se demander quand le corps n’aura plus mal, quand les abdominaux, les intestins, le système féminin et tous les organes vont arrêter de hurler leur traumatisme après 12H de travail.

Décider qu’on veut être une femme. Qu’on est une belle femme. Qu’on n’a pas honte. Changer de coiffure, s’habiller féminin,se maquiller un peu, et s’aimer… Comme on est. Et commencer à se reconstruire.

Il ne me reste plus qu’à retrouver l’envie de manger. Le plus dur est derrière nous.

Ce « petit » billet a été écrit dans un but thérapeutique.



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74 réflexions sur “ Féminité ”

  1. Cette coiffure te va très bien, très douce.
    Revenir a l’essentiel, s’écouter, se faire confiance après l’horreur car désormais tu sais qu’eut peux tout surmonter, que la prochaine étape sera entièrement décidée par toi avec moins de question moins médicalisé toi seule saura écouter ton corps. Je me dis des fois que dans ces cas là on accouche de soi même, d’un nouveau soi plutôt que d’un enfant. Ca ira…

  2. Cette photo est belle Elise, tu y es magnifique, paisible malgré les difficultés que la vie a mis sur ton chemin, tes désirs.

    Ce que tu écris et juste et me touche beaucoup, et qui résonnent, fort. Il y a les épreuves de la vie dont je ne voudrais pas qu’elles arrivent à ceux que j’aime et respectent, même lorsque c’est, de loin, par le net et les rencontres furtives mais sincères.

    Je te souhaite de continuer à être si bien entourée et que dans les mois qui viennent, tes projets se concrétisent.
    Affectueuses pensées.

  3. laisser le temps faire son oeuvre, vivre chaque jour pleinement, profiter de chaque rayon de soleil, s’appuyer sur ses amis, oser pleurer, et un jour miracle, le soleil brille à nouveau, et même si la cicatrice est encore là, une nouvelle vie commence,

    parole d’une maman de tribu, quatre enfants et deux anges

  4. Je suis aussi, comme tant d’entre nous, mais nous osons si rarement en parler, passée par une telle épreuve. J’ai connu ce bloc de douleur qui engloutit. Et ces vagues de souffrances qui laissent sans force pendant des jours et des jours. Tu n’oublieras jamais, mais la vie est forte, elle continue, et elle sait aussi être belle. Tu as du courage. Je t’envoie plein de bulles de tendresse.

  5. Salut Élise, on ne se connaît pas vraiment, uniquement par copines cousette interposées (Aditi, Anne-Anadiaz). On s’est d’ailleurs croisée à un salon. Tu étais avec Aditi et moi, avec ma mère et ma sœur. Ton message m’a beaucoup touchée. Je n’ai pas vécu la même exactement chose que toi, mais c’est similaire dans un sens. J’étais enceinte de mon deuxième bébé ( mon premier, Samson, est né juste après Ambre, et avant Mael). À la deuxième échographie, le médecin a détectée une malformation très grave, inopérable, avec des conséquences toutes aussi graves sur la vie du bébé. Avec l’équipe médicale, on a dévidé de mettre fin à la grossesse (comme 95% des parents dans notre cas). C’était début juillet, j’étais enceinte de 5 mois. C’est encore très dur. Ça fera partie de nous toute notre vie. Ça n’arrive pas qu’aux autres et il faut vivre avec. La vie est belle malgré tout. N’hésite pas à me contacter si tu le souhaites. On peut s’échanger des mails, se téléphoner ou se voir. Même si c’est pour parler d’autre chose.

  6. Touchée en plein coeur pour avoir vécu le même événement il y a 11 mois et maintenant entamer le 2d trimestre d’une nouvelle grossesse, j’ai mis beaucoup de temps à ne plus avoir peur de perdre à nouveau un petit être (et je crois que j’aurai un peu peur jusqu’à le tenir dans mes bras)

    Prends soin de toi, de vous c’est le meilleur chemin.

    Et pour accepter toutes les facettes de la féminité : « Femmes qui courent avec les loups » de Clarissa Pinkola Estes. Je le lis par épisodes quand j’ai besoin de retourner aux sources.

  7. Bonjour Elise,

    Je suis touchée que tu oses parler de ta fausse couche. Evénement oh combien fréquent chez les femmes, oh combien passé sous silence car considéré comme si fréquent, si bénin, si « banal », par les professionnels de la santé, par la famille, par les « gens ». Alors que ça nous déchire, ça nous boulverse, ça laisse des traces et ça nous change profondément et intensément.

    Bref, bravo à toi d’avoir pris la parole pour que cet événement qui t’a boulversé ne soit plus passé sous silence pour la majorité des femmes.

