tim-5mois0011

Devenir mère, c’est douloureux

J’aurais rarement connu une expérience plus intense, douloureuse, angoissante et épuisante… Non, avec du recul, je n’avais vraiment jamais connu la difficulté avant de devenir mère.

5 mois de silence ici, presque, sur ce blog. 5 mois de souffrance, presque, le temps que le « métier de maman rentre ».

Je crois que tant qu’on ne devient pas mère, on est totalement hermétique à tout ça. Si la maternité ne vous intéresse pas, ce billet n’est pas pour vous. Si vous pensez qu’être maman, « c’est que du bonheur », ce billet n’est pas pour vous non plus.

  • Mon fils mangeait toutes les 1H / 1H30, jour comme nuit. Imaginez-vous mettre un réveil qui sonne toutes les 1H30, jour comme nuit…
  • Mon fils hurlait dès que je le posais, jour comme nuit. Et pour pouvoir me reposer, je l’ai porté sur moi non stop, 23H/24…
  • Mon fils ne dormait la journée QUE avec mon téton, et donc j’ai passé des journées entières assise sur un canapé, avec un bébé en position de la madonne, pour respecter son sommeil. Pendant près de 4 mois, j’avais le cul sur un canapé du matin au soir, pour ensuite avoir un bébé qui dormait sur moi la nuit…
  • Mon fils mangeait tellement, grossissait tellement (à 5 mois, il pèse 10 Kg), que je n’avais plus de dos, à force de l’avoir sur moi. Le temps que mon corps se muscle, s’habitue à son poids, j’étais percluse de douleurs…

C’était donc ça la maternité : un bébé qui hurle dès que tu veux aller aux chiottes, un dos bloqué qui brûle de douleur, un épuisement total dans les abîmes du manque de sommeil… et surtout, surtout, une mère totalement angoissée.

A ce rythme là, je me suis enfoncée dans la dépression, évidemment. Sans réel relais bienveillant à mes côtés, à part le papa qui était lui aussi à la limite du burn out, le vrai, tu sais, celui qui te donne des migraines, qui te fait voir rouge, qui te rend fou… Chaque pleur de mon enfant devenait une torture, j’avais envie de lui hurler dessus.

J’étais épuisée, dépressive, j’étais au fond du gouffre, chaque jour était un enfer, tous les jours j’avais envie d’abandonner ma famille, ou de me jeter par la fenêtre, ma tristesse était sans fin, j’avais l’impression que jamais ça ne s’améliorerait… Bref, je faisais une dépression post partum. On en entends rarement parler de ces choses là. Pourtant, la difficulté maternelle existe.

Je dois dire que j’ai passé évidemment des heures sur internet, le cul sur mon canapé, à essayer de trouver des réponses. J’ai tout exploré, tout envisagé, TOUT. RGO, intolérance au lait de vache, la piste du « BABI » (bébé aux besoins intenses), lire 5783 livres, expliquer les choses à mon bébé, lui parler avec douceur, comme à n’importe quelle personne, ostéo, micro kiné, homéopathie, maternage proximal, écharpe de portage, la sucette, la tétine, la tasse, la soft cup, le biberon… You name it, I did it

Les mots les  plus culpabilisants sont venus des extrèmes ultra-maternantes, à ma plus grande surprise. « Si jamais tu as le malheur de tenter un biberon ou une sucette, tu peux compromettre ton allaitement d’un coup PAF ! » « C’est normal qu’il ne fasse pas ses nuits, la maturité du cerveau ne se fait qu’aux alentours de 3 ans ! » bref, que des trucs qui t’aident quoi, quand tu es au fond du trou, que tu as envies de creuver tous les jours, et que tu as désespérément besoin d’un peu de répit, de repos. Je n’avais pas compris qu’elles étaient parfois extrèmes, et au lieu de m’aider, ça m’a enfoncé, moi qui voulait dejà tellement « trop bien faire » que la pression de la mère parfaite me faisait totalement craquer… Je cherchais à l’extérieur les réponses à comment être une mère, et voulant trop bien faire, à 200%, je n’arrivais pas à écouter MES limites.

Evidemment, mon histoire personnelle fait que je n’avais aucune famille pour m’aider à travers ces difficultés.

C’est allé très très loin. Après 4 mois ainsi, j’ai osé l’impardonnable : j’ai eu des mots durs, crus, sur un réseau social. J’ai dit ma douleur, j’ai exprimé ma terrible souffrance. « J’en peux plus, j’en veux plus, qu’il crève, je veux mourir, je vais le laisser pleurer »… Bref j’ai appelé à l’aide, probablement là où il ne fallait pas : sur internet. Mais je n’avais rien d’autre. Je n’en pouvais plus.

Trois choses se sont passées :

  • des personnes relativement inconnues ou peu proches de moi ont été solidaires et m’ont aidées à sortir de mon isolement. Elles m’ont rendu visite, m’ont apporté du matériel pour me faciliter la vie, quelques heures d’écoute, m’ont dirigé vers du personnel médical et des adresses d’accueil bienveillant.
  • des amies de longues dates ont eu des mots terriblement durs. D’autres, totalement dépassées par ce qui m’arrivait n’ont tout simplement rien dit, rien fait, ont préféré s’éloigner aussi peut-être de moi.
  • et surtout, surtout… quelqu’un a appelé la police. Oui, oui, 5 ou 6 policiers en gilet pare balles ont débarqué chez moi. Pour vérifier que mon fils n’était pas en danger. Ils ont mené une enquête de voisinage, mais ils ont vite compris que mon fils allait très bien LUI. mieux que moi. Visiblement, je n’avais pas mesuré à quel point j’avais brisé un tabou en étant aussi franche et directe avec mes difficultés de mère. Après 7 ans dans cet immeuble à avoir d’excellente relations avec tout mon voisinage, on me regarde un peu bizarrement, voire on évite mon regard…

Je tiens à remercier l’association Maman Blues, la seule au final à ne pas avoir pris peur devant mes mots durs, devant ma difficulté extrême. La seule à ne pas juger, à vraiment savoir écouter une maman au bout du rouleau.

Aujourd’hui, mon fils dors seul dans son lit (comprendre, collé au notre, il ne dors plus sur mon torse). J’ai en général 2H à « moi » le soir.
(Mise à jour : il aura attendre 15 mois en tout pour que mon fils arrete de se reveiller toutes les 2H. Je raconte tout ça ici).

Aujourd’hui, je commence à aimer mon fils.

Il est curieux, passionné. Il charme tout le quartier, avec ses sourires.

Il est toujours allaité, et ce sont enfin devenus des moments complices.

Aujourd’hui, je commence à prendre gout à la vie. A sourire moi aussi.

Comment je m’en suis sortie  au final ??? En consultant une sage femme spécialisée du surmenage. En allant voir une psy spécialisée dans la relation maman bébé. Avec le temps qui passe, mon fils est devenu un peu plus autonome. Il a fait le plein de contact physique pour demander de lui même à quitter nos bras la nuit d’abord, puis le jour. Le papa a été d’un soutient sans faille, heureusement.

J’ai passé et je passe encore beaucoup de temps dans des lieux d’accueil enfant parents, pour sortir de l’isolement.
J’ai même hésité à aller dans une unité maman bébé, tellement je souffrais.

Mais surtout, surtout, en posant des LIMITES à mon enfant. En étant convaincue que je pouvais l’aider à devenir « autonome » dans certains domaines. Que l’aider à se rendormir seul entre deux cycles ce n’est pas le maltraiter. Que lui dire non, pour certaines choses, c’est ce qui a sauvé notre relation. Que l’allaiter toutes les 20 minutes tout le temps, ca me tuait à petit feu, que j’utilisais mon sein pour des choses qui devaient être accompagnées autrement (je ne laisse toujours pas pleurer mon fils seul, je l’accompagne, juste, pas tout le temps avec mon sein).

 

La bienveillance dans l’éducation, c’est un principe assez récent. Et j’y adhère totalement. Mais on ne doit pas oublier le parent : être bienveillant avec ses besoins à soi, pour être un bon parent et disponible aux besoins de son enfant, c’est vital. Et beaucoup d’ultra maternantes semblent l’oublier…

La morale de l’histoire ? Si vous croisez le chemin d’une nouvelle mère, avant d’ouvrir votre bouche, demandez-vous s’il vous plait si vos propos sont jugeants, s’ils sont durs, ou culpabilisants, ou au contraire s’ils sont chaleureux, aidant.

S’il vous plait, mettez de côté deux minutes votre envie de vouloir donner des conseils qui ont marché pour vous / votre voisine, et offrez 5 minutes d’écoute, d’empathie, sans la juger, en partant tout simplement du principe qu’elle fait évidemment de son mieux. Ca sera déjà énorme !

Et surtout, surtout… ne me dites pas que votre enfant a dormi 8H d’affilées à 2 mois, sauf si vous voulez mon poing dans votre figure 😉



Articles similaires

152 réflexions sur “ Devenir mère, c’est douloureux ”

  1. Que dire Elise sinon que tu as eu le courage de dire tout haut ce que certaines pensent tout bas parce qu’elles culpabilisent ? Bravo pour ta force, qu’elle t’accompagne tout au long de ton chemin de mère.

  2. Je suis contente de te lire et de voir que tu vas mieux. Etre mere c’est difficile, épuisant physiquement et nerveusement. Moi j’ai craqué une fois que mes filles ont été plus grandes quand la tension s est relâchée. Il y a très peu de temps d ailleurs ! Quand ma 2e est née j’ai repris le travail alors qu’elle n avait que 4 mois tellement je n en pouvais plus. Oui je me suis reposée de ma maternité au boulot ! Tu as eu la chance de trouver une écoute -apres de sacrées émotions. Merci pour ton post, je suis sûre qu’il pourra aider certaines mamans.

  3. Parler, parler et encore parler… Merci d’oser lever ce tabou de la difficulté maternelle et de la dépression post-partum. Chaudoudoux à tous les 3! <3

  4. Elise, le boulot de maman est le plus dur qui existe mais aussi celui avec lequel on reçoit le plus de bonheur. J’ai cumulé les maternités et hélas avec, les nuits blanches, les journées sans répit car quand un dort, le plus grand non. Ces mauvais moments passeront s’estomperont et peu à peu laisseront place à la joie.

    Cependant, dans la société dans laquelle nous vivons, être mère signifie aussi être infaillible. Mais qui peut prétendre l’être? Nous, mères, sommes jugées en permanence. Le jour où j’ai affirmé détester et haïr les grossesses (sauf les petits coups de pied), des personnes ont trouvé cela honteux et n’ont pas compris mes dires. Oui j’ai fait des enfants mais je n’ai pas aimé cet état. Le plus merveilleux pour moi est le « après ».

    Je te souhaite d’aller mieux, de continuer ton cheminement vers la découverte du métier de maman et évidemment le bonheur et la joie que tu vas découvrir dans les mois et années à venir.

  5. Que l’on se sent seule quand on est maman….. mon 2e a 3 mois et demi. et je comprends tout à fait ce que tu ressens. Parfois, on a juste besoin de souffler…. juste avoir 5 minutes…. Et quand on veut bien faire, et bien c’est difficile. Et dire que son bébé c’est pas extraordinaire, et bah c’est pas bien vu. Pour mon 2e, j’ai arrêté l’allaitement. Et j’ai enfin commencé à pouvoir le regarder comme un individu et sortir de toute la technique et la pression pour que l’allaitement marche.
    Maintenant,je vais faire comme je veux. Adieu les conseils des ultra maternantes. adieu les conseils de la voisine et de la boulangère. adieu les conseils de mon entourage « qui est passé par là », « tout le monde l’a fait avant » blablabla…. Je suis mon instinct et basta. Et j’ai prévenu le papa, une fois par semaine, j’ai besoin d’une après-midi, juste pour moi, sans les enfants, sans lui. juste moi.

    Alors ne désespère pas! courage! accroche toi de toutes tes forces!
    L’amour et l’attachement se construisent au fur et à mesure et , avec votre bébé, vous avez toute la vie! Dès que tu pourras dormir un peu, je suis certaine que tu vas retrouver ton énergie et ta joie. Il n’y a pas de recette miracle: fais-toi confiance! et bravo d’avoir osé demander de l’aide!

    Je t’adresse toute ma compassion de Maman surmenée aussi et n’oublie jamais que tu n’es pas seule! bises

  6. J’ai beaucoup appris en te lisant. Pour avoir été de l’autre côté (maternage proximal et tout ce qui va avec) je ne savais simplement pas que ça pouvait ne pas fonctionner ainsi avec tous les bébés…
    Ou alors je refusais de l’admettre… Merci Élise de m’avoir donné de la lumière… Il semblerait que tu te sentes mieux, la relation ne va que s’embellir. Et tu sais sur quelles personnes ressources tu vas pouvoir compter maintenant.
    Jenny

  7. Merci Élise pour ton courage, ta franchise, et ton honnêteté. Être maman n’est pas facile, surtout au début quand tu n’as que le papa pour t’épauler. J’espère que ta vie de maman se passe mieux et que tu retrouves ta joie de vivre et ton envie d’être maman. Si tu as besoin dans tes moments de doutes, de quelqu’un à qui parler, je peux être là. Je suis une fidèle lectrice, et pas un instant j’ai pensé que ton silence pouvait être si douloureux, épuisant, et rempli de solitude de jeune maman. Tu as brisé un tabou au prix fort. Merci encore pour ton courage, cinq mois c’est très long. Visiblement tu commences à trouver tes marques, parce que devenir une maman ce n’est pas inné on le devient, ça s’apprend mais ça personne ne le dis avant… Le bonheur sans faille des mamans est une belle illusion, belle oui, mais il n’y a pas que le bébé, il y a la nouvelle maman aussi, cette nouvelle personne qui vient de naître au moment où elle a donné la vie, et c’est une grande découverte cette inconnue que l’on devient. Je suis pas là pour donner des leçons, loin de moi cette idée, mais pour te soutenir dans ta grande fragilité par ce qu’elle me touche, car moi je n’ai pas osé en parler. Prend soin de toi, Élise. Amicalement Nanou

  8. j’ai été très touchée par ton histoire …. il y a 18 ans et demi je mettais au monde ma fille, ma seule fille … à l’époque il n’y avai pas internet, pas beaucoup de sources pour trouver des réponses … cela a été dur, mais probablement bien que pour vous trois … petit à petit la vie a repris un cours normal et dans les six années qui ont suivis, trois garçons sont venus compléter la famille

    je te souhaite des semaines à venir paisible,

  9. Oh Elise, j’avais eu ta réponse sur mon inquiétude face à ton silence mais je n’imaginais pas que ta situation était aussi douloureuse …Je n’ai pas d’enfants et même si je peux encore en avoir, je n’en aurai pas. Je n’ai jamais trouvé l’homme que j’aurais souhaité donner comme père à mon enfant. Mais en tant qu’être humain, seulement, je partage ta souffrance. Je trouve intolérable la venue de policiers chez toi !! c’est si facile d’envoyer une « autorité » plutôt que de se pencher sur un malaise proche …Sois vigilante et écoute toi aussi, comme tu sais si bien écouter ton fils. Tu as été d’un grand secours pour moi à un moment de ma vie, je souhaite pouvoir t’apporter un peu de soulagement par ces quelques mots.
    Je t’embrasse.

  10. Bonjour Elise c’est dur à dire mais mille fois merci pour ce beau témoignage. Je me suis retrouvée 23ans en arrière et ça m’a bcp peinée. Moi j’ai eu la chance comme toi d’avoir un conjoint qui a su prendre le relais malgré ma dépression. Aujourd’hui après un second enfant 18mois plus tard je mesure le chemin parcouru et je remercie mon conjoint. Mes « amies » se sont également détournées car en plus moi je ne supportais pas l’allaitement. Alors Elise courage et tu es sur la bonne voie. Tu es une bonne mère. Et ton fils à de la chance de t’avoir. Bien à toi.
    Carole

  11. Je suis contente que tu ailles mieux, j’ai 2 grands enfants et je sais que ce n’est pas facile et surtout pas inné ! Bisous.

  12. Je suis très touchée par ton article élise, et je te dis un grand bravo de partager ici la réalité de ce qu’est le début de maternité pour bon nombre de maman. Non ce n’est pas « que du bonheur » et non tous les bébés ne passent pas leur temps à manger un peu et dormir beaucoup…
    Les choses vont quand même souvent en s’améliorant quand le bébé grandit et que l’on entre en communication « réelle » avec lui, on se sent moins perdue et angoissée.
    Donc le plus dur est derrière je crois, à présent je te souhaite tout plein de bonnes choses en famille, même si la vie (en général et donc avec son enfant aussi) reste faite de hauts et de bas, on retient souvent les hauts avec le recul.

  13. Que dire? Qu’ajouter à ce qui a déjà été écrit?

    Que je comprends?
    Que j’adhère tout à fait?

    Surtout, que j’espère avoir eu et aurai la bonne oreille, celle du coeur, face à quelqu’un qui vit des moments si difficiles.