    Et prends soi de toi, surtout :)

    Christelle

  8. Oh, comme je suis bouleversée par ce que vous avez enduré et que je viens de lire. Oui, vivre avec force après de si pénibles instants, de si grandes douleurs morales et physiques, oui, il le faut.

    Les jeunes filles savent très tôt ce qu’est la douleur chaque mois pendant des années. J’avais dit à Maman au moment où j’ai été jeune fille pour la première fois que je ne voulais plus avoir mal comme ça toute ma vie chaque mois. Sans doute, très gênée, Maman m’avait dit « Tu dois accepter sinon tu ne pourras pas avoir d’enfant ». « Ah, ai-je dit, c’est vrai ? ». J’ai accepté et j’ai eu mal pendant des années chaque mois. J’ai eu quatre grossesses et trois enfants. je n’ai pas oublié celui que j’ai perdu. J’ai beaucoup pleuré, cela sauve de pleurer. Je n’avais plus Maman pour m’aider et pas trop d’amies…
    Courage à vous, je vous souhaite très fort d’être heureuse, un jour et dans pas longtemps, comme vous le souhaitez. Je vous embrasse. Toutes les femmes sont courageuses, sont belles, elles luttent toutes. Et vous le savez.
    Gabrielle

  9. J’ai eu envie de pleurer en lisant ton post car en achetant tes modèles et en essayant de les faire, tu es souvent avec moi et je suis donc triste pour toi. Je pense donc beaucoup à toi et je te souhaite que la prochaine fois, ton rêve se réalise. Bisous.

  10. que ton message est magnifique, et terriblement émouvant. Les mots sont difficiles à trouver après une telle émotion. La communauté des femmes est souvent formidable dans les moments de douleur. Lorsque nous nous retrouvons pour tricoter, coudre, ou patcher et lorsque nous nous sommes choisies, nous pouvons passer de si beaux moments de confiance !! C’est très très important. Alors appuie-toi sur ton réseau d’amies, pour passer ces moments si fortement émouvants et difficiles. Tu es magnifique sur la photo. Je te souhaite beaucoup de courage et de grands moments de bonheurs tout bientôt. Parole de mamy, !!!! la vie et le bonheur seront les plus forts.

  11. Je ne sais pas trop quoi dire mais partir sans laisser de mot, alors que ce que tu as écrit m’a beaucoup touchée ne me paraît pas la bonne solution non plus.
    Alors je te souhaite un doux chemin pour la suite…

  12. Ton billet est très émouvant et reflète une réalité qui est malheureusement « commune », on m’a d’ailleurs répondu la même chose quand cela m’est arrivé. ça n’en reste pas moins une épreuve très éprouvante, aussi bien sur le plan mental que sur le plan physique, car l’enfant a existé, son coeur battait, et tout d’un coup, il est partit, comme tu l’as décrit, d’un coup de chasse d’eau. Je pense que c’est un des point qui m’a le plus choqué, le laisser partir « comme ça », de cette façon si abjecte, si déshonorante pour le petit être qu’il était.
    Mais n’oublie pas que la vie reste toujours autour de toi, les personnes qui t’ont soutenue et qui t’entourent, et qu’il est possible que la vie rejaillisse! (je suis maintenant enceinte de plus de 4 mois, presque jour pour jour un an après la perte du précédent enfant). Tu vas de l’avant et c’est essentiel :)
    Beaucoup d’amour et de tendresse dans ta direction!!

  13. Difficile de te lire et de ne pas laisser un mot. Tu viens de vivre une nouvelle épreuve dans ta vie personnelle. Cette perte, cette douleur, de nombreuses femmes l’ont connu et la connaîtront mais pour chacune c’est un moment unique. De nos jours, tout va vite, les nouvelles se diffusent rapidement et nous zappons les douleurs parce qu’elles nous rappellent nos impuissances. Nous oublions avec les progrès médicaux combien la vie est fragile dès son commencement.
    Je suis heureuse que tu puisses t’exprimer et que tu es trouvée les bonnes personnes pour t’épauler.
    Ce changement tu le marques par une nouvelle coupe et son dynamisme prouve que tu es sur la voie vers ton authenticité. Tu te révèles et tu en es fière. Je le suis aussi de te côtoyer sur les réseaux.
    Bon week-end !

  14. ta nouvelle coupe te va à ravir, ce petit bonheur ainsi que ton entourage puisse t’il t’aider à te remettre… bon courage dans cette épreuve..

  15. j’ai vécu la même chose il y a 6 ans, depuis une belle Mariane est venue agrandir la famille. On n’oublie pas ce petit être, on reste avec l’immense impression d’un rendez-vous manqué, on y pense souvent mais en cachette, et vit avec des si….. en fait on apprend à vivre avec, on réapprend à rire et oui, on ne voit plus la vie pareil….
    Merci d’avoir partagé tes sentiments avec nous. si ce billet est thérapeutique pour toi, il l’est aussi pour moi.

    Repose toi et essaie d emanger quand même

    Bisous et reviens nous vite pour nous donner de tes nouvelles

  16. Coucou ma belle,
    Pas facile ce moment à passer!On ne l oublie jamais…..on vit avec!
    Tu dois rester positive…et aller de l avant.Pas évident ,mais il le faut.
    Un jour ou l autre,….peut-être dans longtemps….tu y repenseras.
    J ai passé dans des tristesses immenses(décès de 2 enfants nés+une fausse-couche),je pensais ne jamais …m en sortir.
    Après des années et des années….je revis ,mais n oublierai jamais.

    Tu as toute la vie devant toi….je te souhaite beaucoup de Bonheur pour ton avenir.
    Je voudrai tellement te serrer dans mes bras et t embrasser bien fort.
    Vis,et croque la vie à pleine dent ….
    Bisous bisous

  17. Ton récit me touche beaucoup car j’ai vécu également tout cela. Moi bon petit bout, les contractions je ne le savais pas a ce moment la sont arrivées alors que j’était au travail. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait.
    Ce qui m’a aidait a tenir c’est de me dire la machine fonctionne … Je pense toujours a lui malgré les années et le fait que je l’ai perdu a peu près au même moment de la grossesse.
    Aujourd’hui, 7 ans plus tard je suis l’heureuse maman de 3 garçons.
    Prends soin de toi, il faut un peu de temps mais on arrive a aller de l’avant. Et oui tu as bien raison les tricots copines sont vraiment formidables.
    Plein de Muxus.

  18. Ton message m’a mis les larmes aux yeux. Contente pour le bonheur qui se profilait encore puis pour cette douleur si familiere.
    Tu es belle, tu as raison de sourire à la vie car elle est belle malgré tous ces moments qui ne font que nous rappeler que nous sommes peu et qu’il faut saisir tous les bonheurs quels qu’ils soient.

  19. Quel bonheur de pouvoir écrire ses douleurs je pense que cela aide a mieux se comprendre
    Moi aussi je suis passée 2 fois par ces affres et la vie continue
    Tu n’es pas seule puisqu’un compagnon est près de toi partage tes sentiments il se sentira utile et cela renforce les liens
    Tu es jeune ,jolie,pleine de passion une prochaine grossesse te et vous comblera
    Je suis pleine d’amour pour toi en ce moment
    Je t’embrasse
    Eva

  20. On n’oublie jamais. On vit avec. Et la vie trouve toujours son chemin… Courage dans ces moments plus que difficiles…

  21. Je connais ta douleur. Je t’envoie plein d’ondes et te souhaite que ton corps, ton coeur et ta tete retrouvent aussi vite que possible leur equilibre.

  22. billet thérapeutique pour toi,
    billet intime et émouvant pour nous
    on n’a pas toujours besoin d’avoir vécu la même situation pour comprendre et reconnaitre la souffrance
    La souffrance, mais aussi le courage, l’espoir, la résignation qui est déjà un chemin vers la sérénité
    les épreuves sont proches à chacune mais elles nous construisent de la même manière vers la même soif de Vie, la même soif de Partage et d’Amour

    tu ne te souviens sans doute pas de moi, mais on s’est déjà rencontrées et on s’est parlé
    et ta photo de ce jour montre une femme là où j’avais croisé une jeune femme

    tu as en toi et autour de toi, toutes les ressources pour aller vers ce que tu souhaites. Le Temps va éclaircir ce qui aujourd’hui semble être si difficile à surmonter et fera son oeuvre et la Vie va de nouveau rejaillir

    tu peux compter sur moi si tu en ressens le besoin

    bises

    bises

  23. Repose toi bien, et surtout, ne perd pas courage.

    Je sai bien que cela est facile a dire mais pas a faire, mais crois moi tu y arrivera et en sortira plus forte.

    Dans mon ca, j’ai eu trois beau enfants après ma fausse-couche, donc, courage.

    Pour la coupe de cheveux je crois que tu as eu une bonne idée, cela va t’aider à traverser cette étape de ta vie, et en plus elle te va à ravir.

    De l’autre coté de l’océan je pense fort a toi.

    Bisous

    Julie

  24. Connais-tu la devise de Sarah Bernhardt ? « Quand même ». Ce ne pouvait être que la devise d’une femme, tu vois.

    Les larmes montent en lisant ton billet, mais sache que toutes celles qui te liront ont à coeur de soulager ce manque, de te soutenir et de t’encourager à continuer toute droite.