    Merci en tout cas pour ce billet difficile. J’espère qu’il t’a permis de « souffler » par rapport à ce statut de maman, qui n’est pas nécessairement tout rose et violette. Il aidera en tout cas beaucoup d’autres, j’en suis certaine.

    Je n’ai pas eu à gérer une situation aussi difficile, mais je me souviens avec le coeur serré de ma difficulté face aux pleurs de mes enfants pendant les premiers mois, alors que je ne savais pas pourquoi ils pleuraient (faim? sommeil? mal? énervement? que sais-je encore) et surtout des réponses des bonnes mères qui elles, SAVAIENT toujours…

    Je te souhaite le meilleur pour la suite, qui s’annonce enfin bien plus vivifiante.

  14. Je sais ce que c’est que d’avoir le sentiment de n’être qu’une vache allaitante et même si ca n’est pas allé aussi loin que la dépression pour moi, je peux comprendre ce que tu as éprouvé. Felicitations pour ta démarche et le courage que tu as de partager ton/votre parcours!

  15. Pas facile de trouver ses mots après la lecture de ton billet…Après ces durs moments, je suis heureuse de lire que tu vas mieux. Et même si le chemin est parfois douloureux, tu vas aussi vivre des moments fabuleux! Tu es très courageuse de parler de ce tabou qui touche pourtant tant de mamans à des degrés divers et je te remercie de le faire. Plein de bonnes choses pour la suite!

  16. Je te remercie Elise pour ce post, je me posais des questions quant à briser ce mythe de la mère parfaite. Il faut des limites pour tout le monde, les enfants et les parents.
    On ne naît pas mère, on le devient. Pour certains cela est plus facile car ils peuvent bénéficier d’un soutien sans faille de leurs proches et d’autre n’ont pas/peu de proches.
    Je te souhaite que la relation avec ton fils s’améliore jusqu’à te faire (un peu) oublier les premiers mois difficiles.
    Et fais toi confiance, tu es la meilleure mère qui soit pour ton fils.

    Bien à toi et prends soin de toi.

  17. Merci pour ce post pleins de franchise et de vérité. Ces moments de difficultés permettent de connaitre mieux son entourage…. Et voyez votre mari est sans faille ce n’est pas toujours le cas !! Maintenant ça va aller mieux , chacun va se poser, le tout est de ne pas tout accepter de son enfant , il faut aussi penser à soi pour être meilleur aux autres. Ce n’est pas de l’égoïsme et c’est essentiel à un bon équilibre . J’espère retrouver vos posts toujours intéressants et sincères. Bonne suite à votre famille :)

  18. Touchée…
    Je ne m’imaginais pas qu’il y est une telle souffrance derrière ton silence sur le blog.
    Je me rend compte qu’il y a bien de plus dépressions post partum que ce qu’on veut croire, mais que c’est tabou parce que la maternité est censé être une période heureuse.
    Oui prendre soin de la maman c’est important… Elle ne doit pas être oubliée au profit du bébé. ëtre à l’écoute mais pas dans le jugement.
    Elise je te souhaite beaucoup de belles choses et un grand bonheur avec ce petit bout qui est plein de vie.

  19. Mon dieu que tu as raison. Sans conseils, j’ en ai eu 4 dont 2 comme le tien, c’ était l’ angoisse permanente et il y a 37 ANS, rien n’ existait pour nous, et en plus, on avait un commerce !!! J’ étais comme toi, ratatinée, prête à le  » mettre à la poubelle  » !!! surtout le 1er.
    Comme tu as eu du courage pour mettre des mots sur ta douleur et de crier haut et fort, et avoir appris à dire NON. C’est cela le plus dur, mais le plus efficace. BRAVO BRAVO BRAVO.
    Peut-être en nous le disant plus tôt, on aurait pu mettre en place un réseau autour de toi, pour te seconder, mais avec des « si » , on pourrait refaire les choses, ce qui n’ est pas le cas. ON t ‘aime très fort, et si quoique que soit
    est possible, dis-le.
    Gros bisous à ta famille.

  20. Ah un bon conseil, c’est plus facile à dire qu’ à faire, mais SURTOUT, SURTOUT, OUBLIE  » FACE DE BOUC » c’est la pire des choses pour le vrai relationnel.

  21. Je te comprends et je sais que tu as dû passer de durs moments et pour ce qui est de celles qui te jugent je pense qu’elles devraient avoir le courage d’ avouer que de temps en temps on les jetteraient par la fenêtre !
    Heureusement les miens sont très grands ( 35 et 22) mais je te rassure je suis aussi passée par des nuits de m….. Si tu en as le besoin crie ton ras le bol, personne ne peux te juger.
    Bisous et tenez bon ton mari et toi

  22. Les gens sont mauvais…. On a le droit de se plaindre, de dire qu’on en a ras le cul, c’est notre seul moyen d’extérioriser notre situation !! C’est tellement simple pour certaines personnes de juger une situation qu’elles ne vivent pas ! C’est juste vampirisant un enfant, ça te pompe toute l’énergie vitale !!
    Ne culpabilise pas, en te posant toutes les questions possibles et inimaginables, tu as cherché à apaiser votre situation et à te sentir mieux. Il n’y a pas de mode d’emploi, tu peux faire 3 gosses, ils seront tous différents !!!
    Bisous à vous 3

  23. Et ben voilà, j’ai pleuré. Je suis jeune maman aussi, et sans aller jusqu’à une telle dépression, il y a des moments où je me suis sentie très seule et très démunie, d’autant plus que j’ai mis beaucoup de temps à me remettre physiquement de mon accouchement.
    C’est vrai que la théorie du maternage proximal oublie les besoins et les limites des mamans. La meilleure façon d’élever son enfant est finalement celle où on y trouve son équilibre.
    Les premiers mois sont les plus difficiles, et quand le sommeil revient, tout va beaucoup mieux.
    Merci d’avoir partagé tout ça, ça fait du bien de lire ces quelques lignes et de voir qu’on est finalement nombreuses à traverser ces périodes difficiles.
    Beaucoup de bonheur pour la suite :)

  24. Merci Elise pour ce partage d’expérience.
    Je suis enceinte de 4 mois. C’est mon premier. Je n’ai pas vraiment de soutien dans mon entourage excepté l’amour de mon conjoint. Nous sommes tous les deux en phase de création d’entreprise et nous travaillons tous les deux à la maison. Je suis un peu angoissée et la lecture de ton message me touche réellement beaucoup.
    Je reviendrai le lire si dans quelques mois je me trouve dans ton cas.

    Prends soin de toi.

  25. Bonjour Elise,

    Bravo pour ton courage et ta force et merci de partager ces quelques mois de ta nouvelle vie de maman. Tu verras, après on ne garde que le souvenir du meilleur. On se souvient des difficultés, mais au regard de tout le bonheur qu’un enfant apporte, on accepte. Un enfant ça donne du sens à la vie. Mais comme tu le dis, il ne faut pas oublier de vivre. J’ai connu aussi des débuts de mère un peu difficiles, mais quand un enfant est très désiré, on met la barre un peu haut et je ne sais pas pourquoi, mais ça ne se passe pas exactement comme on l’imaginait. J’ai 4 enfants aujourd’hui et j’ai compris qu’on ne devait pas s’adapter au rythme de l’enfant – sinon on ne fait plus rien – mais c’est à lui de faire sa place dans la famille. Les sages-femmes et les médecins sont souvent d’un grand soutien les premiers mois (pleurs, allaitement, sevrage – encore une étape délicate, sommeil). Donne-toi le temps de faire des choses que tu aimes, emmène ton bébé avec toi et sors!

  26. Que dire… C’est avec émotion et tristesse que j’ai lu ce post. Maman de 6 enfants, je comprends combien ces premiers mois ont pu être difficiles à vivre. Un enfant qui vous sollicite 24h/24 peut vous mettre au bord du gouffre.
    Heureusement tu commences à t’en sortir ! Je retiens avant tout la conclusion de ton message, s’abstenir de donner des conseils en tout genre tirés de son expérience personnelle; en disant ce qu’il faut faire ou ne pas faire. Pour mes ainés j’en ai souffert moi aussi, pour les plus jeunes j’ai décidé de ne plus les écouter.
    Ce serait d’ailleurs mon seul conseil aux jeunes mamans, n’écoutez pas vos belles-mères, mères, belles-soeurs, soeurs, amies, etc… Si vous êtes à bout, cherchez de l’aide vers des tiers, médecins, sages-femmes, etc et n’hésitez pas à frapper à plusieurs portes, parce que là aussi on est parfois bien mal aidée.
    Chaque enfant est différent et il n’est pas « livré avec son mode d’emploi », entre mon aînée et ma dernière il y a 18 ans d’écart et je peux dire que j’ai entendu absolument tout et son contraire…
    Bon courage pour la suite !

  27. tu peux pas savoir à quel point je te comprend. Mon deuxième nous a fait la meme chose pdt 9 mois. Mon conjoint ne voulez plus le voir, lui parlait très méchamment et se concentrer uniquement sur notre fille aînée. Heureusement ma maman etait là pour m ecouter, m aider sans me juger.
    Aujourd’hui mon petit à 20 mois tout est redevenu normal ou presque et les moments difficiles ont laissé place à beaucoup de bonheur.
    Bravo pour ta franchisse et ton courage.

  28. Je me retrouve dans ton témoignage même si finalement je mesure la chance que j’ai. Oscar a 3mois et demi et pleure aussi beaucoup, comme il a été opéré à la naissance et hospitalisé 26 jours, je prends ses pleurs pour un besoin physique, alors je passe aussi beaucoup de temps dans la même position que toi!! Et puis il a un rgo. On m’a aussi dit d’arrêter l’allaitement, comme si ça allait s’arranger!! Son problème est qu’il n’arrive pas à s’endormir, du coup il est fatigué et pleure… cercle vicieux. Heureusement, la dépression ne passe pas par mi, espérons qu’elle m’évite, mais il y a des jours où il pleure sans cesse, où j’ai aussi envie de m’enfuir. La vie de maman n’est vraiment pas celle qu’on imagine!! Mais quand on commence dans le dur comme toi et moi, après ça devrait être de la tarte. Aujourd’hui, ça commence à aller mieux, je peux le laisser quelques temps sur son tapis et vaquer à mes occupations, surtout le matin, ça se gâte l’après-midi. Bref on est des warriors, on se bat pour eux pour leur offrir le meilleur, on n’est pas parfaites, mais eux non plus… je pense fort à toi.

  29. Oui, être mère ce n’est pas que du bonheur. C’est d’abord mettre en place une routine qui permet aux parents de souffler quelques temps sans l’enfant.
    J’adore la solitude et quand je suis devenue mère (ce que j’essayais d’être depuis 8 ans), je m’en suis voulue de regretter ma solitude. Avoir toujours ce petit bout avec moi, ultra demandant et scotché toute l’après-midi à mes seins.
    Après, je n’ai pas vécu 5 mois comme les tiens. Le mien, malgré le fait qu’au tout début de l’allaitement se réveillait toutes les 1h30 ; il a très vite fait ses nuits.
    Courage :)

  30. Bonjour Elise , courage , vous avez toi et ton petit ou bien avancé , la maternite c’est pas inné , loin de là , on a tous a y apprendre et a des moments a en devenir dingue et pommé c’est sûre , toute ta vie est chamboulée et tu deviens une autre personne , tu a du apprendre a connaitre et découvrir ton enfant mais aussi toi même , et personne n’est infaillible et parfait . Petit à petit les choses vont se mettre en place comme un puzzle , ta vie est un puzzle a faire , et des choix s’imposer a toi , sois forte et prend toute l’aide et la force que tu peux dans les gens qui t’entourent et passe même un court instant dans ta vie , je te comprends , tu es une maman , tout simplement une jeune maman , je t’embrasse et pense très fort a vous , je t’envoie pleins d’ondes positives et de gros câlins et bisous tous doux .

  31. Bonjour,
    Je suis très touchée par ce message. C’est vrai que la naissance d’un premier enfant est toujours un bouleversement, et qu’il faut apprendre, tâtonner, trouver ses marques….Tu as entièrement raison de souligner les tabous dans notre société où l’on veut absolument promouvoir l’image de la mère parfaite, toujours dispo pour son enfant qui serait uniquement source de bonheur….C’est terrible, tous ces jugements sur ce que doit être une mère, et ce spectre de la « mauvaise mère » qui rôde dans les esprits…

    J’ai connu aussi des difficultés. Ma mère ne m’a été d’aucun secours, à l’entendre, pour elle, tout c’était toujours bien passé !
    Pour résumer : je crois qu’au début je pensais qu’il fallait absolument que je sois entièrement disponible et je culpabilisais si je prenais du temps pour moi ; et par ailleurs je ne voulais pas que mon bébé pleure, je m’identifiais à lui, je voulais à tout prix qu’il se sente bien. J’ai dû lâcher du lest sur ces 2 points. Le papa m’a beaucoup soutenue, il a été très présent.
    La reprise du travail à mi-temps m’a beaucoup aidée aussi : pendant mon travail je m’éloignais de mon bébé, j’avais d’autres sources d’intérêt et de satisfaction, des contacts avec les autres ; et en allant chercher mon bébé chez sa nounou j’étais tellement heureuse, heureuse aussi de passer du temps à la maison avec lui. J’ai trouvé un équilibre. J’ai bien aimé aussi que mon bébé aie des relations avec d’autres que moi, la nounou, les autres enfants chez elle, sa famille : je voyais qu’il pouvais être heureux aussi sans moi, et moi sans lui, que je n’étais pas tout pour lui.
    Ce n’est que mon expérience, j’ai été un peu longue, je m’en excuse, mais tu touches là à une fibre encore sensible en moi.
    Je te rassure au moins sur un point : pour le deuxième enfant, c’est vraiment vraiment plus simple, car on a déjà effectué tout un travail psychique et on a aussi déjà des repères (même si chaque enfant est différent).

    Je voulais te conseiller un bouquin qui m’a aussi beaucoup aidée , de Chantal de Truchis Leneveu (désolée, je sais que tu en as déjà lu plein !!! mais il m’a vraiment aidée..), voici un lien ci-dessous vers une interview d’elle, avec la référence de son livre. Elle explique l’importance de ne pas toujours intervenir pour « faire  » jouer l’enfant, le « faire » marcher , le solliciter ….car il a sa propre force intérieure, sa propre curiosité, et il suffit de placer autour de lui des jouets et objets intéressants. J’ai mis mon bébé sur le dos, sur un tapis de jeu, et j’ai été émerveillée de voir comment il apprenait par lui-même à bouger son corps, à se mettre à plat ventre, à attrapper et regarder… Evidemment je ne le laissais pas pendant de longs moments, mais cela me permettait aussi de le laisser un peu « tout seul » pendant que je rangeais ou bouquinais à côté.

    http://www.magicmaman.com/,l-eveil-de-votre-enfant-interview-de-chantal-de-truchis-leneveu-psychologue,114,5798.asp

    Je suis ahurie par la réaction de ceux qui ont appelé la police après tes messages de SOS , c’est vraiment dégueulasse, il n’y a pas d’autre mot.

    Bises et bon courage, le plus dur est fait ! Je suis contente de voir que tu

  32. Excuse moi, la fin du message a été tronquée….Je voulais rajouter : je suis contente de voir que tu vas mieux…et je suis désolée d’avoir écrit un pavé =)

  33. ouahhhh….je suis sur le c.. sérieux la police…moi je viens d’avoir mon 5éme et DERNIER petit pois…et je te comprends à un point que tu ne peux pas imaginer…Petit pois à 3 mois et est allaité..;pour le reste je peux me référer à quelques petites choses près à ce que tu vis.. et avec ça j’ai 3 ados qui sont…euh ben des ados quoi…enfin d’ordinaire je ne commente pas…mais là je suis de tout coeur avec toi..avec vous…le plus beau reste à venir…bon courage et pleins de bons moments en famille à vous trois… 😉

  34. C’est un témoignage très touchant et courageux que tu nous livres. Je suis maman, je n’ai pas connu de telles difficultés mais des » jours sans » par contre, oui. Je me rappelle qu’à la naissance de mon aînée, je la regardais dormir dans son lit, si petite… Et j’étais bouleversée par l’amour que je ressentais pour elle: comment pouvait il être si grand alors que finalement je la connaissait si peu? J’ai eu la grande chance (et je ne dis pas ça pour te faire enrager, j’ai bien conscience qu’il s’agisse de chance), que tout soit facile avec elle. Pour notre 2ème, après une naissance « sur le fil » et une séparation à la maternité, j’ai eu du mal à tisser un lien avec mon fils. Je n’ai été maître de rien de la césarienne aux premiers soins et j’ai eu du mal à prendre sur moi. J’aurais voulu tout gérer. La plus grosse pression ventait de moi. Les mois suivants ont été beaucoup moins sereins qu’avec sa soeur. Aujourd’hui, ils ont 4 et 6 ans, ils me font tourner en bourrique parfois, au point d’en pleureur en cachette parce que je culpabilise de leur en vouloir: ce sont des gosses! Oui, ce sont les personnes pour qui j’ai les plus grandes craintes, l’amour que j’ai pour eux est incommensurable. Et je pense que c’est justement pour ces raisons que quand les journées sont plus difficiles, on le supporte d’autant moins.