    Tu n’es pas toute seule, tu es très jolie, tu as du talent (ce blog le prouve), tu es courageuse (comme nous toutes), tu recommenceras et nous serons là pour te féliciter.

  25. Elise,
    un cher ami m’a appris ceci dans des moment qui m’ont ete difficile : la vie, c’est comme un ocean. Il peut etre calme ou houleux. Et quand la houle devient trop imporant, au lieu de lutter contre les vagues, epouse-les. Garde confiance, suis la pente vers le bas, et au creux de la vague, tu remonteras.

    On a appris a former son destin par le travail, par la volonte. Et parfois, on doit se rendre a l’evidence que la vie, elle fait de toi ce qu’elle veut. Et on l’aime quand même.

    Bon courage à toi, et aussi a ton homme.

  26. Toutes mes amitiés, Elise, après ce billet très émouvant. J’espère que 2014 sera une très bonne année pour toi. A bientôt;

  27. Ta sincérité me touche …. quel courage d’écrire tes émotions.
    Je n’aurais jamais osé, et c’est pourtant toi qui a raison.
    Tu es une belle personne, et je t’embrasse très fort,
    Virginie

  28. Courage ma belle, la joie revient, laisse la passer!
    J’ai eu le même problème et même si l’on n’oublie pas la sérénité revient et la vie reprend son cours.
    De très belles choses t’attendent crois moi…
    Je t’embrasse fort et te transmets toute ma force retrouvée.

  29. Je comprends très bien ta souffrance. Je trouve admirable que tu reprennes confiance en la vie 😉
    Je te souhaite déjà une très belle et riche année 2014 !
    Bises
    Tiphanie

  30. Billet très émouvant… j’en ai encore la gorge nouée… la photo est magnifique et au fond vive la vie ! L’épreuve est lourde, difficile et traumatisante. Le savoir aide mais même si je suis loin je vous envoie toute mon affection et une tonne de courage ! N’oubliez pas la vie est belle à votre image et que le plus beau reste à venir.
    Bien à vous,
    Carole L.

  31. Parler, écrire… dans le creux d’une oreille, à une amie autour d’un café, à un professionnel dans l’intimité de son cabinet, à des âmes attentives sur son blog à soi. Parler, écrire pour se soigner et avancer : une démarche salvatrice. Bon courage Elise.

  32. bonjour elise
    ton message m a touchée …tu as eu raison de mettre des mots sur tes maux …la parole permet d’exorciser la douleur ….mais la vie continue ….tu as de belles choses à vivre …dommage que tu n’aies pas trouvé une écoute médicale attentive pour t’accompagner dans ce cheminement inévitable …certains hommes ne peuvent pas comprendre ce qui se passe dans le corps et la tête d’une femme confrontée à ce qu’ils jugent comme banal…..non !ce n’est pas banal….c’est une femme qui souffre dans sa chair et dans sa tête …
    je te trouve très belle …et ne peux que te souhaiter de bonnes choses pour l avenir
    amitiès

  33. Emue, touchée, remuée par ton témoignage. Il y a 16 ans, j’ai vécu une grossesse extra utérine. Un séisme que l’entourage ne comprenait pas. Et puis 6 mois plus tard, une nouvelle grossesse. Au delà de la douleur, il y a l’espoir : le nid intact.
    Prends bien soin de toi Elise.
    Mille pensées positives de l’Ouest.

  34. Bonjour, je suis très touchée par ton article, il est vraiment bien écrit. Tu as une plume magnifique ! ça c’est pour la forme, pour le fond j’ai ressenti ce que tu as écrit dans mes tripes. J’ai accouché de la vie il y a un mois mais avant ça j’avais fait une fausse couche et je ressens et partage ta douleur… courage pour la suite, un jour tu tiendras un petit morceau de toi contre ton coeur et cette mauvaise expérience ne sera plus qu’un mauvais souvenir…
    Je t’embrasse et t’envoie plein d’énergie positive.
    Lucie

  35. Bravo pour cette belle leçon de courage .Apprécier la vie dans tous les petits bonheurs du quotidien et recommencer pour se sentir plus fort .amicalement

  36. Bonjour Elise…quel touchant témoignage qui me va droit au coeur et remue tant de choses enfouies en moi…Vécues pourtant il y si longtemps…20 ans…A l’époque, j’ai découvert que tant de femmes étaient concernées…Pourtant on n’en parle jamais…Encore maintenant…A l’époque je suis aussi tombée sur un médecin inhumain, voire incompétent…je croyais, j’espérais que depuis on avait fait quelques progrès…
    Prends soin de toi, dorlote-toi, prends le temps de parler, de pleurer, laisse ton corps et ton esprit se remettre doucement en place…Tu es sur la bonne voie…je t’envoie plein de courage et de pensées affectueuses…