    Voilà, je ne sais pas si mon petit mot peux t’aider, mais c’était juste pour te dire que même quand on n’a pas connu une telle détresse, on comprend que cela puisse être aussi difficile. Et que même quand ça va bien, les réflexions des autres sont toujours aussi stupides et énervantes!!!

    Aujourd’hui j’attends notre petit 3ème, très désiré, et on est un peu moins confiants que pour notre 2ème parce qu’on a compris que celui-ci sera encore différent, qu’il nous apportera son lot de surprises, bonnes ou mauvaises, et qu’il faudra composer avec. On a appris de nos difficultés passées et j’ai appris à relativiser un peu.

    Je te souhaite une bonne continuation dans ton chemin de mère.

    Sophie

  35. Que je suis contente, Elise, de voir que vous allez mieux, ce que j’avais cru comprendre déjà sur ce fameux réseau social… Ici aussi la naissance de Thaïs a été un tsunami, moins long et moins douloureux, mais qui m’a semblé interminable et insoluble pendant suffisamment de temps pour comprendre ce que tu as vécu… Ne jamais juger, ne jamais donner de conseil du genre « avec moi ça a marché », c’est ce que j’ai appris de toute cette expérience. Quant aux ultra-maternantes, je ne suis malheureusement pas étonnée ! C’est là que j’ai trouvé le moins de compassion et le plus du jugement malheureusement. Elles y arrivent, pourquoi n’y arrive-t-on pas ? Bref, je m’étale sur le sujet, qui me touche, toujours…
    Tout ça pour te dire, à la base, que j’étais simplement heureuse pour vous et que je passerai te voir, vous voir à la rentrée, comme promis.
    Bises

  36. Bravo Élise d’avoir tenu bon, comme le roseau de la fable qui plie mais ne rompt pas. Et bravo d’avoir osé briser sur ton blog le tabou du « la maternité c’est aussi merveilleux que facile », je pense aux mères qui se trouveront peut-être un jour dans ta situation et qui tomberont sur ton blog grâce à une recherche Google. Ton témoignage est précieux. Merci.

  37. Ouf Elise, tu tiens le bon bout,

    Ma fille cadette m’a réveillée trois fois par nuit jusqu’à 3 ans, mais ce n’est de loin pas aussi dur que tes premiers mois avec ton fils, mais je comprends, un peu, ce que tu as enduré.

    Je te serre dans mes bras, en te tapotant un peu le dos, un hug de soutien, et j’espère que tu vas partir en vacances et que tu vas enfin te reposer…

    Marité

  38. Je vous serre, ta petite crevette et toi contre mon coeur et tu verras, tu vas vivre aussi des moments merveilleux et magiques avec ton bouchon. Des millions de bisous à tous les 2 et tout plein de bonnes ondes et de soleil. Hélène

  39. Bonjour Elise,

    je suis triste de voir par quoi tu es passé, moi qui mettais ton silence sur le compte des heures passées à admirer ta petite merveille et à pouponner !! je suis désolée de voir que pour toi les débuts on été difficiles, je ne sais pas trop quoi te dire parce que pour moi les choses ont été plus simples (pas forcément faciles tout le temps, mais beaucoup plus simple que ce que tu décris…) Je te t’envoie plein de pensées positive, d’énergie, de joie de vivre et de courage pour la suite. Garde confiance, je suis sûre que les choses vont s’améliorer un pas à la fois. Je te fais de gros bisous

  40. Chère Elise,

    Non, tu n’es pas seule et les nombreux témoignage ci-dessus le prouve.
    La dépression post-partum est un énorme tabou et les gens tellement culpabilisants.
    Moi aussi j’ai vécu des moments d’horreur mais pas à la naissance vers 9 mois, quand mon petit monstre à compris qu’elle et moi ne faisions pas qu’un… Quelle horreur, je me demande encore comment je pouvais faire pour travailler la journée alors que je passais mes nuits à me « balader » dans sa chambre en la portant dans mes bras… Je m’asseyais, elle pleurait, je m’appuyais quelque part, elle pleurait, il fallait marcher, marcher, marcher… et creuser le dos pour la porter (du coup on croit toujours que je suis enceinte en permanence puisque je continue à cambrer..). Les rares fois où je la déposais dans son lit… tu aurais du voir le cirque… je sortais à 4 pattes de sa chambre pour ne pas qu’elle me voie si elle ouvrait les yeux et si j’avais la chance de ne pas faire craquer le parquet ou mon genoux (et donc que je ne la réveillais pas), il suffisait que j’arrive dans mon lit, que j’ose espérer fermer les yeux pour que son système d’alarme s’enclenche à grand renfort de décibel… C’est mon médecin qui m’a sauvé. Il m’a dit « ça suffit, ça ne plus durer, ça va être la guerre des nerfs mais une fois au lit, tu la laisses hurler, tu mets le son de la télé plus fort que ses cris et SURTOUT, tu ne vas pas la voir, elle va s’épuiser toute seule et finira par s’endormir « . Ca a pris quelques jours, mais ça a marché.
    Aujourd’hui ma grande puce est une ado et d’autres guerres des nerfs nous séparent parfois… J’ai eu des mots dur aussi … Et pourtant, pourtant, malgré toutes nos prises de têtes, je l’aime tellement… Nous venons de passer deux jours ensemble à l’hôpital car elle m’a fait deux crises d’épilepsie et là, je vois toute la peur que j’ai en moi. Peur de la perdre, parce que je l’aime tellement… Je revois en boucle ces images de son corps qui l’abandonne et je sens mon coeur se serrer et les larmes envahir mes yeux…

    Non, ce n’est pas facile d’être maman et il y aura d’autres épisodes douloureux entre vous. Mais les bons moments à venir effaceront l’ardoise, je te le promets.

    Reste courageuse, ne culpabilise pas surtout et merci pour avoir osé dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas…

  41. Je suis très touchée par ton billet, merci de partager ces moments avec nous. Tes doutes, tes inquiétudes…
    J’ai eu deux enfants, un grand de maintenat 23ans, qui pleurait tout le temps, nuits et jours, qui « digérait » son bib 3 secondes avant l’autre, dès qu’on le bougeait il régurgitait, et il y a 23ans imagine toi qu’il fallait mettre un épaississant dans les laits , qui lui bouchait les tétines, qui empêchait le bébé de tété , et s’en suivait des moments d’ennervements pour lui et moi, ensuite la bouffe a toujours été un point , il vomissait ce qu’on le forçait à manger jusqu’à ces 4 ans!! je t’admire pour l’allaitement moi je n’ai pas pu continuer j’avair horreur de ça ( et oui j’ose le dire), les nuits aussi, je me revois épuisée me jeter sur son lit et me dire : »je vais le tuer, pitié, je veux dormir! » bon le temps à effacer tout cela. puiss un deuxième bébé 6 ans aoprès car pleins de soucis pour y arriver, résultat un bébé qui a souffert pendant ses 5 mois de vie, en se tordant de douleurs …et puis il est parti…
    il y a eu la connerie des gens: « mais vous avez pris des médoc qui ne fallait pas? » ça c’est le plus soft!
    et non abruti il a eu une maladie orpheline ! tu sais ce que c’est? bien sur que non , tu est là pour te gargariser de mon malheur!!
    Et puis les années ont passé c’était il y a 17 ans bientôt. Alors chère Elise, je te comprend que trop, mon mari a été aussi un soutient fabuleux, je terminerai par dire que mère on ne nait pas, on le devient en s’apprivoisant enfant /maman, lorsqu’on m’a mis mon premier sur mon ventre après l’accouchement j’avais un petit étranger devant moi, et pourtant il avait grandi en moi, étrange comme sensation! maintenant je redoute le moment ou mon fils va partie de la maison, et pourtant c’est la vie 😉
    je t’embrasse très tendrement, et je sais que tu es une maman aimante! le premier pédiatre m’avait dit : » ce ne sont pas les mamans qui disent qu’elle vont jeter leur enfant du balcon qui le font, d’ailleurs Inès de la Fresange avait fait un article à l’époque où elle racontait son témoignage!
    Bises

  42. Comme je compatis … j’ai connu des choses très semblables avec mes enfants (les trois) mais le dernier surtout, n’a jamais fait ses nuits … sauf quand il a commencé à découcher (à 17ans).
    Sans les excuser, je comprends la réaction de ceux qui ont prévenu les services sociaux même si la réponse était inadaptée, elle correspond à cette angoisse qu’ont tous ceux dont le métier est de s’occuper d’enfants, à savoir, passer à coté du « très grave ».
    Courage à toi
    Et, si je peux me le permettre bises à tous les trois

  43. Elise,

    Bravo à toi de casser le tabou de la difficulté maternelle! Trop peu de mères osent en parler.
    Moi, fidèle lectrice de ton blog depuis plusieurs années, j’ai également connu la dépression du post-partun il y a 2 ans à la naissance de ma fille. Moi aussi, j’ai eu envie de me jeter par la fenêtre! Je ne supportais pas d’être seule avec ma fille. Cette petite chose de 4kg me terrorisait. J’avais l’impression d’être une mère minable et que n’importe qui d’autre aurait mieux fait que moi! Qu’il est difficile de vivre l’enfer quand tout le monde pense que vous êtes, que vous devez être la plus heureuse! Aujourd’hui, tout cela est derrière moi. Ma maternité (ta maternité) n’a pas été tout à fait comme les autres, ça n’empêche, elle est également belle par sa différence.
    Moi aussi j’ai reçu du soutien de Maman blues. Je suis aujourd’hui adhérente et assez souvent sur le forum (CC). Nous nous y somme peut-être croisées!
    Je te souhaite maintenant plein de beaux moments heureux avec ton fils. N’écoute aucun conseil sauf les bienveillants 😉 et surtout, surtout prend soin de toi!

  44. Hello Elise,
    Je suis tout d’abord contente d’avoir de tes nouvelles.
    Je comprends tout à fait ce que tu ressens mais ce que je trouve très bien est que tu as eu le courage de te faire aider (et de plus par une tierce personne, c’est encore), sinon je pense, que tu aurais craqué.
    C’est évident que le fait d’être maman est très difficile, ce n’est en aucun cas quelque chose de naturel (comme peuvent l’affirmer certains) et ça s’apprend, ça se ressent. Maintenant, nous sommes à une époque à laquelle une femme peut même choisir de ne pas en avoir, c’est aussi bien, car la maternité n’est pas pour tout le monde.
    J’ai 4 enfants qui ont maintenant entre 22 et 11 ans, mais je dois dire qu’à chaque fois l’expérience à été différente, sauf le fait que toutes (excuse-moi de le dire) ont fait leur nuit très tôt.
    Par contre, ma troisième fille a été infernale (même si elle dormait la nuit). J’ai choisi de donner le biberon car je n’ai jamais aimé allaiter, et elle ne voulait être nourri que par moi et dans sa chambre car si je discutais avec quelqu’un, elle hurlait. Elle hurlait très souvent, si bien que pour être tranquille, je le mettais dans son lit et elle finissait par se calmer. Par contre, à l’époque nous étions en Italie et franchement, j’ai été jugée mauvaise mère, premièrement déjà parce que je ne l’allaitais (quel outrage) et aussi parce que je la laissais pleurer (autre outrage), dans un pays où l’enfant est roi, c’est catastrophique. Elle a fini par se calmer au bout de six mois, mais je dois dire, que c’est ma fille qui a le caractère le plus fort, est ce que ceci explique cela ???
    N’écoute surtout pas ce que peuvent te dire les autres, et profite bien de ton aide, et tu verras, vous pourrez arriver à communiquer, vous apprivoiser, à vous aimer très très fort.
    Je pense toujours à ces femmes qui comme toi ont des passages difficiles mais qui n’osent pas demander de l’aide par peur d’être jugées, ou bien aussi quand elles vivent dans des zones rurales, où ces services sont plus rares, et qui peuvent malheureusement craquer …. et quelquefois, cela peut aller loin (je comprends mais je n’excuse pas quand ça dérape vraiment), donc il ne faut pas se surestimer ni se sous-estimer non plus, mais nous ne sommes que des êtres humains. Je félicite aussi cette association « Maman blues », heureusement que de telles associations existent.
    J’aurai aimé jeter ma fille parfois par la fenêtre tellement j’étais fatiguée et qu’elle m’exaspérait et j’en avais déjà deux avant elle….
    Donc, maintenant profite bien de cette complicité qui s’installe.
    Je t’embrasse
    Agnès

  45. Tu as fait preuve de beaucoup de courage pour écrire ces lignes qui m’ont bouleversée… j’ai moi aussi un petit bonhomme de 3 mois : non, il ne fait pas ses nuits et a longtemps confondu le jour et la nuit, il y a aussi eu la période « si je ne suis pas dans tes bras je hurle ».
    La maternité ce n’est pas que l’image de la jeune maman épanouie avec un bébé souriant dans les bras…. il y a tout ce que l’on ne dit pas…
    il m’est aussi arrivé d’avoir envie de faire marche arrière, de reprendre ma petite vie tranquille d’avant bébé, je ne crois pas que cela fait de moi une mauvaise mère malgré ce que les autres peuvent en penser.
    Continue à faire de ton mieux, bon courage à toi et au papa, et merci d’avoir partager ça avec nous

  46. bonjour élise
    quel témoignage touchant…et quel courage de dire qu’être mère n’est pas si facile …après le bouleversement de la grossesse….. de l accouchement il faut faire face à une relation qui s’installe quelquefois difficilement …mais tu as su chercher l’aide de professionnels qui t’ont comprise et surtout déculpabilisée….je te souhaite le meilleur avec ton petit bout d’homme …prends soin de toi

  47. Merci pour tes mots Elise!
    Il est tellement essentiel de briser le silence autour cette maternité encore sacralisée et qu’il ne faudrait surtout pas égratigner. J’ai connu la difficulté maternelle il y a 6 ans. J’ai cru devenir folle, j’ai cru ne jamais pouvoir me relever de ce tremblement de mères. Et puis aux côtés de ma fille, j’ai grandi, j’ai appris, j’ai déconstruit aussi certains fonctionnements.
    Merci aussi de nous avoir fait confiance au sein de Maman Blues
    Lisette

  48. Effectivement quand on n’a pas d’enfant, on ne peut pas savoir donc je ne sais pas mais une chose est sûre bravo pour ce témoignage. :)

  49. Bonjour Elise,
    Tu nous confies un précieux témoignage : merci beaucoup, infiniment.
    Aies confiance en toi, en tes ressentis.
    Je t’embrasse « tout plein fort » et te souhaite de beaux partages avec Timothée, son papa et ton compagnon :
    Que des bonheurs !

  50. Je pensais qu’en presque douze ans (futur âge de mon petit dernier…) les choses avaient changé pour les mères. Mais en te suivant ailleurs, je me suis aperçue que pas du tout.
    Etre mère c’est dur, c’est déstabilisant et c’est angoissant. La première qui dit le contraire est une menteuse ou se ment à elle même.
    Etre mère c’est composé, c’est essayer, c’est échouer et réussir.
    Etre mère c’est accepté réellement que l’on n’est absolument pas parfaite.
    Etre mère c’est affronter des intempéries variées sans aucune préparation mais vaillamment avec les moyens du bord.
    Etre mère c’est aussi des tas de bons moments que je te laisse découvrir.

    Bon courage Elise et bonne route à vous trois.

  51. Oh punaise que je me retrouve dans ce post !!! Pendant 3 mois mon fils ne dormait que dans l’écharpe de portage quand je marchais… Des que je m’arrêtais de marcher il se remettait à hurler… J’ai cru mourir d’épuisement. Et puis finalement on a réussi à trouver la cause du pb et donc la solution (rgo dans son cas) mais avant ça il a fallu subir les remarques et « conseils » pas toujours bienveillants de parfaits inconnus… ou de ma mère. .. Je ne regrette pas cette période là ! Tant mieux si tu en es sortie !! Profite maintenant !!! :-)

  52. Ton billet m’a beaucoup touchée. Souvent l’entourage « proche » fait plus de mal que de bien.
    J’ai malheureusement du interrompre une grossesse de 18SA il y a 3 mois. Et alors que j’ai énormément de mal à m’en remettre, j’ai tout entendu venant de l’entourage (« ce n’était pas encore un vrai bébé », « vous n’avez pas eu le temps de vous attacher », « vous en aurez d’autre », « la fille de ma voisine a aussi fait une fausse couche et elle met pas autant de temps que toi à s’en remettre. D’ailleurs elle est retombée enceinte 2 mois après » et ce genre de paroles très réconfortantes (cynisme ON)).

    Bref, tout ça pour dire que c’est dur d’être incomprise, surtout quand on touche à la maternité : ça doit être « naturel », « facile (mais pas trop quand même) », et tout est fait dans nos sociétés pour culpabiliser les mamans qui font de leur mieux.

    Merci d’avoir partagé ton expérience qui n’a pas du être facile mais qui pourra offrir du soutien pour celles dont la maternité n’est pas toute rose. Je te souhaite plein de jolis moments avec ta famille qui adouciront les passages plus difficiles.

  53. C’est terrible ce que tu as vécu, et tu as toute ma compassion. Moi aussi, par moments j’étais tellement épuisée que je m’imaginais me jeter par la fenêtre avec mon enfant, chose que je n’ai évidemment dit à personne car je savais que cela ne serait pas passé. Et oui, entendre les parents qui se vantent que leur bébé fait ses nuits à deux mois donne des envies de cogner, surtout quand pour le nôtre, ça prend un an. C’est encore un gros gros tabou dans nos sociétés malheureusement, et il faut être très vigilant. Ici au Québec, vous risquez de vous retrouver devant la police si vous donnez une tape sur les fesses de votre enfant en public.
    Bravo d’avoir su crier au secours, cela a pris beaucoup de courage et prouve que tu es une maman responsable. Et l’aide reçue ne peut que faire du bien à toi et ton bébé. Courage. Moi j’ai connu des années de crises et souffrance pour mon fils avant que l’on découvre qu’il avait une forme d’autisme. Etre mère demande de la force, mais en donne aussi. Tu sortiras de cette épreuve plus forte et plus compatissante encore. N’en veux pas à ceux qui ne comprennent pas, c’est très difficile de comprendre la dépression lorsqu’on ne l’a pas vécu soi-même. Ma mère a fait une dépression post partum après ma naissance, à une époque où ce n’était carrément pas reconnu. Il lui a fallu six ans pour se remettre, et moi, des années de thérapie à l’âge adulte pour cesser de culpabiliser. Parle à ton fils, explique lui avec des mots simples que ce n’est pas de sa faute, ni de la tienne. C’est comme cela, ce sont des choses qui arrivent et avec le temps, ce que vous allez construire sera unique et fort. Continue à prendre soin de toi, de comprendre aussi ce qui soit se répète, soit s’exprime de ton histoire familiale. Si elle est douloureuse, avoir un enfant ravive des souffrances non exprimées qu’il est alors temps de comprendre et de sortir pour pouvoir avancer.

  54. Un livre que j’ai vraiment apprécié : Splendeurs et misères de la maternité de Jane Lazarre, pas de mode d’emploi, juste un témoignage, juste des mots qui brisaient des tabous en son temps et probablement aujourd’hui encore. Et puis surtout, savoir que tout passe, quand on traverse une période difficile pour la première fois, à différentes étapes de la vie de parent, on a l’impression que ça va durer une éternité, on n’a pas la perspective, et pas assez de monde pour nous la faire apercevoir. Courage, il y a des périodes plus faciles qui arrivent. Et on peut récupérer alors sa forme physique et tout ce qui en découle !

  55. Bonjour Élise.

    J’avoue te comprendre pas mal je crois.
    Mon fils aîné a pleuré pendant les 6 premiers mois de ça vie, la
    Catastrophe, et tout comme vous, il ne dormait nulle par ailleurs que sur moi.
    Le jour, soit (plogué) a moi, ou dans le porte bébé a lavé la vaisselle, passé la balayeuse et toute ( ou presque) les choses que je fesait il était sur moi !
    La nuit ? Encore une fois, soit accroché à mon sein ou encore ventre a ventre sur moi.

    Je suis heureuse que vous vous en êtes sorti, et vous avez raison, bien souvenue sont les gens proches de nous qui nous juge le plus.
    Courage, et profiter bien des beau moment avec votre fils, car je le sais pour avoir passer pas là, nous avont hâte qu’il grandisse mais une fois qu’ils sont plus grand nous aurions aimé en profiter plus car il grandissent vite, malgré le fait de trouver cela difficile !!
    Je vous souhaite bien du bonheur avec votre fils !

    Julie

  56. merci pour cet article qui relate à merveille ce que j’ai vécu avec mon second pendant les 7 premiers mois de la vie de mon tit dernier. c’était un calvaire… cela fait maintenant un mois qu’il prend un traitement pour les RGO et que tout est rentré dans l’ordre. je revis et je profite enfin de mon piou qui s’avère être un tit bonhomme extra maintenant qu’il ne souffre plus.

    plein de courage à vous et je vous souhaite tout plein de bonheur.

    fanny

  57. O Mon dieu… je suis sincerement desolée de lire ca… ca me rend triste pour toi alors que je ne te connais pas du tout, de t’imaginer toute seule comme ca… chacune a son parcours, chacune fait son chemin, certains sont tres durs. j’ai reconnu certaines choses que j’ai vecues et/ou ressenties dans ton post, a la naissance de ma 2eme fille, sauf que moi, j’ai tout enfoui bien profond. je m’en suis sortie, tout le monde va bien. on voudrait que ce soit evident, facile, alors que c’est epuisant physiquement et psychologiquement, de devenir maman.

    bien sur il y a des intolerances meme dans la maternite, et un manque de solidarite, et les plus intolerants ne sont pas toujours ceux auxquels ont se serait attendu.

    le principal c’est que tu aies trouve de l’aide, que tu ailles mieux et que tu t’accordes le droit de dire ce que tu as ressenti, c’est tres courageux et ca aidera peut etre d’autres jeunes maman. il y a aussi des gens bienveillants, aidants, tolerants et a l’ecoute et c’est tout ce qu’il faut retenir…

    bon courage pour la suite, fais toi confiance, tu es la meilleure maman qui soit pour ton fils.

  58. et juste pour info, ma fille fait ses nuits a 4 ans et demi… c’est un cas extreme evidemment, mais comme tu peux le voir, on survit! :-)

  59. Coucou Elise, je te trouve très courageuse d’avoir osé ici parlé de tes difficultés de maman débutante. La blogo et internet en général donne parfois l’impression que le monde est tout rose et que tout se passe toujours bien, que la maternité ce n’est que du bonheur. Du coup, j’imagine combien ça a dû être difficile et culpabilisant pour toi de constater que les premiers mois avec ton petit bout ne se passaient pas bien. Je ne suis pas maman mais je suis certaine que ton témoignage fera beaucoup de bien à celles qui passent par les mêmes épreuves et je suis contente de lire que tu as su trouver l’aide nécessaire et que tu te sens désormais mieux dans tes relations avec ton bébé… Bises

  60. Je découvre aujourd’hui ce qui t’est arrivé, et je ne peux m’empêcher de prendre ma plume virtuelle pour de dire mon sentiment. Je comprends tout à fait ce qui t’es arrivé . Je suis maman de 7 enfants et pour la plupart tout s’est passé merveilleusement . En revanche pour l’une de mes filles qui était la deuxième j’ai connu l’enfer pendant 8 mois toutes les heures elle avait besoin de moi, de jour comme de nuit alors que j’avais un petit garçon de 2 ans turbulent dans les jambes toute la journée. J’ai fini épuisée je ressemblait à un zombie. et puis à 8 mois elle a fait une nuit complète (et moi aussi) Je me suis réveillée ce jour là en croyant qu’elle était morte, mais non elle dormait paisiblement. De ce jour elle a dormi toutes les nuits de sa vie et a été mon enfant la plus facile. C’était il y a 27 ans. Je te souhaite la même chose, la première année est parfois difficile mais la vie d’un enfant ne se résume pas à quelques mois. Je te souhaite le bonheur le reste de sa vie. Et l’histoire ne se répète pas toujours, ton deuxième enfant fera peut-être ses nuits à 10 jours comme la quatrième de mes filles et là le plaisir est total. Amitiés

  61. Bouh ! Que d’émotions à la lecture de ce post ! Mélange de souvenirs de l’arrivée de l’un ou l’autre de mes 2 fils et de sentiments très actuels vis à vis… d’un ado de 14 ans. Alors on est bien d’accord : il n’est plus question d’allaitement ou de ventre à ventre (il est plus grand que moi…) et désormais, c’est moi qui vais au commissariat toute seule, la plupart du temps pour signaler ses disparitions (ben oui : après avoir refusé de dormir loin de moi/de son lit/de sa maison, mon petit tyran personnel exige de dormir dehors. Et pas chez un copain, non non non. Ca c’est permis. Donc sans intérêt). Dans mon cas cet enfant avait un vrai problème (polyallergies) ; on s’ est toujours décarcassé pour prndre en charge/arranger/compenser ses difficultés. Et maintenant que la plupart des allergies ont soit disparu soit diminué, il reste un ado habitué à des aménagements permanents, à des limites sans cesse repoussées. Je me dis que j’aurais fait une vraie dépression quand il était plus petit, j’aurai consulté plus tôt, on n’en serait peut-étre pas là. Croyez-moi : cette dépression post partum (parce qu’elle est apparemment prise en charge et source de prise de conscience) c’est une réaction saine et salutaire, un précieux investissement sur le long terme, voire même la garantie d’un avenir bien plus léger ! Courage courage…

  62. Si seulement j’avais pu connaître une seule personne vivant la même chose que moi. La mienne a bien failli finir bébé secoué. Le manque de sommeil c’est terrible. L’incompréhension c’est pas mieux. Courage

  63. comme je comprends ce que tu as vécu… et comme j’aurais aimé avoir des personnes pour m’aider et m’écouter à l’époque… je te souhaite plein de courage et de belles choses pour la suite!

  64. Bonsoir Élise, tu as tout mon soutien et mon admiration d’exprimer les choses comme tu le fais.
    Je voulais juste laisser un petit mot pour dire que ce genre de récit je l’ai entendu… à mon sujet.
    Je suis un de ces « affreux » bébés. J’ai entendu parler de moi dans ce genre de termes. Celle qui hurle non stop plusieurs heures par nuit pendant les 6 premiers mois de sa vie et que ses parents ont envie de jeter par la fenêtre.
    Je comprends et conçois ce que ça peut engendrer pour les parents, mais j’avais juste envie de témoigner d’une (certes, relative) souffrance d’être décrite en ces termes au long de sa vie.
    J’ignore pourquoi j’étais comme ça mais l’entendre raconter m’a marquée. Ce n’est pas très agréable ni très valorisant.
    Ton billet m’a donné envie de faire part de l’expérience de celle qui a pourri la vie de ses parents et aurait préféré être un bébé idéal :-)

  65. Je te suis de loin, et je suis désolée de ce qui t’es arrivé. Bref, tu n’es pas la seule. J’ai moi même eu la sensation de passer de l’autre côté de la barrière en accouchant et mon état n’a alerté personne à la maternité, ni dans les mois qui ont suivu. Tout ça, quand les femmes en parlent sincèrement, est certainement fréquent. Devenir mère m’a rendue plus lucide et surtout beaucoup plus bienveillante envers les mères. C’est dommage si certaines ne cultivent pas cette bienveillance. Tout ça pour dire que j’ai retrouvé un équilibre avec mon fils et mon homme et je suis sûre que le votre se construira au fil de l’eau. Mais trois ans après, je n’ai pas du tout envie de tout reprendre ce risque d’une dépression post partum. Je te souhaite du courage et des bonheurs simples

  66. Il me semble qu’on devrait aller casser la figure à celui ou celle qui a pu dire un jour « avoir un bébé, c’est que du bonheur!!! », non?

    Bien sûr, après certains parcours douloureux, le fait d’avoir un bébé en bonne santé est une merveilleuse nouvelle mais bon sang, ça reste une tempête plutôt terrifiante qui te tombe dessus du jour au lendemain!! Et, c’est encore le cas au 2ème et ensuite… (ce que, d’un certain côté, je trouve rassurant, paradoxalement)

    Bref, je n’ose imaginer ce que tu as dû endurer et j’admire ta décision d’en parler ouvertement. Je suis surtout rassurée d’apprendre que tout s’est apaisé et que tu lies une relation plus douce avec ton fils. Je vous envoie plein de bonnes ondes à tous les 3. <3

  67. Je te remercie de nous donner de tes nouvelles, désolée des moments douloureux que tu as traversés, mais aussi très heureuse que tu t’en sortes. Je crois que chaque maternité est unique, que c’est un tremblement de terre tant physique que psychique qui ne laisse personne indemne, pas même celles qui font pipi rose et pètent des paillettes mais elles ne l’avoueront jamais du haut de leur perfectitude manucurée. En ce moment, je vis un autre bouleversement avec des ados à la maison, c’est pas mal non plus et ça me rappelle quelque chose de ce que tu as vécu (et que nous avons toutes peu ou prou vécu ou frôlé par moments même si on en parle peu) ce passage où tout se réorganise, ce qui ne se fait pas sans mal. Je t’envoie plein d’amitié.

  68. Bonjour Elise,
    Je te souhaite plein de courage et j’espère que maintenant tout se passera au mieux.
    Take care of you

  69. Bonjour Elise,

    Je suis tombée par hasard ce matin sur ta lettre, et je me suis retrouvée 19 ans en arrière, car j’ai vécu la même chose que toi. Tu es une maman forte, car endurer le rôle de maman durant tous ces mois comme tu l’as décrit sort de l’ordinaire. Je te souhaite beaucoup de bonheur avec ton p’tit bout de chou.
    A bientôt.

  70. On oublie de dire qu’un premier enfant est un énorme chamboulement dans une vie, un couple. Et qu’il y a autant de bébés que de parents et donc autant de situations, de vies possibles. Des mots résonnent en moi car deux filles, deux grossesses différentes, deux débuts de vie différents et forcément deux personnalités différentes mais toutes dex adorables.
    Des bises

  71. Eh bien….OUI. C’est la vérité de pas mal de femmes.
    Il y a une omerta terrible sur la maternité: la grossesse est géniale , l’accouchement est forcément le plus beau moment de la vie , et la maternité va de soi (évidemment, et si ça cloche c’est toujours la faute de la mère). Coup de bol: vous avez accouché par voie basse? parce que certaines de mes copines se sont entendu dire que la césarienne ne permettait pas de faire de vous une « vraie » mère. a
    Bon, bref, etc, ad lib……..A la limite vous avez le droit à un petit baby blues, mais on vous précise quand même que la cause est hormonale.
    Plus que les premiers mois, pour moi ce furent plutôt les grossesses et les accouchement qui furent de purs calvaires, mais j’ai connu aussi une vraie solitude et les avis péremptoires (notamment sur l’allaitement).
    Mon dernier a maintenant 12 ans, et vous me renvoyez d’un coup 17 ans en arrière. Je constate amèrement que rien n’a changé dans le diktat sociial.
    Juste une chose: vous tenez le bon bout, parler est déjà un grand pas. Et vous êtes de toute façon la meilleure mère pour votre enfant, ne laissez personne vous dire le contraire. et votre fils le sait et le sent. Et comme disait ma Mamie: heureusemnt qu’on n’en fait qu’un à la fois, parce que si on était des chattes……:D! Bon courage Elise, et rassurez-vous: le meilleur est à venir.

  72. Chère Élise,
    Je suis heureuse d’avoir de tes nouvelles après ces mois de silence dont je comprends la raison désormais. Je suis heureuse aussi de savoir que tu vas bien, que ton fils va bien, que vous allez former une jolie famille.
    Les nombreux témoignages en réponse à ton article prouvent combien sont tenaces les préconçus autour de ce sujet et combien il est important que les femmes puissent disposer de lieu d’échanges et de discussions comme celui ci pour mettre à mal les images de la maternité triomphante.
    Je suis maman de 2 filles de 4 et 7 ans et médecin généraliste. Je travaille dans une maison de santé pluridisciplinaire en collaboration notamment avec une sage femme et la majorité de mes patients sont des jeunes mamans accompagnées de leurs progénitures. Si je m’en réfère à mon propre vécu ainsi qu’à celui de mes patientes, je crois que non seulement devenir mère peut être une douleur mais je dirais même que c’est plus souvent une douleur qu’un bonheur irradiant. Difficile de s’y retrouver entre les écrits péremptoire sur le maternage, les avis tranchés de vieux pédiatres culpabilisateurs qui abhorrent le retour en force de l’allaitement, les débateurs « pro Dolto/anti Badinter » et inversement, les pères dépassés et absents qui laissent gérer par ce que bon, « après tout ils n’ont pas de seins, et c’est bien tout ce dont le petit a besoin, non? », et puis les mères de ces femmes elles même rescapées des années 70 et de la période MLF ou il n’était pas de bon ton d’opter pour le choix de l’allaitement et à qui on a fait croire qu’elles n’avaient pas assez de lait pour nourrir convenablement leur petit, ces mères donc qui deviennent elles même des donneuses de leçon combattantes pro biberon et du  » ma fille tu ne vas pas te laisser dévorer par ton enfant tout de même! ».
    J’entends parler tellement de femmes touchantes qui font ce qu’elles peuvent et qui dans l’ensemble s’en sortent plutôt très bien! La maternité n’est pas considéré comme un sujet important de notre société, on place les jeunes mamans sous une cloche dorée, on les couvre de cadeaux de félicitations diverses, d’affreux conseils inutiles, mais on ne les écoute pas au fond.
    J’espère que quelques mères ( et pères bien sûr, beaucoup font aussi ce qu’il peuvent…..) pourront lire tes lignes et se sentir un moment moins seules!
    Merci donc pour ce témoignage (je pense que j’y enverrai certaines de mes patientes). Belle et longue vie à toi et ta famille!