  37. Touchée , émue aux larmes par tes mots…. les mots soignent, tu as eu raison d’écrire ce post…..
    Continues à te faire du bien, tu es une très belle femme Elise

  38. Merci pour ce témoignage Elise, si vrai et si touchant. Je crois aussi que certaines épreuves nous font finalement avancer, et apprécier encore plus profondément la vie. Bravo pour ton courage, et surtout prends bien soin de toi, prends le temps de te reconstruire tranquillement. Je t’envoie plein de courage, et de pensées positives. Laure

  39. Bonsoir Elise,
    que d’émotion ! je suis si profondément émue par tes mots….
    prends soin de toi , tu es sur la bonne voie, ton sens de la vie est plus fort que tout
    et l’avenir t’appartient
    Courage ma très chère Elise

  40. C’est bien dur tout ça…même dernière l’écran et même si on ne se connaît pas, je suis bien triste pour vous. J’espère que ce billet t’aura aidé et aidera celles qui passent par là. Et va manger maintenant !

  41. Ma pauvre bichette, c’est tellement difficile ce que tu as vécu……
    Je n’ai jamais eu à la vivre, mais malheureusement deux amies de mon entourage l’ont vécu et ne sont pas encore à l’abris.
    Quand j’attendais d’etre enceinte pour ma fille, 2ans 1/2 d’attente, je me disais que j’aimerais au moins une accroche et une fausse couche, juste histoire de me dire qu’un embryon pouvait s’accrocher.
    Aujourd’hui je me dis que je suis heureuse de ne jamais l’avoir vécu. Quand je vois mes amies si durement touchées, comme toi….
    Je te souhaite tout le meilleur pour la suite, car oui c’est le meilleur qui t’attend, il faut y croire.
    Des bisous.

  42. quel beau texte et quelle tragédie… je suis moi aussi passé par là et l’indifférence des médecins, horrible !! je te souhaite du courage et pleins de belles choses pour la suite !!

  43. bien sûr que c’est thérapeutique de mettre des mots sur ce que tu as traversé, pour pouvoir tourner la page. Pas pour oublier, bien sûr, mais se relever. Nous voilà à nouveau toutes ici, autour de toi, à t’épauler avec pour prétexte le tricot 😉 je t’embrasse et prends bien soin de toi et de ta féminité!

  44. Je te laisse timidement ces quelques mots en guise de soutien… On traverse parfois des tempêtes bien cruelles, mais le soleil ne tarde jamais à briller de nouveau… Courage dans cette épreuve, je t’embrasse.

  45. Bonjour Elise,
    nous ne nous sommes jamais rencontrées ‘en vrai’ et pour cause, je ne vis pas à paris, pourtant, je viens par ici régulièrement et, ce matin, en lisant ton billet j’ai été très touchée. Bouleversée aussi car ce que tu vis, je l’ai vécu il y a quelques mois, en juin. Je pourrais reprendre mot pour mot ce que tu as écrit car c’est exactement ce que j’ai vécu. je venais d’avoir 40 ans, c’était un peu pour moi, la dernière chance… D’autant que mon compagnon, père de deux ados, n’avait aucun désir d’enfant, tout le contraire même. Du coup, ce bel évènement inattendu signifiait tellement pour moi. Et… patatras, tout s’est écroûlé lors de l’échographie et cette phrase que j’entends encore sur le coeur qui ne bat pas, plus. Quant aux douleurs physiques, puis morales… j’étais en miettes. On se pose alors plein de questions sur soi, sur ce qui ne va pas, on se remet en question de fond en comble… Heureusement, mon médecin généraliste est adorable et m’a aidé autant que faire se peut dans cette épreuve.
    Et puis, en octobre, 4 mois plus tard, j’ai appris que j’étais à nouveau enceinte. Cela fait 13 semaines désormais et pour l’instant, le petit têtard se porte bien. Si l’angoisse est toujours présente, je peux sourire de nouveau, enfin, et me reconstruire avec l’aide de mon compagnon.
    J’ai finalement appris que rien n’était définitif, même si, sur le moment, on a cette impression que tout s’effondre et que plus rien n’a de saveur dans notre petit monde. Et aussi que les amis ainsi que le tricot étaient de formidables aides/thérapies.
    Merci pour ton billet. Je m’aperçois que les mois ont beau avoir passé et l’avenir être bien plus radieux, cette blessure est toujours présente et que le partage de cette terrible expérience (quasi impossible pour moi jusqu’à maintenant) est une thérapie sinon essentielle du moins importante.
    Bon courage et mes plus affectueuses pensées.