  73. Bonjour, Elise,
    Un de mes fils a …32 ans aujourd’hui. En vous lisant, j’ai lu mon histoire …et son histoire: Un bébé qui pleurait ( hurlait) dès qu’il n’avait plus rien à avaler… Epuisement total, enfant qui grossit, qu’on met  » aux légumes  » à 3 mois pour éviter les farines, qui de toutes façons ne le calmaient pas… Régurgitations… pleurs pendant des heures la nuit, dès que le bib’ était fini… Aujourd’hui, mon fils a des problèmes oeusophagiens, des remontées gastriques, il a fini par faire une fibro… On a eu l’explication , non décelée : A l’époque, il passait pour un glouton, il se jetait sur la nourriture. En fait , cela calmait …la douleur, et dès que plus rien ne passait, la douleur revenait, et il hurlait. Personne n’avait compris. En fait, il a une petite malformation congénitale d’un  » clapet » qui ne se ferme pas, d’où des remontées gastriques…et ça fait mal. Tout simplement.Mais comme aucun toubib n’a rien vu, nous, jeunes parents, on a suivi les conseils, et eu un gros bébé..qui continuait de pleurer tout le temps… Aujourd’hui, j’ai 3 petits-enfants, dont je supporte très difficilement les pleurs, et gardé une difficulté quand aux bébés…Si on avait su!!!
    Bien sûr, votre problème n’est peut-être pas celui-ci, mais cela vaut le coup de vérifier s’il n’y a pas de souci du côté de son estomac ou oeusophage: Votre expérience m’a trop fait penser à ce que j’ai vécu, et cela peut éviter une fragilité future à votre fils… et aussi vous rassurer si vous envisagez une autre naissance: J’ai 3 enfants, et aucun des 2 autres n’a ce problème. Tant qu’il est petit, cela se soigne… Mon fils risque maintenant 1 intervention si les lésions ne se referment pas, il a un régime strict, bref, si on avait su!!! D’où mon message, au cas où… Bonne vie à vous, et à votre fils!

    1. o pascale ! c’est une piste que nous avons envisagé nous aussi car mon conjoint à ce problème justement.
      cependant, depuis quelques années nous avons que 80% des « problèmes de clapets » sont en fait des intolérance totales au lait de vache ! Depuis, mon homme revit, plus aucune douleur !! Et surtout plus aucun médicament nécessaire. De nombreux spécialistes parlent du clapet, mais rares sont ceux qui évoquent la vrai cause : l’intolérance aux protéines du lait de vache 😉

      1. Merci de cette indication, que je vais d’ailleurs transmettre à mon  » grand  » garçon… au cas où! Cela vaut le coup qu’il essaye de supprimer les produits laitiers pendant 1 moment, pour voir…mais il pleurait alors qu’il n’était pas au lait de vache… alors, c’est peut-être bien le coup du fameux clapet…
        Pour les bébés, je crois que cela s’arrange, cette allergie, mon 1 ier petit-fils l’avait et cela a disparu ( c’est aussi son anniversaire aujourd’hui, décidément, ce n’est peut-être pas 1 hasard si je suis tombée sur votre article juste aujourd’hui!!!

  74. Coucou Elise, J’ai vécu exactement la même chose que toi, j’ai mis 2 mois et demi à « aimer » mon deuxième enfant, qui m’accaparait autant que le tien… moi aussi je l’ai détesté, j’ai eu des mots durs avec lui, je lui ai crié dessus. Avec du recul, je ne pense pas avoir fait une dépression post-partum, simplement certains bébés sont plus difficiles que d’autres, et la fatigue exacerbe tous les sentiments, surtout les négatifs… J’ai toujours assumé cet état de fait, cet attachement au bébé qui tardait à venir. je l’ai dit souvent à la PMI, personne ne m’a jugé car j’assumais et je savais que ça passerait, même si sur le moment c’est dur et qu’on se sent très égoïste… Je te rassure, mon petit garçon ne m’en a jamais voulu et maintenant à 2 ans et demi, il est parfaitement épanoui !
    Bon courage, ça va aller de mieux en mieux.
    Nathalie

  75. Je ne suis pas mère, je ne l’ai jamais voulu (disons que je l’ai été indirectement et involontairement à un âge où on devrait juste jouer aux legos, mais passons) et je voulais juste te dire que, à défaut de pouvoir comprendre ce par quoi tu es passée, je suis touchée par ton post, va savoir pourquoi. Une mère a le droit d’être fatiguée, de ne pas aimer son môme H24, d’avoir envie d’être autre chose que mère. Et je pense que, paradoxalement, c’est ça qui fait une bonne mère. En tant que prof c’est ce que j’observe, il s’agit d’accompagner son enfant pour qu’il se détache et devienne un individu, pas un prolongement. Ne laisse pas les ultra-maternantes te miner, ton approche est humaine et saine. Il sera un homme ton fils! Bises

  76. Oh comme c’est terrible de lire ce que tu as vécu tous ces mois… Je trouve aussi qu’il n’y a pas assez (pas du tout ?) d’empathie autour des nouvelles mamans… On se sent tellement seules et démunies. Merci de partager ton expérience… Un peu d’honnêteté fait tellement de bien. Moi non plus je ne supporte plus les mamans dont le petit a fait ses nuits à 3 semaines et dort 12 heures d’affilée…
    Se construire comme maman est un chemin parfois difficile à suivre, il faut trouver sa voie.
    Je suis rassurée de voir que l’horizon s’éclaircit pour toi et ton petit garçon. Je vous souhaite le meilleur, à tout les deux, en accord avec chacun de vous.

  77. Bouleversée par ton billet.J ai fait un retour en arrière en lisant ces lignes. J’ai eu mes trois enfants en trois ans et demi, je me demande encore aujourd’hui où j’ai trouvé toute cette énergie.J étais comme tu l appelles une ultra maternante et je suis encore mère poule ( Anais a 23 ans, Luca 22, , Roberto 20!!) Luca a été le plus exigeant, il a tété toutes les deux heures pendant 10 mois. J étais lessivée, vidée. Je pense réellement que la fatigue est le plus gros problème lorsque l on a un bébé. Ne pas trouver de temps pour soi, pour son conjoint..Mais je tiens tout de même à t encourager, oui être maman ce n’est pas simple et c est à vie, mais lorsque l on réussi a dormir suffisamment que petit bout grandit tout va mieux. Mais je pense que tu as raison il faut mettre des limites ( je n y suis pas arrivée) pour vivre sa vie de femme et pas que de maman. Courage Elise et merci pour ce témoignage

  78. Bonjour Élise,
    Maman de 3 grands enfants,( 20, 17 et 13 ), un livre m’a beaucoup aide à la naissance de mon premier ( dépression post-partum …) je l’offre encore maintenant à toute les jeunes mamans :  » mon enfant dort mal » de Challamel et Thirion. Il existe en livre de poche, et explique les cycles du sommeil de la naissance à l’ adolescence, je le consulte encore parfois !
    Bravo pour votre témoignage . Et les limites, c est surtout de l éducation bienveillante!
    Je vous embrasse

  79. Bonjour Elise,
    Je trouve ça complètement fou que l’on réagisse comme ça. Je n’ai pas (encore) d’enfant, je ne l’ai donc pas vécu, mais pourtant, je n’ai aucun mal à admettre/imaginer que ça puisse être dur, intenable, voire carrément horrible, d’avoir un très jeune enfant. Ma mère a eu ma soeur 11 ans après moi, elle avait 40 ans, et je l’ai toujours entendue dire que parfois, la nuit, quand on est totalement épuisée, on ferait n’importe quoi pour que l’enfant se taise enfin (elle a empilé des peluches sur ma soeur qui hurlait dans son lit jusqu’à ce que sa voix soit etouffée, puis elle s’est reprise et les a enlevées…juste un exemple). Même si on l’a désiré, même si on est une bonne mère, etc…
    Ces gens qui ont été si durs (car oui, on peut être maladroit, mais là, ça dépasse la simple maladresse), ont-ils des enfants? Ils devraient savoir ce que c’est, dans ce cas…
    En tous cas, en tant que femme qui n’est pas encore mère, je te remercie pour ton témoignage sans langue de bois. Je suis désolée que ton silence ici n’ait pas été, comme je le pensais, seulement dû à une envie de profiter loin du blog.
    Bon courage, je ne trouve que ça à dire. tu as tout mon soutient « virtuel », certes, mais sincère.

  80. Bonjour ,courage je suis grand -mere mon petit fils a dix moix il va a la creche mais quand je le garde et qu il pleure sans que je sache pourquoi j ai toujours le meme sentiment d impuissance que quand sont papa etait petit et que je dormais assise sur une chaise avec lui sans autre solution sinon il pleurai des heures des jours et des nuits il y a de cela …….. 35 ANS COURAGE ET QUE CELLES A QUI LA FRANCHISE NE PLAIT PAS PASSE LEUR CHEMIN LA MERE PARFAITE ET SANS REPROCHE NEXISTE PAS …

  81. chère Elise! je suis contente de te revoir en meilleure forme et désolée que tu aies pu traverser des moments aussi « difficiles ». Je t’envoie toute ma sympathie! des bises!

  82. chère Elise,
    tu n’imagines pas combien tes mots en vérité sont importants et aidants. Je te suis depuis longtemps et apprécie toujours plus ta justesse. Je crois ne t’avoir envoyé que quelques commentaires sur ton blog mais beaucoup de pensées, très régulièrement, pour toi et ta famille. Je suis heureuse de te savoir mieux aujourd’hui et je vous souhaite toujours plus de bon ensemble. Merci encore à toi.

  83. Bonjour Elise,
    Je suis ton blog depuis un peu plus d’un an maintenant, et ce que je lisais de toi me faisait penser que tu devais être une belle personne. Je t’ai aussi croisée sur des salons, mais je n’avais jamais oser poster un commentaire ni t’aborder, parce que je me disais que ça faisait un peu bête d’aller dire ça comme ça à quelqu’un qui ne vous connaissait pas – et je suis encore hésitante en écrivant ce post, bloquée par la peur de ne pas trouver les bons mots (ou pire :-), d’avoir l’air nouille). Moi-même jeune maman d’un bébé de 3 mois, je comprenais bien ton silence sur le blog, mais je n’imaginais pas que cela se passait difficilement. Je ne vis pas la même chose que toi, mais mon histoire pour arriver à la maternité a été longue et compliquée, ce qui m’a valu pendant des années des commentaires fatigants et beaucoup d’incompréhension et de jugements à l’emporte-pièces. Le point positif, c’est que le regard des autres m’indiffère aujourd’hui (heureusement, vu certaines réactions quand j’affirme que la grossesse c’est chiant, que l’allaitement très peu pour moi et que rester à la maison avec un nourrisson n’a rien d’épanouissant). J’accompagne une amie qui vit un peu la même chose que toi, avec un bébé qui demande beaucoup d’attention (euphémisme) et RGO qui n’a guère quitté les bras de sa mère depuis sa naissance il y a 2 mois, en faisant le peu à ma portée, c’est-à-dire en lui gardant son fils dans mes bras pendant qu’elle va dormir un peu, même si ça veut dire supporter ses pleurs pendant 2 heures. Je comprends ta fatigue et ton angoisse, et cela me rend triste de savoir qu’il vous a fallu affronter ça seuls, avec ton conjoint. Grâce à l’association, tu sais donc désormais que tu es loin d’être un cas isolé et j’espère que cela te redonne un peu de forces. Je suis touchée par ton histoire et je t’envoie donc toute ma sympathie, très sincère même si un peu vaine. J’ai cru comprendre que tu habitais la région parisienne (moi aussi), et si tu en as encore besoin, je peux te donner des adresses de soignants (sages-femmes, osthéo) bienveillants et qui ont l’habitude d’accompagner toutes les mamans (celles des films pour qui tout va bien, et puis nous autres pauvres femmes de la réalité). Je te souhaite le meilleur pour la suite.

  84. Je complète par une information que tu as peut-être déjà (dans ce cas désolée pour la redite) : l’une des sages-femmes / osthéo spécialisée en allaitement, qui accompagne mon amie, lui a conseillé de ne pas allaiter en « madone » mais tout simplement en posant le bébé assis face à elle, la tête sur le sein (n’allaitant pas moi-même, je ne sais pas mieux expliquer), position traditionnelle oubliée qui évite d’avoir mal au dos ou de se faire une tendinite de fatigue à force de porter le bébé, ce qu’elle avait eu avec son premier enfant. Conseil que mon amie applique et qu’elle trouve super. Au cas où cela puisse servir à d’autres…

  85. Votre blog fait partie de ma vie depuis longtemps, et aujourd’hui je suis tombée sur votre billet, et comme la maternité m’intéresse (2 enfants) et que je sais que ce n’est pas que du bonheur, j’ai n’ai pas passé mon chemin : j’ai lu votre billet et j’ai été très touchée…et c’est vrai qu’il faut d’abord être bienveillant envers soi-même : mais ce n’est pas facile !
    Je vous souhaite tout plein de petits bonheurs pour la suite …

  86. Bonjour Elise,

    C’était il y a 10 ans exactement, et ton message me bouleverse car j’aurai pu l’écrire (police exclue !!)… la dépression n’a été prise en charge (super bien par psy et sophrologie) que 4 ans plus tard car je n’arrivais pas à me lancer dans un deuxième enfant, tout en le souhaitant, car je me sentais incapable de replonger dans cet enfer…
    Le second a été 100% différent, un placide gros dormeur, j’ai mis des mois à me dire que cela ne venait pas de moi…
    Au bilan j’ai vécu la naissance de ma fille comme une violence inouïe (qui a démarré par une césarienne en urgence) qui m’était faite. Cette naissance a sapé tous mes repères, toute ma confiance, toutes mes forces. Aujourd’hui je vais mieux, j’adore mes deux enfants, je suis très impliquée auprès d’eux mais je travaille à temps plein car j’ai besoin de m’épanouir ailleurs et mon rêve reste la solitude dans cette vie trop remplie.

    Je me suis sentie trahie par toutes les mères qui taisent, qui cachent et pour qui c’est la plus belle chose qui puisse nous arriver, et que tout ça c’est bien « normal », non : c’est inhumain !!

    Quant au maternage intense, à l’allaitement jusqu’à l’épuisement, le co-dodo et compagnie… c’est certainement très bien pour celles qui le vivent bien, mais de grâce qu’on nous ne l’impose pas comme le meilleur modèle, le seul qui fasse de nous de bonnes mères et qui permette à notre enfant, pour lequel nous voulons le meilleur, la seule option… Lire Elisabeth Badinder sur le sujet quand tu en aura le temps 😉

    Courage!! ton petit aura bien profité -abusé- de toi, il part avec tout ce que tu lui auras donné et vous allez maintenant construire la suite en fixant les limites : les tiennes et les siennes…

    Courage pour finir de sortir de cette épreuve et surtout merci pour ce témoignage si sincère… je suis bouleversée de l’avoir lu.

  87. Bonjour Élise,

    J’ai découvert ton blog il y a quelques années, où je venais me régaler de tes photos et conseils tricot même si je ne tricote encore que très rarement mais j’aime cette matière et ma Mum était une tricoteuse hors pair ! alors je sais apprécier les qualités tricotesques !
    Quant à ton histoire avec ton bébé elle me touche beaucoup
    Tu ne mâches tes mots et c’est tellement VRAI.
    Faut arrêter de mentir aux futurs mamans : accueillir un bébé ce n’est souvent pas QUE du bonheur, même si il y a sans doute des exceptions !
    Et non ! pas besoin de jugement, surtout quand on est en situation de fragilité émotionnelle, physique et tout le toutim.
    Et oui pour « bien » materner il faut être en forme, je le vois bien encore avec ma deuxième fille de 6 et demi qui est très demandeuse d’attention, si je suis très fatiguée ou déprimée, je n’arrive plus à être en phase avec elle pour accueillir ses émotions et j’ai juste envie de tout plaquer…
    Notre société, n’est pas structurée pour aider les mamans à élever leur bébés, pas de lieux d’accueil ouverts chaque jour pour se retrouver avec d’autre familles et des pros pour discuter, échanger, souffler un peu, se poser avec d’autres, comme ça se fait en Suède par exemple. Ici parent + bébé = isolement et tout ce que ça peut générer… bref on peut en parler pendant longtemps, mais c’est un sujet tellement important !
    En tout cas j’apprécie ta lucidité et ta franchise…
    Bonne continuation à vous !!!
    Cécile
    PS : Tu connais PEPS magazine ? Mag orienté parentalité positive non jugeante, c’est top, ça me rebooste de le lire !

    1. Bonjour,
      Merci pour ce témoignage Elise. On est nombreuses à avoir vécu le gouffre de l’épuisement maternel, rien que d’y repenser, les yeux me piquent. Février 2015 ? Pas vu passer, mais mon corps s’en souvient. Merci pour le lien vers l’association, je vais les contacter car j’aimerais faire le point sur ce moment de ma vie.
      Il existe des lieux parents-enfants dans de nombreuses villes, et c’est génial. Je vais toutes les semaines à l’îlot-bébés dans le 13ème, ça m’a aidé à positiver après mon burn-out. Ça fait du bien de voir son bébé jouer tranquillement pendant qu’on parle entre adultes.
      Et aussi les ateliers d’éveil musical, ma puce en sort toute détendue et moi aussi. Bon, ça c’est payant, mais 20€ une fois par mois pour partager du plaisir avec mon bébé, je me l’accorde !

      Je te souhaite plein de beaux moments avec ton petit d’homme.

      Lili

  88. Ben voila…..Coucou Elise
    Pas facile:certe, mais qui avait dit que c était si simple d être maman?
    Je suis aussi passée par là …c était éprouvant avec mon aîné (30 ans mnt!) et j étais si jeune! …
    Je pense que nous voulons tellement bien faire …que nous nous faisons « bouffer »!
    Puis les jours,mois passent et on arrive pas à décrocher ….on veut le meilleur pour eux et tous
    nous tombe dessus ….et on arrive plus à reprendre surface!
    Ne t en veux pas…..parles-nous ,racontes-nous:c est la vraie vie et personne ne peut juger.
    Tu as franchis un bon pas:le dire!…. le meilleur reste à venir.
    Si tu veux je suis là aussi,même en mp 😉 : pour te parler ,te réconforter,….et t aider !
    Vas de l avant ma Belle,….je t embrasse très tendrement en attendant de te lire de nouveau .

  89. Mon Dieu Élise que la lecture de ton billet m’émeut. J’imagine quel enfer tu as dû vivre.
    Je ne juge pas, je ne suis pas bien placée pour. Et puis ça ne servirait à rien.
    Je me retrouve dans certains de tes propos, avec les naissances de mes kids. Car je n’ai pas cette abnégation que d’autres ont et qui leur permettent de faire passer leurs besoins en dernier. Je n’ai pas honte de dire que j’en veux parfois à mes enfants, car ils m’ont brisée. Ils ont brisé mon corps, ils ont brisé mes nuits, ils ont brisé parfois mon couple, ils ont brisé ma carrière. Le tribut est lourd. Devant la maternité nous ne sommes pas toutes égales malheureusement. Et il y a des tabous.
    Exprimer tout cela est déjà un premier pas vers du mieux, même si ça fait un électrochoc.
    Je dis souvent que les épreuves de la vie sont des filtres à cons. Si des ami(e)s t’ont tourné le dos, c’est qu’il(elles) ne te méritaient sans doute pas.
    Bon courage pour la suite Élise. On ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs mais surtout, n’oublie pas que c’est ton fils qui choisira un jour ta maison de retraite 😉

  90. Oh, Elise, je vous lis aujourd’hui….Je me suis surprise à penser à vous de temps en temps, je vous ai lu avec attention, je suis auxiliaire de puériculture en crèche, entre l’image d’Epinal qu’est d’avoir un enfant, et l’enfant lui-même, il y a un monde d’écart : la réalité, la sienne….pas celle des magazines, où ce que souhaite nous renvoyer la société. Elise, je perçois votre force et celle de votre compagnon….la rencontre avec chaque nouvelle famille accompagnée est pour moi, ce moment, où nous construisons ensemble une confiance, afin que tout puisse d’être dit….sans tabou aucun….et pour tout ce petit monde faisant une famille. Je suis triste sincèrement, de voir par où votre chemin vous a fait passer…..il est vrai qu’il est plus agréable en ces instants de faire de bonnes rencontres. Je sors de l’hôpital, je me suis fait opérer, il y a quelques jours, je suis heureuse de mon savoir humain, pour avoir pu faire face à une équipe soignante en souffrance…..et d’avoir eu la capacité d’en discuter avec respect avec le chirurgien. Nous vivons dans un monde si culpabilisant pour les parents. Ces moments difficiles vécus vous ont solidifiés tous les trois….allez à l’essentiel, vers vous-même, et peu importe ce qu’en pense autrui….Bel après-midi…

  91. Bonjour Elise,
    Comme beaucoup, je n’imaginais pas une telle souffrance pendant ce silence sur ton blog…
    Oui, hélas, le post partum fait des ravages et est encore tabou, tu fais bien d’en parler sur ton blog !!
    Tu as le courage de dire tout haut ce que beaucoup vivent et pensent tout bas…
    Je n’ai pas eu de baby blues, mais je suis d’accord que la maternité est compliquée… C’est difficile d’être Maman et c’est vrai que j’ai aussi eu des remarques en tant que jeune maman, qui m’ont bien démolie… ( de la part de la secrétaire de ma pédiatre par exemple, qui voulant me donner des conseils, m’a fait me sentir comme de la m…. ! J’avais l’impression d’être une « sous-mère »…) Je fais donc très attention à ce que je dis aux nouvelles mamans !!
    Courage à toi, de beaux moments restent à venir, de moins bons aussi… ;-))
    A très bientôt sur ton blog!

  92. Chère Elise, je suis désolée de ce qui t’arrive, t’es arrivé, et ravie que ça aille mieux. je comprends tout à fait que tu aies pu craquer, et je compatis. De mon côté, on me met beaucoup en garde contre le risque d’épuisement et de burn-out, avant même la naissance des enfants : en attendant des jumeaux, tu imagines comme chacun(e) peut aller de son commentaire, alors que si peu (de celles qui donnent des conseils ou qui prédisent l’apocalypse) ont réellement vécu cette expérience. J’ai lu des témoignages sur internet, et puis j’ai arrêter de les lire, parce que c’était plus stressant qu’informatif, et parce que chaque grossesse et expérience de maternité est différente. Je sais que j’ai eu beaucoup de chance avec notre fille aînée, je l’ai toujours su, même si elle a mis du temps à faire ses nuits c’était quand-même un bébé calme et adorable, mais surtout elle a été très peu malade dans ses premières années, comparativement à d’autres bébés et enfants de notre entourage, (peut-être grâce à l’allaitement prolongé?). Je ne sais pas comment seront ces bébés, ce que je sais c’est qu’ils sont déjà très différents l’un de l’autre, l’un bouge beaucoup, énormément, dans tous les sens, et l’autre non, il reste plus longtemps dans une position et je ne le sens presque pas. Ce que j’ai appris de ma première grossesse c’est qu’il faut faire le tri, et la synthèse en même temps, entre tout ce qu’on lit et ce qu’on nous dit, pour se fier plus à son propre instinct. Si ton instinct te dit que tu as besoin de te reposer, ou de confier ton bébé pour décompresser, aussi bien que s’il te dit de ne pas le laisser pleurer alors que l’entourage rabache que ça n’a jamais fait de mal à un bébé de le laisser pleurer, je crois que l’on sait au fond de soi ce qui est bon pour lui et pour soi. Bref, pour le moment moi je suis assez entourée, et je trouve une grande écoute et disponibilité de la part de la sage-femme de la PMI qui s’occupe des grossesses un peu à part. Je sais qu’en cas de besoin elle peut venir me voir, elle m’a parlé aussi de la psy du centre médico-social, des puéricultrices qui peuvent venir m’aider avec les bébés quand ils seront nés, de ne pas hésiter à les solliciter. Je n’en avais pas eu besoin pour ma fille, mais c’est rassurant de savoir qu’il y a des personnes à l’écoute et disponibles, comme celles que tu as trouvées et qui t’ont aidée!
    Mais enfin oui, je suis pour la bienveillance aussi, évidemment. Je suis souvent révoltée et même blessée de voir comment certains bébés ou enfants sont (mal)traités, avec des gifles qui partent sans préavis sur des enfants qui ne comprennent pas ce qui leur arrive, des bébés qui sont laissés seuls dans une pièce inconnue, à hurler de peur, des parents qui insultent leurs enfants, je trouve ça réellement insupportable. Mais comme tu le dis très bien, poser des limites à son enfant ce n’est pas le maltraiter, au contraire, c’est nécessaire. Effectivement, si je me rappelle bien c’était grâce aux conseils de ma sage-femme de l’époque, assez tôt, ma fille a fait sa sieste dans sa chambre, même quand elle passait la nuit dans la notre par commodité pour l’allaiter, et a appris à s’endormir sans moi. L’aider à devenir autonome est un objectif qui continue encore aujourd’hui, pour son bien autant que pour le notre… Bon courage, même si le pire est déjà derrière toi! :)

  93. Chère Elise, comme je te comprends… On nous vends l’image de la maman parfaite, qui tombe amoureuse de son nouveau né au premier regard, n’est jamais fatiguée, gère tout de manière quasi magique et en plus, retrouve sa ligne en 2 jours et demi ! Oser dire qu’on va mal et appeler au secours est la plus belle preuve d’amour que tu pouvais donner à ton fils. J’avais déculpabilisé de cette difficulté à trouver un équilibre en écoutant une conférence du professeur Israël NISAND spécialisé d

  94. dans la fécondité expliquer que l’instinct maternel avait été inventé par les hommes pour ne pas avoir à culpabiliser de ne pas se lever pour les biberons et pleurs de nuit… On a toutes connu des moments difficiles après une naissance… Courage, comme me l’avait dit une amie, on a aussi le droit d’avoir des défauts et des passages sans… On n’est qu’humaines….

  95. Merci de ta sincérité ! c’est très rare !

    contente que tu aies su trouver de bonnes oreilles pour t’écouter et que le papa résiste aussi !
    vraiment lamentable cette histoire de flics… je n’ose imaginer ce que vous endurez. J’espère que la pression va retomber vite fait.

    T’inquiètes tu seras une super maman ! (aucune n’est parfaite de toute façon)
    Je t’envoies toute ma bonne énergie et « may the Force be with you! » :)
    Courage ! ! !

  96. coucou,

    En lisant ce message, ça me renvoie presque 9 ans en arrière, pour mon aîné.
    J’étais déjà allée plusieurs fois voir famille / amis à la maternité, et à chaque fois, j’avais découvert une maman épanouie, avec un bébé dans son berceau en plastique, endormi et serein, ou calme dans les bras de sa maman. je m’imaginais tout naturellement qu’il en serait de même avec le mien…
    Ah… mais dès qu’il est né, il m’a bien fait comprendre le contraire… Des HURLEMENTS à longueur de journée / nuit. Le sein le calmait, mais dès que je le retirais, il avait un sursaut de réveil et c’était reparti… Il était blindé de coliques… On avait instauré des tours de ronde avec mon mari en enquillant des tours de table de salle à manger… Il gérait par exemple jusqu’à 2h et moi 6h ou inversement. l’HORREUR absolue.
    la seule chose qui l’a soulagé, c’est de l’allonger sur le ventre (oui, je suis une mère horrible), j’ai refusé de le faire pendant presque 2 mois, et puis j’ai craqué. Il n’avait plus mal au ventre. Résultat, j’angoissais à mort et j’allais le voir toutes les 30 minutes… résultat j’au dû lui transmettre mes angoisses!!!
    Bref, on a galéré de nombreux mois. et puis doucement, comme le tien ça s’est calmé.
    et si ça peut te rassurer, pour mon 2ème, tout a été plus simple. un bébé bonheur, qui avait toujours le sourire et très calme.

    ET , pour finir sur une note positive : mon aîné est aujourd’hui un amour d’enfant, très calme, posé, mon grand sérieux… et mon 2ème a été bien plus difficile pendant quelques années. Comme quoi, t’inquiète, les premiers mois ne font pas tout…

    mais, je comprends ta détresse, car si mon mari n’avait pas été là, je me dis que je comprends que dans certaines situations extrêmes on puisse en venir à secouer son bébé. C’est horrible, mais arrivé à un tel degré d’épuisement, on n’a plus les idées claires, et on veut juste que le bruit cesse.
    Une chance, j’ai toujours réussi, quand je ne pouvais simplement plus, à le poser dans son lit et fermer la porte pour partir me calmer…

    courage, le plus dur est derrière toi!

  97. La claque ! Moi qui venait juste chercher un « pti blog » de tricot. J’en chiale. Je me reconnais tellement dans ton témoignage si bouleversant. Et nécessaire. Nécessaire pour qu’on arrête d’encenser nos modes de vie et de culpabiliser les parents qui se retrouvent bien seuls une fois rentrés chez eux. Dans les sociétés plus traditionnelles, les mères étaient beaucoup plus entourées qu’elles ne le sont aujourd’hui. Aujourd’hui, dans la société de la performance, il faut pondre vite, se remettre vite, perdre son poids vite, être maman, épouse, maîtresse sexy, copine, à peine 5 jours après avoir accouché, hop hop hop, être vite des parents parfaits du bébé parfait qui fait ses nuits, fait risette, n’a mal nulle part tellement on est parfaits, vite retourner au boulot, hop hop, hop, la société de consommation n’attend pas.
    Alors que s’il y a bien un moment dans sa vie où il faut prendre son temps, se laisser vivre, au rythme des jours et des nuits; dormir pendant que bébé dort, etc. c’est bien quand on devient maman. Mais non !! Il faut s’occuper de bébé, se laver, se faire belle, faire les courses, mitonner des bons petits plats, aller voir la famille, les amis, sortir, bref, la wonderwom

  98. Zut, j’ai merdé en tapant mon texte et j’ai cliqué trop vite sur publication …
    Je disais, la wonderwoman quoi. Ou ET.
    Bien contente que tu sortes la tête de l’eau. Sache que tu n’es pas seule à avoir été dans ce cas et que tu auras de supers moments avec ton petit bout.
    Aujourd’hui, je suis une maman épanouie d’un petit mec de 15 mois … alors que les premiers mois ont été cahotiques et pas du tout idylliques. Bravo pour ton beau témoignage.

  99. Malheureusement, je te comprends fort bien car j’ai découvert ma propre impuissance et les pensée violentes pour mon premier enfant. Mes parents étaient totalement incompréhensifs car apparemment j’étais une enfant modèle…
    (Il s’avère finalement que c’est un enfant HPI, ce qui peut expliquer les terreurs nocturnes, l’endormissement difficile, les siestes de 45mn…)
    On ne nous dit pas que devenir parent c’est ressentir une ambivalence extrême parfois, le père de mes enfants le ressent lui aussi, pas que moi.

  100. Bonjour Elise,

    J’ai lu ton article le jour de sa publication.
    J’ai été très touchée par ton récit. J’y ai pensé plusieurs fois depuis, et finalement bien qu’ayant peu l’habitude de réagir aux articles de blogs, je me suis décidée à te l’écrire.
    Je te souhaite de poursuivre la « remontée » dans les conditions possibles.

  101. Bonjour Élise.
    Je voulais juste te dire que j’ai vécu la même chose et tu utilises des mots très justes.
    Et ajouter que, après ces premiers mois difficile avec Aljoscha, j’avais décidé que je n’aurais pas d’autres enfants parce que je ne me sentais pas la force.
    Mais, je ne saurais te dire pourquoi, alors qu’il allait sur ses un an, j’ai eu de nouveau envie de mettre au monde un autre enfant. Je lui donnais son biberon, et j’ai réalisé que notre relation avait changé, radicalement sans finalement que je ne m’en rende vraiment .
    Il a bientôt 7 ans et c’est un enfant doux, rêveur, autonome complètement différent du tyran en couches culotte qu’il avait été ses premiers mois.
    Il a deux frères, et tout c’est passé le plus simplement et le plus naturellement du monde dès leur naissance. C’était même si simple, que j’avais souvent l’impression de rêver
    Merci Élise, merci d’avoir parlé pour toutes celles qui n’osent pas et qui se sentiront moins seules grâce à toi.
    Je vous souhaite à tous les 3 tout le bonheur du monde…

  102. Chère Elise, merci beaucoup pour ce magnifique témoignage, qui donne une petite idée de ce que vous avez traversé. Je pense qu’il aidera beaucoup de mamans qui traversent les mêmes choses que toi, mais j’espère aussi que d’autres personnes te liront, pour apprendre à relativiser leur propre expérience et leurs certitudes. Je souhaite très fort que toi et ton bébé, ainsi que ton couple, retrouviez vite de l’énergie et de l’apaisement. Tendrement, Alys

  103. Un témoignage fort, important, et qui me touche, et qui raisonne, 20 ans après, encore douloureusement en moi.
    Ma chance sans doute: peu d’internet à cette époque, mais la même ligue de l’allaitement aux mots enregistrés et aux phrases toutes faites, qui n’écoute pas mais récite.