  46. Elise, voilà bien longtemps que nous ne nous sommes pas vues mais je viens toujours discrètement par ici pour lire des petites nouvelles et suivre ton aventure.
    Je suis bouleversée par ce que tu as écris. Surtout que je me rappelle très bien comment j’étais arrivée sur ton blog il y a 2 ans. Je venais de faire une FC et toi tu racontais la tienne. Tu m’as envoyé un très joli message qui m’a beaucoup aidé.
    Je suis tellement triste pour toi. Tu écris les choses sans pudeur, on se prend les mots de face mais finalement tu as raison, oui, tout ne se passe pas toujours comme prévu et la réalité et bien plus dure que ce que nous pouvons imaginer.
    Je t’embrasse, je te souhaite de trouver la paix intérieure pour qu’un nouveau petit vienne se loger au creux de toi.
    Tu es magnifique sur la dernière photo.

  47. Quelle terrible épreuve… Que la vie est dure et cruelle ! Elle donne et elle reprend sans crier gare. J’ai les larmes aux yeux de t’avoir lue, pour l’épreuve que tu vis, pour l’épreuve que j’ai vécu il y a maintenant 3 ans et demi. Après 2 ans et demi d’essais et de traitements, je suis tombée enceinte lors de ma 1ère FIV. Quelle chance, quel bonheur, quelle joie ! On était aux anges, enfin on y était arrivé. Et puis lors de notre visite pour la déclaration de grossesse, tout s’est écroulé. Son petit cœur s’était arrêté de battre. J’étais enceinte de 8 semaines. 3 jours après j’étais au bloc pour une aspiration. Et puis il faut se reconstruire. Ce n’est pas facile je l’avoue. Depuis j’ai eu 3 autres FIV et je ne suis toujours pas retombée enceinte. Mon dernier traitement aura lieu en début d’année. Et j’aurais 40 ans…
    En attendant, ta nouvelle coupe te vas très bien ! Fais-toi chouchouter, retrouvez-vous toi et ton chéri en partant en week-end. Et petit à petit vous remonterez la pente même si vous penserez à ce petit « tétard » souvent.
    Je t’envoie beaucoup de courage et tu as tout mon soutien.

  48. C’est « made with love » ma Belle … et l’avenir te donnera raison à toi et à ce corps qui veut enfanter.
    Je n’ai pas les mots pour adoucir ces instants mais juste ceux de l’avenir auquel je crois mordicus dans ce domaine.
    Amitiés

  49. Quelle émotion en lisant ces mots qui décrivent si bien ce que tu as vécu, et ce que tu vis en ce moment. C’est dans ces moments qu’il faut se recentrer sur soi, et accepter toute l’aide que ton entourage peut t’apporter. Accepte toute la bienveillance de tes proches, et l’empathie sincère de toutes ces inconnues qui te lisent et te suivent, ça t’aidera à aller de l’avant et, j’en suis sûre concrétiser ce rêve d’enfant dont tu parles. Courage, à te lire on mesure ta force intérieure, malgré la blessure.
    Nathalie

  50. Bonjour Elise, votre histoire m’a émue et m’a rappellé une autre histoire, celle de ma fille qui a fait 3 fausses couches avant d’avoir enfin une petite fille (qui aujourd’hui a 12 ans) mais une petite fille peu ordinaire: très très jolie, blonde aux yeux verts ou turquoises selon les jours ,d’une gentillesse extrême , a l’écoute des autres, ne parlant jamais pour ne rien dire : une perle, il y a quelque temps déja ma fille m’a dit: maman je comprends pourquoi j’ai fais ces fausses couches , c’est parce que c’était elle qui devait m’être destinée…….bien sur je ne vous souhaite pas d’autres épreuves de ce genre ,mais j’espère tout simplement que votre histoire connaitra le même déroulement….. Je vous embrasse et vous souhaite tout le bonheur du monde

  51. Je suis désolée que tu aies eu a vivre ce moment douloureux. Ça me choque que ton médecin ait eu si peu de compassion, qu’il n’ait pas pu t’aider mieux que ça…
    Presque toutes mes amies et belle-sœurs l’ont vécu aussi, c’est très fréquent malheureusement. Mais du coup le corps médical devrait être préparé a apporter du soutien aux femmes.
    Toutes ces femmes ont finalement eu des bébés en pleine santé alors j’espère que sera le cas pour toi aussi, quand et si tu le désires.
    (Personnellement pour avoir un suivi personnalisé, a l’écoute, et humain, j’ai choisi l’accompagnement global pour mes projets de grossesse et naissance et je ne peux que le recommander)
    Je te souhaite bonne chance et plein de force pour la suite du chemin…