    La paix et la complicité vont maintenant pouvoir s’installer entre toi et ton petit.. Les beaux jours commencent.
    Meilleurs voeux de bonheur :-)

  104. bonjour Elise,
    Je ne peux rester dans l’ombre. Juste un petit mot, un signe pour dire que je pense à toi et à ton petit homme . Je suis passée par là aussi . je fais très attention, depuis maintenant 12 ans, à qui je parle de ma fille et de notre histoire à toutes les deux (et combien nous vivons quelque chose de très fort et de beau toutes les deux :-)). et comme tu le dis : je veux ne juger aucune mère que l’on dit défaillante dans mon entourage ou ailleurs et je veux m’épargner les jugements et les avis définitifs . Au plaisir de te croiser à nouveau, un jour, des aiguilles à tricoter pas loin, une tasse de thé en plus pour discuter de tricot mais pas que, en toute liberté 😉

  105. Bonjour,
    Je tombe sur votre blog en cherchant des modèles de leggings pour bébé (que je ne sais pas réellement quand je vais coudre, puisque le bébé en question, mon petit dernier, m’accapare beaucoup… à croire qu’il préférerait se balader à poil que de laisser le temps à sa mère de lui coudre des merveilles 😉 ) et je suis évidemment touchée par ce franc témoignage. Je trouve vraiment désolant (choquant, affolant) qu’il ait été si difficile de trouver de l’aide. (Et franchement, appeler la police!?, non mais j’en reviens pas!). Je pensais que les pédiatres, sage-femmes, puéricultrices étaient attentifs à cela (parce qu’un bébé qui mange toutes les heures, ça peut pas être vivable!). J’espère que maintenant le bonheur s’installe gentiment.
    En tout cas je repasserai par là parce que j’y ai vu plein de belles choses.
    Courage et bravo pour ce courageux témoignage!

  106. Bonjour, j’adore vraiment votre blog, à tout point de vue. Pour moi aussi les premiers mois de maman ont été durs (même si pas à ce point-là) et je ne peux que vous dire merci de l’exprimer « publiquement ». Et en effet les ultra maternantes (et infirmières etc.), comme vous dites, ont été les plus pénibles… moi elles me culpabilisaient à fond parce que mon allaitement ne marchait pas, le sous-entendu étant que je n’aimais pas mon fils, ou que j’avais un blocage psychologique ou autre. Juste physiquement ne pas avoir de lait était totalement impossible pour elles toutes !!! Donc moi, les 3 mois dans mon canapé, je les ai passés avec un tire-lait… et une feuille et un bic pour noter les heures, les quantités etc… Un enfer !!! Pour le 2e, aucun risque, j’enverrai tout le monde balader !!! Le truc le plus important à dire à une mère pour moi, c’est qu’elle doit se sentir bien pour que l’enfant se sente bien, et pas se sacrifier.

  107. Bonjour,

    Je suis tombée par hasard sur votre blog et tout particulièrement sur ce message…. et je peux vous dire que s’il y a bien quelqu’un qui peut vous comprendre, c’est bien moi!

    Mon histoire est similaire à la vôtre: alors que rien ne m’y préparait (grossesse désirée et sans accroc, accouchement nickel), j’ai passé les 4 premiers mois de ma fille dans le même etat que vous. Dès la maternité, ma puce n’a fait que hurler des heures et des heures sans que je ne puisse RIEN faire et quand je dis rien, c’est RIEN. Même la porter en écharpe ou la bercer n’y changeait quoi que ce soit. J’avais tout essayé aussi, tout lu, toutes les pistes ont été envisagées également, elle a même ete traitée pour un RGO sans succès. Et comme pour votre fils, à côté de ça, elle grossissait bien, trop bien même vu que j’avais tendance à la mettre au sein trop souvent (la bouche pleine, elle ne pouvait que se taire… enfin, ça ne marchait pas non plus tout le temps).

    4 mois d’enfer absolu. 4 mois à m’enfoncer un peu plus chaque jour. 4 mois à ruminer, à avoir des pensées de plus en plus noires vis-à-vis de ma fille et de moi, 4 mois de solitude et de déchéance (elle pleurait tellement qu’aucune sortie n’était envisageable)…

    Comment je m’en suis sortie? Je l’ignore. La reprise du travail à ete ma première vraie bouée de sauvetage. Je pouvais enfin ne plus entendre les hurlements de ma fille. Le papa m’a ete aussi d’une grande aide. Par contre, en dehors de lui, aucune aide bien entendu.

    Je terminerai mon message sur une note rassurante: ma fille a désormais deux ans. Certes, les choses ne sont pas toujours rose (à 2 ans, c’est l’âge du non et des crises qui vont avec), mais les choses se sont énormément apaisées. Elle s’est mise à moins pleurer avec le temps et aujourd’hui, elle n’est pas plus criarde ni capricieuse qu’un autre bébé de son âge. Je vous précise cela car j’avais au fond de moi une trouille immense que ma fille serait toujours « comme ça »… et bien non, un bébé hurleur n’est pas forcément destiné à devenir un enfant terrible et un futur adulte psychopathe!

    Bon courage à vous. Il faut du temps pour se remettre d’un tel traumatisme. Aujourd’hui encore, il m’arrive de paniquer dès que ma fille chouine un peu, l’angoisse est toujours là, tapie au fond de les tripes, mais ça va mieux, beaucoup mieux et les liens que j’ai tissés avec ma fille sont indicibles tellement ils sont forts :-)

  108. Bonjour,
    Maman de trois, je peux vous dire que je vous comprends.
    Beaucoup de courage pour avancer côte à côte. La vie n’est pas un long fleuve tranquille… Mais elle peut être belle.
    Témoignage dur mais fabuleux. BRAVO.
    Aimez vous, prenez soin de vous…

  109. J’ai presque honte de ne pas avoir été là pour toi… on ne se connaît pas, hormis avec quelques articles d’In the loop ». Tu ne m’aurais certainement pas parlé… mais j’aurais pu comprendre je pense, grâce à mes enfants, grâce à mon propre parcours.
    Bravo pour ce chemin parcouru, nous sommes bien seule en tant que mère aujourd’hui, alors que depuis la nuit des temps les enfants s’élèvent en groupe… vas savoir pourquoi 😉 :-p
    Vive le papa, vive bébé et vive toi.

  110. Bonjour Elise, je suis venue « prendre de tes nouvelles » puisque j’ai des clientes qui tricotent ton patron Merlot et ca m’a fait penser a toi!
    Contente que tout se mettre dans l’ordre après des moments difficiles.
    Ayant 2 enfants très très différents, je peux te dire que je te comprends et que oui parfois les jugement et conseils déplacés deviennent drolement agaçants!
    J’ai laissé ma fille pleurer parce que je n’en pouvais plus de l’entendre et essayer de la « consoler » pour souvent rien! Elle a 2 ans et ca arrive encore! Mais par chance il y a les bons moments.
    Prends du temps pour toi parce que c’est nécessaire a ta sante a toi aussi et Profites des bons moments avec ton petit homme parce que comme tout le monde doit te le dire (mais c’est tellement vrai!) ça grandit trop vite. Je suis allée avec mon fils pour l’inscription a la maternelle..c’est fou!

  111. Chère Élise,
    Nous nous étions parlé la dernière fois en janvier 2014. Sur cet espoir de devenir parents apres des épisodes douloureux. Et c’est apres un cri de ma fille dans son sommeil que je trouve le temps de reprendre de tes nouvelles. Ma fille… Née aux mêmes moments que ton fils en novembre. Il y a de drôles de coïncidences.
    Je parcours tes articles et comprends sans mal les sentiments qui ont pu t assaillir face à une situation si intense. Je les comprends sans toutefois les avoir vécu (je suis la nana à baffer d’avoir un karma incroyable). L’aide et la bienveillance de certaines personnes contrastent souvent avec l absence totale de compréhension de ceux qui auraient du t apporter du soutien. L important est de le recevoir ce soutien pour une vie qui s apaise.
    Je suis très heureuse pour toi pour vous, pour cet amour qui vous lie enfin (il existe un délai pour tomber en amour pour son enfant, j’en suis persuadée, il faut apprendre à le connaître).
    Notre système de santé ici envoie une infirmière dans les 48h apres ton retour a la maison (nous sommes rentrés moins de 48h apres la naissance) et celle ci m a donné le meilleur coup de pouce qui soit : « vous avez une belle petite princesse, mais n oubliez pas que la Reine c’est vous ! » Si juste ! Toutes les nouvelles mères devraient entendre cette phrase pour démarrer sans culpabilité face aux nombreux questionnements.

  112. Que c’est rafraichissant! Les gens n’osent pas dire ce genre de chose à voix haute. Tu as bien fait!

  113. Hello… Au hasard de mes recherches sur le net de modèles de tricots, je tombe sur ton billet… Woah… Superbe ! Pas ton ressenti de ces premiers mois avec ton bébé, mais ce que tu as su en retirer et exprimer…
    Ce ressenti, je l’ai vécu. Le regard et les mots douloureux des « bienveillants » qui savent mieux que toi… qui n’ont surtout pas eu d’enfants comme le tien… ou qui ont choisi d’oublier peut-être…
    Bref, bravo pour tous ces pas les uns après les autres qui t’ont conduite à cette jolie relation avec ton petit loup.
    Le mien a maintenant 12 ans. Comme le tien, il ne dormait que dans mes bras : qu’est-ce qu’on est forte quand on réalise qu’on est capable d’aller aux toilettes, de se déculotter et se rhabiller avec un bébé endormi contre soi !
    Après il y a eu un deuxième garçon… Alors, oui, je confirme : on oublie ! Les mauvais moments, les nuits sans sommeil et tout le bataclan. Et puis on découvre qu’un enfant issu des mêmes parents peut être un bébé qui dort tout le temps (euh, c’est normal docteur ?), tète son repas, puis dort à nouveau… Hein ?
    Puis, il y a eu ma fille : et là galère immense d’un mois. « Ah tiens ? J’avais oublié ! »
    Au final, chaque enfant est unique. Chaque grossesse est unique. Chaque relation mère enfant se construit différemment en fonction de la personnalité de l’enfant et de notre état émotionnel du moment. Il n’y a pas de recette unique pour bien faire. On fait au mieux avec les cartes qui nous sont distribuées sur cette partie, puis on passe à la main suivante où les cartes seront différentes.
    Je te souhaite beaucoup de bonheur avec ton petit loup. Et il a de la chance de t’avoir Toi pour Maman !
    Voilà, tout ça pour te dire ça en conclusion…
    A + sur ton blog

  114. Bonjour Élise,

    Moi aussi je voudrais t’ecrire un long et beau message pour te féliciter de trouver les mots et de partager avec nous ton expérience.
    Mais voilà les mots ne viennent pas je suis trop fatiguée. Depuis que j’ai lu ton message j’ai beaucoup pleuré. Je réalise que j’ai besoin d’aide moi aussi. Accepterais tu de partager le nom des sages femmes et/ou spy qui t’ont aidé ? Un énorme merci d’avance.
    Emilie

  115. Je découvre tout juste ton témoignage, je commence a sortir du tunnel aussi… Encore 2 à 3 réveils par nuit, mais j’arrive à le poser dans la journée… et même il fait des sieste de plus de 15 minutes des fois… il a 8 mois et demi…
    J’ai continué le blog pour ne pas sombrer, et en plus on a ajouté un déménagement à l’histoire, mais ca ouvre des perspectives… Je n’ai pas de mots pour la venue des flics, je ne comprend même pas, cela me dépasse… Si tu en parle c’est que cela va mieux, je te souhaite beaucoup de courage !
    Caro

  116. je suis émue à la lecture de ce post,
    émue car tu es d’une sincérité incroyable,
    des mots si juste et si vrai qu’ils résonnent en moi et vont sûrement me faire grandir
    nolwenn

  117. Je pleure … Je te comprends, si tu savais! J’ai entendu les mêmes mots durs. 2 personnes m’ont sauvée dans cette aventure : mon médecin traitant qui a tout tenté pour comprendre mon petit prince et belle maman qui est toujours arrivée quand il était temps que je m’échappe avant de dire, d’écrire les mêmes vérités!
    Aujourd’hui ce petit prince a 4 ans, a été propre à 2 ans tout seul et jour comme nuit, fait ses nuits sans peur du noir, est précoce. Et surtout, il est le plus calinou de tous les petits garçons, donne des bisous à tout va, est d’une douceur… et chérie sa maman et sa mamie comme ses doudous!
    Demain est un autre jour et ce bébé qui t’a mis dans un état comme personne sera la personne la plus attentionnée à ton égard! Ne pas oublier hier, c’est votre histoire mais regarde vers demain!

  118. J’arrive apres la bagarre 😉

    Il n’y a pas deux bébés pareils : exemple, mon fils, premier né, m’a toujours laissé au moins six heures de sommeil, dès sa naissance.
    Bien sûr, j’étais prete à avoir au moins dix enfants !….

    Ma fille, troisième ( et dernière) ne m’a pas laissé une nuit de répit avant ses cinq ans, oui ! Cinq ans.
    Inutile de dire que je n’ai pas eu dix enfants …..

    Aujourd’hui je suis grand-mère, je souris en évitant ces souvenirs, mais je comprends votre détresse.
    De mon temps, on laissait pleurer les enfants, on etait peut-être moins attentif au moindre de leurs désirs.
    J’espère que ces débuts difficiles ne vous dissuaderont pas de créer une nombreuse famille.

  119. Bonjour,
    j’arrive aussi après la bagarre, (et aussi après avoir découvert que In the loop avait fermé il y a plus d’un an… mais où étais-je ??????
    Je voulais laisser un petit mot, car tout comme le tricot, votre vécu est un sujet sensible pour moi et je suis effarée et indignée qu’on ait pu vous envoyer la police plutôt que de l’aide. J’en pleure. J’ai mis un an à sortir la tête de l’eau après la naissance de ma première, et c’est seulement au bout de 18 mois que j’ai eu le sentiment de m’être reconstruite complètement ; c’était comme si sa naissance m’avait détruite et fait voler en éclat : j’ai dû l’accepter, retrouver tous les morceaux et les recoller. Comme dit un peu plus haut tous les enfants sont différents, c’est assez incroyable, et on ne réagit pas de même pour tous (heureusement), même si la peur que l’enfer revienne est toujours un peu là. Merci pour cet article si bien écrit, si courageux ! Etre une mère suffisamment bonne et non être une mère parfaite et ne pas l’oublier. Ah, et si aujourd’hui j’avoue que Number3 a fait des nuits de 10h à 1 mois, c’est aussi parce que Numérobis n’a pas fait ses nuits avant 18 mois, et encore, c’est parce que j’ai fini par me persuader que 5h30, c’est pas la nuit. Et puis en fait, Number3 s’est remis à téter 3 fois par nuit à 4 mois, alors… Pleins d’ondes positives pour vous, et je vais de ce pas éplucher votre blog !

  120. … point n’est besoin d’être la mère parfaite, il suffit d’être une « good enough mother « … et tu es une « good enough mother » pour avoir laissé à ce bébé le bonheur du lien ultra-fort pendant ces mois… et tu es une « good enough mother » pour lui donner la chance d’être par moments frustré en devant attendre parce que tu sais penser à toi (aussi) … et tu seras une « good enough mother » comme nous l’avons toutes été.
    Si tu savais les hurlements que j’ai été étonnée parfois de pouvoir adresser à mes enfants que j’aime plus que tout!!! Parce que parfois trop c’est trop… Ils y ont survécu et ils sont devenus des adultes équilibrés et capables de faire face à leurs vies et même de la donner à leur tour et d’être des parents… « good enough »!
    Allez keep on running…

  121. Ma chère Elise, avant toute chose je veux te dire que je suis profondément heureuse de savoir qu’aujourd’hui tout cela est derrière toi et que Timothée, Papa et Toi alliez bien.

    Je suis jeune maman aussi (Axel a 15 mois) et je tiens à saluer ton immense courage. Ton témoignage est poignant, quand je le lis je revis cette détresse des premiers mois, cette tyrannie comme je le disais tout à l’heure, cet épuisement, ma perte de lucidité due au manque de sommeil, le désarroi, les avis et interprétations diverses des uns et des autres que je m’étais pourtant juré de ne pas écouter mais qui s’imposaient à moi, l’état de nervosité intense, la douleur physique, le chaos psychologique…

    Devenir mère c’est douloureux, oui c’est sûr, je ne pensais pas perdre pied comme ça, je ne pensais pas non plus être si forte, donner la vie m’a donné un incroyable sentiment de puissance !

    Le bébé est dans notre ventre, on crée un lien avec lui avant la naissance, j’en suis persuadée. Mais on ne le connait pas pour autant, ça prend du temps pour tisser un lien avec son enfant. Comme tu dis, je pense qu’on ne peut pas comprendre ni imaginer l’intensité de l’évènement avant de l’avoir vécu. Je redoutais le baby blues et je sais maintenant pourquoi ! Ca me parait si loin à présent ! Reprendre le travail et échanger avec l’auxilliaire de la crèche m’a beaucoup aidée et m’a donné confiance dans mon rôle de mère.

    Je crois que je pourrais en parler des heures avec toi ! Le « ménage » qu’une naissance fait dans tes relations, le soutien inattendu et rassurant de personnes moins proches etc… Une bloggeuse culpabilisait car à 17 mois son enfant ne marchait pas et « les gens » lui reprochaient de trop utiliser le porte-bébé. Je lui ai dit que le mien était constamment dans le porte-bébé, pour sortir, pour le « promener » dans la maison, pour qu’il dorme contre moi aussi longtemps qu’il le voulait, bref aussi souvent qu’il en avait besoin même si comme toi ça me faisait mal au dos et il a pourtant marché à 9 mois. Tout ça ne veut absolument rien dire et ça me tue quand j’entends ce genre de réflexion culpabilisante (toujours des gens à qui on n’a rien demandé en plus ;)).