  52. Bonjour Élise, je sais combien ces moments sont difficiles … Pour moi ça a été la perte de mon bébé de 5mois , il y a déjà 15ans , mais je l’aime comme s’il était encore là … Les mots que l’on peut dire dans ces moments de désarroi ne peuvent effacer le chagrin et la douleur lancinante dans notre cœur … Mais je suis bien d’accord avec toi les amies bricoleuses sont d’un grand réconfort , c’est grâce à ces moments de partages que j’ai pu remonter la pente comme on dit , se permettre de rire …encore… De vivre tout simplement … Après toutes ces années je me dis que je ne serais pas la personne que je suis sans ce drame …
    Ma filleule traverse exactement la même chose que toi , comme toi pendant trois semaine , elle a cru qu’il vivait encore et puis … J’essaie de la soutenir simplement , alors pour elle et pour toi je vous souhaite que pour l’année qui vienne la cigogne pense à vous … Affectueusement . Laurence.

  53. Que je suis triste pour toi, tes mots sont durs mais si justes….et je pense à toutes les femmes qui doivent connaitre ça….une amie vient de subir une 2eme aspiration, ça me remue pour elle…et pour toi. Pour ma part, une fc « spontanée », j’en avais parlé brièvement après que tu ais parlé de la tienne…9 mois après une petite graine a fait son nid, après une grossesse et un début de vie chaotiques, il va bien, c’est tout ce qui compte…

    J’espère que tu seras bien suivie médicalement pour la suite, que tout se passera au mieux….et que cette fois, 9 mois après la découverte du « + » tu tiendras un bébé en pleine forme dans les bras… la maternité c’est pour certaines femmes un parcours parfois long, parfois difficile ou semé d’embûches, mais au bout il y a une très belle rencontre….je te/vous souhaite qu’elle ait lieu le plus vite possible…(sans oublier votre petit passager qui a traversé votre vie brièvement…).

    Je pense à toi….prends soin de toi !

    PS : cette nouvelle coupe te va drôlement bien….

  54. Si tu savais comme je te comprends… Entre ma miss Ju et Choupinette, j’ai eu une FC à 12SA… les mots semblent tellement durs et étranges pour décrire la réalité de ce qui est vécu… Comme toi, j’avais beaucoup investi cette grossesse, l’annonce qu’elle était arrêtée a été un grand choc et la « partie physique » tellement douloureuse… Enfin, tu sais…
    J’ai juste envie de te dire que la vie va reprendre le dessus et de te souhaiter très fort que pour toi aussi, un joli bébé joufflu vienne après tout ça, et transformer ta vie encore plus, à tout jamais…
    Tu sais, c’est comme ça que j’ai tricoté mon premier pull. Je suis allée chercher la laine et j’ai tricoté, tricoté, comme si c’était une manière de construire quelque chose après ce deuil. J’ai écouté de la musique, pris du temps malgré le boulot… et quand le pull a été fini, j’ai découvert que j’étais enceinte. Et, en discutant avec une maman qui avait connu la même chose, on a fait connaissance, on est tombées enceinte en même temps, et maintenant que nos filles ont 6 ans, on est toujours amies.
    Cette réalité est tellement fréquente et tellement tue, et tellement ignorée par les médecins pour qui « c’est pas si grave » – mais entre femmes, on se sert les coudes, et c’est bien. ♥

    Plein plein de bonnes choses à toi… comme me l’avait écrit une amie à ce moment-là : bientôt, le printemps reviendra chez toi…

  55. Nous sommes si nombreuses à être passées par là, mais cela ne rend pas la réalité plus acceptable plus chacune d’entre nous. Chaque grossesse est unique, et chaque fausse-couche l’est aussi. Que le manque d’humanité de ce médecin ne te décourage pas, il n’a rien pas compris qu’il avait en face de lui une femme, et non un cas clinique banal.
    Tu es déjà si forte, demain tu auras une autre vie en toi. Garde ton sourire de Joconde, nous sommes là avec toi !
    Bisous

  56. Je vous comprends.
    Moi aussi j’ai accouché d’un enfant mort, à 9 mois de grossesse. Un petit garçon.

    Pendant des années, même après la naissance de ma fille, je pleurais chaque fois que je voyais un bébé.
    35 ans après, je pleure à chaque anniversaire.
    On ne se console jamais complètement, mais la vie est là, il faut bien avancer.
    Je vous envoie mes plus douces pensées.

  57. … Message validé par erreur… Je continue…
    Que d’autres femmes aient pu avoir une expérience similaire ne change rien à la tienne, à cette outrage intime, au deuil de cette épouvante. Gardes confiance en toi… Prends soin de toi, toujours… Encore…
    J’aimerais sourire avec toi…

  58. Juste avant que je n’entame la lecture de ton bouleversant récit, en aperçevant un peu la photo, je me disait que tu étais très belle, et que, tiens, tu avais quelque chose de changé ( sans parler de ta nouvelle coupe ), une beauté grave. La laine ne sert pas qu’à créer des vêtements, elle tisse et nouent aussi des liens très solides. Tu peux t’appuyer sur eux. Prends soin de toi.

  59. Et moi qui pestais (et je pèse mes mots) contre mon n°1 qui faisait ses devoirs ce matin juste avant de partir au collège puis contre n°2 ce soir parce qu’il avait « perdu » son manteau à l’école… Ca me parait bien dérisoire par rapport à ce que tu as vécu! J’espère que la douleur s’atténue de jour en jour et que la douceur va prendre le dessus. (Après tout, il n’y a qu’une lettre à changer) Prends bien soin de toi.

  60. Je confirme, que la vie est rude parfois … mais le meilleur est devant toi, devant vous (car ce ne sont pas des moments faciles non plus pour le papa), je te souhaite de douces fêtes Elise !

  61. Oh Elise, quelle douleur… Je l’ai vécue aussi… sans maman non plus, et puis tu sais qu’un bibou (de plus pour moi, j’ai de la chance!) est enfin arrivé en septembre, la vie reprend le dessus, mais c’est douloureux, long fatigant. Quelle épreuve.
    Je te souhaite des paillettes, des étoiles et de la magie pour ce Noël.

  62. C’est ma copine-thérapethe-tricot qui m’a fait lire ton billet. Tes mots, tes phrases résonnent en moi pour en être au même point que toi, tout le timing est identique, les réactions semblables. La coupe de cheveux en moins, mais il fait -22 chez moi alors j’attends le redoux peut-être. Je comprends tellement ta douleur, cette absence, cette perte alors même qu’on essaie de rester détachée pour se blinder. Bien mal placée pour te conseiller, je peux tout de même te dire que lire ta réaction m’apaise et m’encourage car je me vois normale désormais. Tu as dû entendre des tas de témoignages qui t’ont dit que ça arrive et qu’un jour tu auras un beau bébé, mais ça ne peut pas consoler la peine de cette fois-ci, c’est normal et c’est terriblement nécessaire de la sortir cette peine pour respirer calmement de nouveau. (et un jour recommencer à tricoter des ptits-tricots mini mais pas tout-de-suite). Beaucoup de courage et beaucoup de patience.

  63. belle Elise , je viens de te lire, les mots se bousculent, et ne trouvent as leur place, sache que la nature fait bien les choses donc cette épreuve aussi dure soit elle était une réponse de la biologie humaine, parfois les processus ne s’enclenchent pas bien, on ne sait pas pourquoi et c’est le chaos… ce que je déplore pour toi c’est ce manque de compréhension et de soutien de la part du personnel médical de prime abord, là ça me rend folle de rage. Heureusement que finalement tu as pu trouver des personnes compétentes et à l’écoute car c’est aussi très important. Je souhaite que tu te remettes de cette épreuve et que tu pourras très vite à nouveau porter la vie car oui c’est un beau cadeau ;-). Je pense fort à toi. Bises

  64. comme beaucoup, malgré mes nombreux passages je reste discrête. Mais comme d’autres aussi avant moi ont écrit, ton récit a les mots si juste, des mots que je n’ai pu poser lorsque ça m’est arrivé à 4mois1/2 de grossesse, après une écho qui nous donnait pleins d’espoir, où l’on croit que le plus dure est passé, et c’est le choc. Je ne suis pas venu raconter mon histoire mais juste de soutenir pendant cette épreuve, laisse sa place au chagrin, laisse sa place au deuil et garde toujours l’amour que tu as construis pendant ses quelques semaines dans ton coeur, il est là et il a le droit d’exister. Quand tu seras prêtes allume une lanterne chinoise et parle lui comme à ton enfant avant de la laisser partir dans le ciel. ça peut paraître banal, mais l’exercice est plus dure à faire qu’on ne le pense, cependant c’est une très bonne thérapie qui permet de dire juste au revoir et d’avancer sans pour autant oublier.
    Je t’envoie plein de bonnes énergies à toi et ton compagnon pour cette nouvelle année

  65. Bonjour Elise,

    Avec plusieurs mois de retard je lis ton billet. Je n’ai pas d’enfant, et je ne peux qu’imaginer ta douleur ,ta peur, ton désarroi et ta colère. Non la mort d’un enfant n’est pas « banale », et la douleur non plus. Oui tu es une femme courageuse et belle.
    Heureuse que tu aies pu trouver une docteur gentille et compréhensive.Prends soi de toi tu es la personne le plus importante du monde.

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