    En tout cas, un grand merci pour cette mise à nue. Je pense que cet article ainsi que tous les commentaires vont aider d’autres personnes à se sentir moins seules et moins honteuses face aux sentiments ambivalents qu’on peut ressentir.

    Je t’embrasse fort !

    Sur ce je m’en vais laver et bloquer mes chaussettes de Schtroumfette 😉

  122. « Il faut le laisser le pleurer sinon il va prendre la mauvaise habitude de ne s’endormir que dans tes bras » –> et si j’éprouve de la satisfaction à le bercer, lui chanter une chanson et le regarder s’endormir ? Si ça me donne confiance dans ma capacité à être mère pourquoi s’en priver ?

    « tu lui fais trop de bisous » –> quel est le quota journalier ?

    « le coucher du soir c’est 15min pas plus » –> Je prends du plaisir à passer plus de temps avec lui dans la chambre, c’est un moment de complicité et de calme que j’aime.

    « ah ça il le sait que sa maman l’aime tu lui dis combien de fois par jour ? » –> tant mieux s’il se sent aimé, cet amour est et sera toujours inconditionnel.

    « c’est un caprice, ne cède pas ou tu vas te faire bouffer » –> il est frustré car il veut quelque chose, quelque chose qui ne lui est pas interdit, pourquoi est-ce que je m’opposerais ?

    « il est colérique dis donc ! » –> non, il veut pas que tu le portes et il sait très bien se faire comprendre !

    « il veut jouer, il veut pas dormir, laisse le » –> il jouera 24h si tu le stimules mais à quel prix ? Je ne veux pas que ta visite lui soit nuisible, il a besoin de se reposer maintenant.

    « ne le porte pas trop TU VAS MAL L’HABITUER » –> Mal l’habituer à quoi ? A être aimé, compris, à trouver du réconfort auprès de moi ?

    Merci mais gardez vos conseils !

    Pfff… toutes ces phrases me dépitent ou me mettent en colère ça dépend… (liste non exhaustive)

  123. Merci et bravo ! Quel courage et quelle humilité d’oser écrire avec vos propres mots la souffrance que vous avez subie et l’épreuve immense que vous avez traversée. Bravo ! Je suis contente de savoir qu’aujourd’hui tout va bien !

  124. Je me retrouve tellement dans ce post. Ma première maternité a été très dure aussi. Le manque de soutien est cruel. J’ai promis juré caché que plus jamais.
    Mais tout passe… Puis 2 ans plus tard on a décidé d’en avoir un autre. Qui est arrivé avec juste 3 ans d’écart. Et avec l’expérience tout change. Ça a été le pied! :)

  125. je viens de vous lire avec émotion, je suis assistante maternelle en crèche familiale depuis 25 ans,
    tous ce que je peux dire c’est que chaque Maman et chaque enfants sont différant, le fait pour vous de pouvoir parler vous a aidé ainsi que votre Bébé.
    qui a dit que la vie de maman est un long fleuve tranquille !!!
    Il nous arrive d’avoir des petits loups qui pleur beaucoup, et il faut du temps pour qu’ils ce sentent bien!!!

    Si je vous disait que je redoute toujours l’entrée d’un nouveau Bébé, car ils sont tous tellement différents . . . et je suis chaque fois au pied du mur !!

    bien amicalement
    Véronique

  126. Oufff… violent… mais nécessaire… La parole est le seul moyen de défense quand on n’en peut plus.. les conseils je les ai eu, entendu, détestés… j’en suis arrivée à me dire que, si je mettais un oreiller sur la tête de ma fille, je pourrai moins l’entendre.. Je ne l’ai pas fait mais je crois qu’on perd les notions basiques quand on est en manque de sommeil.. Elle a presque 10 ans maintenant, (la vache… ca veut dire que j’ai 10 ans de plus arrrrggggg) deux frères (le dernier juste 22 mois) et à chaque fois ce ne fut pas facile. Honnêtement ? c’est au numéro trois que j’ai imposé ma vision à l’entourage et dis « sois vous m’aidez soit vous partez », je suis plus en accord avec moi-même. Et puis chaque enfant est différent… Forte de cela je me suis mise à écouter autour de moi comme j’aurai aimé qu’on m’écoute… j’ai même coatché mon collègue de travail pendant que sa femme accouchait (ben oui il savait plus quoi faire… mon gars ta place c’est avec ta femme, tu es son pilier) j’ai eu peur d’être intrusive mais sa chérie m’a remercié… Bref je m’égare… prenez soin de vous, vous deux, vous trois.
    Le métier de mère est difficile, l’amour maternel n’est pas toujours une vague submergente, mais il est là quelque part et un jour on s’en aperçoit, on devient un tigre pour défendre nos cœurs… Je ne sais pas si vous arrivez à lire tous les commentaires… mais un jour peut-être :). Votre Timothée va avoir un 1 et mon ainé 10 ans dans 9 jours…Bon anniversaire un peu en avance, il a une maman exceptionnelle car elle PARLE !!! Amitiés

  127. Cela faisait longtemps que je n’étais passé par ici, mes deux bouts ayant grandis, je suis moins souvent à surfer sur internet (c’était mon activité pendant la sieste).
    Je trouve ton article très courageux, je n’ai pas connu les mêmes difficultés que toi mais je suis loin d’être une maman hyper maternante, j’ai toujours été contente de repartir au boulot après mes deux maternités par exemple.
    Bref, les briseuses de tabous, les avant gardistes se sont toujours attirés des regards distants, et suspicieux. C’est le problème de notre société normative dans laqulle tout le monde doit être dans une case.
    Effectivement, devenir maman c’est continuer sa vie, avec le compromis perpétuel de continuer à penser à soi et aussi à eux. C’est faire une croix pour toujours sur un sommeil lourd ( même lorsqu’ils ont 8 et 4 ans), c’est avoir un gros conflit après le boulot pour les devoirs, à un moment où l’on aspire à rentrer et à larver sur le canapé, c’est reporter le concert que l’on avait prévu d’aller voir parce que l’on est chez le médecin…
    Bravo encore d’avoir osé ce billet sur ton blog,

  128. Ce post a été écrit il y a longtemps, et je ne le lis que maintenant car je ne suis pas très assidue.
    Il me parle beaucoup. Je n’ai pas vécu autant l’enfer que toi (je pouvais poser ma fille), mais je n’étais pas loin. Le père contrairement à ton conjoint était peu présent tant physiquement que « psychiquement » (j’ai cherché toute seule des solutions aux problèmes rencontrés, je gérais seule la nuit, etc…). Et mes amies m’ont complètement lâchée.

    Comme tu dis, c’est tabou de dire que ça ne va pas, et pour ma part je ne me privais pas de le dire. Je ne veux pas perpétuer le mensonge qui consiste à dire que devenir mère c’est que du bonheur.
    Dans notre société, les parents, et plus particulièrement les mères (elles se tapent encore 80% des tâches ménagères, ne l’oublions pas), se retrouvent très isolé-e-s à la naissance des enfants. Autrefois, ou aujourd’hui dans d’autres cultures, il y a toute une famille autour des enfants, et les mère ne se retrouvent pas seules à tout gérer de front alors qu’elles sont sensées commencer par récupérer physiquement de l’accouchement.

    Comme toi, les ultra-maternantes m’ont soûlées, j’ai claqué la porte d’une asso de parentage alternatif car je les trouvais trop extrêmes (leurs seules réponses aux situations difficiles, c’était « ça va passer »). Ce qui m’a sauvé c’est de ne jamais accepter la situation.

    Je mets ici en lien un bouquin qui m’a énormément aidée pour sortir de la spirale de fatigue dans laquelle j’étais, si quelqu’une atterrit sur ton blog en ayant comme question en tête « comment recommencer à dormir plus d’1h30 d’affilée avec un bébé en bas âge », qu’elle trouve un début de réponse.

    « Un sommeil paisible et sans pleurs », d’Elizabeth Pantley : http://www.amazon.fr/Un-sommeil-paisible-sans-pleurs/dp/2895652228

    C’est « le » bouquin qui remplace l’entourage bienveillant qui fait défaut trop souvent : c’est une compilation de « trucs » et « astuces » de mamans pour aider l’enfant à dormir plus longtemps, sans pour autant le laisser en détresse pleurer tout seul. On pioche ce qu’on veut. Et comme c’est américain, c’est très pragmatique, il y a un petit protocole à suivre, que j’ai suivi pour ma part car j’étais désespérée et je m’y suis accrochée comme à une bouée de secours. On a parfois besoin d’une marche à suivre, suffisamment souple pour qu’on puisse le faire à notre manière. C’est ce qu’offre ce bouquin, en plus de déculpabiliser. Voilà, je n’ai aucune part dans la vente de ce livre, je partage juste ce qui m’a vraiment aidée à ce moment-là.

    1. oh ce livre ! je l’ai lu et relu et j’ai du suivre 90% des conseils…. sans réellement de changement.
      Aujourd’hui, il a 14 mois, et on vit la même galère de sommeil que lors de ces lignes.
      Entre temps, j’ai tenté tellement de choses… on a une consultation chez LA spécialiste du sommeil (une psy qui exerce sur ce sujet depuis 30 ans et qui a 2 mois d’attente) prochainement… Après avoir dejà tenté une autre psy, l’eviction du lait de vache, l’ostéo… bref, on est toujours dans l’enfer la nuit.
      Ce qui a changé c’est que j’ai quitté la depression post partum, et que le corps s’habitue, donc j’arrive à tenir le coup la plus part du temps.
      merci d’avoir pris le temps de témoigner !

      1. Bonjour,
        je fais partie de celles qui aiment votre blog sans commenter, sauf mon témoignage un peu plus haut. Je suis très heureuse de savoir que vous allez mieux, et je vais me permettre d’émettre une piste si vous ne l’avez pas déjà testée : nous avions un gros problème de pleurs la nuit pour le dernier (des mois de pleurs, pas d’allergies, pas de reflux, …) et au final c’était… les oreilles. En fait, il avait une otite mais sans aucun autre signe que la douleur, et ayant 12 mois, il ne pouvait que hurler pour nous le faire comprendre. Après une semaine de traitement, ça allait tellement mieux… Bon, après il a enchaîné les otites pendant 1 an mais au moins, on savait ce que c’était et on pouvait réagir dès que cela recommençait. Quoiqu’il en soit, j’espère que vous trouverez une solution !

        1. Les otites ont aussi beaucoup perturbé le sommeil de ma fille pendant les 18 premiers mois de sa vie, la pose de drains a été un vrai soulagement même si ca n’a pas tout résolu.
          J’ai dû trouver une façon de faire comprendre à ma fille qu’elle n’avait pas toujours besoin de moi, et l’aider à trouver les ressources en elle pour se rassurer et se rendormir sans angoisses. Elle a bientôt trois ans et nous sommes sortis de ce cycle infernal depuis quelques mois seulement.
          Chère Élise, je te félicite d’avoir publié ce post – de mon côté j’ai encore beaucoup de colère contre les gens qui disent que ça va passer, que je ne devrais pas le prendre comme ca, que c’est normal qu’un bébé ne dorme pas beaucoup. Je leur répondais toujours que la privation de sommeil est une technique de torture très efficace. Moi aussi j’ai cru devenir folle, j’ai dit des horreurs à ma fille en pleine nuit et j’en voulais à mon entourage et mes médecins de ne pas reconnaître ma détresse. La maternité impose beaucoup de pression aux mères et beaucoup de gens n’ont pas envie d’entendre des voix discordantes.
          J’espère de tout cœur que votre situation s’améliore doucement et que vous arriverez à trouver un équilibre.

          1. Je me rend compte que j’ai écrit ce billet il y a un an dejà !
            Et, nous dormons enfin la nuit depuis 1 mois à peine.
            Nous avons donc traversé 15 mois de torture, réveils toutes les 1H30 à 2H, tout le temps, toutes les nuits, et en plus, en hurlant.
            Donc oui, c’est une torture. J’ai aussi dit des horreurs à mon fils, certaines nuits.
            On a trouvé la cause il y a un mois : intolérance au lait animal (vache, chèvre, brebis). Je ne m’en doutais pas, car le symptome premier, c’est les otites à répétition (et tout soucis ORL, du meme genre), mon fils n’en faisait pas, jamais, donc je pensais que c’était pas le lait en cause. J’ai tout tenté, on a consulté je ne sais pas combien de personnes, psy, micro kiné, ostéo, re psy, naturopathe… personne n’a aidé, tout le monde avait un avis sur la question (c’est relationnel c’est evident ! c’est à cause de votre passé ! c’est à cause de ceci ou de cela). j’ai finalement trouvé en discutant sur internet auprès de personnes qui s’y connaissent en intolérence alimentaire.
            J’ai justement « décidé » que 2016 serait l’année de l’équilibre.
            Je te dis tout ça car tu parles d’otites. Aviez-vous tenté cette piste ? Pour qu’elle soit efficace, il faut absolument supprimer toute protéine de lait pendant 1 mois (beurre, creme, lait, lactose). Ici, après 10 jours d’arret, il a fait ses nuits, subitement, pouf !
            on y croyait pas franchement !

            1. C’est une très bonne nouvelle que tu nous donnes là ! Je suis très contente que vous ayez trouvé une solution qui vous apporte du répit, même si elle doit être assez contraignant à mettre en oeuvre (je suppose qu’au bout d’un moment, ça devient une habitude plus qu’une contrainte). J’ai aussi lu ton dernier post, c’est bien d’être concret et précis, effectivement ça peut aider d’autres personnes à réfléchir à cette cause possible.
              Dans le cas de ma fille, les symptômes étaient loin d’être aussi prononcés que pour ton fils, c’était plus « tolérable » : il n’y avait que le sommeil qui posait problème et ça pouvait avoir une multitude d’origines. Il se trouve que la pose des drains a été vraiment une solution pour elle, comme pour ton fils, 10 jours après c’était réglé et pas une otite depuis ; ça fait 18 mois que ça dure. Bon quelques mois après elle a recommencé à avoir des problèmes de sommeil mais là on était très clairement dans du psychologique-relationnel ; elle était angoissée au moment de dormir et même si à 2 ans elle ne pouvait pas nous expliquer vraiment ce qui posait problème, on avait des pistes.
              Pour en revenir aux intolérances aux PLV, si l’aspect chirurgical de l’ORL n’avait pas fonctionné, nous nous serions orienté vers cette piste. De toute façon, j’aurais tout essayé, je trouvais ça insupportable de rester sans rien faire et d’attendre que « ça passe »

          2. je termine par préciser : c’est fou à quel point aucun medecin ne semble mettre à jour ses compétences sur le lait de vache : mon homme dejà avait pris des médicaments pendant des années, les spécialistes lui disaient « on ne connait pas la cause, on peut peut etre opérer, mais bon… » examens, examens, medocs… et puis, il a stoppé le lait de vache, et tout a disparu, plus jamais de douleur.
            bref, ca vaut le coup de tester 😉 l’otite est le symptome numéro 1 des intolérences aux PLV !

            1. Nous avions vu une ORL qui a évoqué tout de suite l’allergie aux PLV comme cause des otites à répétition. Finalement, il n’en fait plus (je croise les doigts…) mais dans son cas je n’y croyais pas trop : bébé qui grossit bien, jamais de reflux même interne et silencieux, pas de signes autres.
              Mais mon deuxième était intolérant. Eviction totale, puis réintroduction progressive. Aujourd’hui, je pense qu’il reste intolérant, sans réaction massive. On ne fait pas de régime particulier, mais on le laisse choisir : de lui-même il prend ce qu’il pourra digérer (fromage à pâte cuite par exemple) mais pas ce qui lui pose problème (beurre, yaourt, crème).

  129. Bonjour Elise,
    ce que j’ai lu sur vos débuts avec votre fils m’ a profondément émue, je ne laisse jamais de message sur les blogs – je n’ose pas – mais là, c’est différent : je dois vous dire « merci ».
    Merci car je me sens moins « honteuse » (c’est l’adjectif que vous employez) de mon propre vécu avec mon 1er enfant, qui pareillement m’a plongé dans une sévère dépression il y a 35 ans.
    Depuis je traîne un sentiment de culpabilité fluctuant … je n’en ai jamais parlé à personne, beaucoup de solitude …
    J’apprécie la personne que vous êtes, j’ai lu pourquoi vous avez créé In the loop, et vos patrons, et j’ai Opéra dans mes projets, vous êtes une belle personne et je vous souhaite tout le meilleur avec votre fils et votre compagnon
    patricia.dsb

  130. Ping : Goodbye Milk |
  131. Franchement y a pas besoin de sortir d HEC pour comprendre que devenir mère c’est s enfermer dans une vie de femme de ménage, de cuisinière, de chauffeur de taxi et j en passe. Manque de sommeil de surcroît. Ca ne me fait pas rêver cette vie !! Toutes mes amies belles que j’ai connues ont vite fané à la naissance de leur enfant. Un coup de vieux quoi et une vie sociale inexistante.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *