Introduction à la teinture (de laine)

J’en rêvais depuis des mois, le projet se concrétise ! Aujourd’hui je vais présenter les bases de la teinture de laine. Si tout va bien, d’ici la fin de semaine, je réaliserais un photo reportage de mon premier projet de teinture.

D’ici là, voici ce que j’ai pu récolter comme informations (en espérant ne pas raconter trop de bêtises :)). Il existe 3 types de teinture :

Teinture alimentaire

Basée sur des colorants à priori non nocifs, on peut en trouver sous plusieurs formes (fioles au rayon gateau du supermarché du coin, ou en sachets « Kool aid » qui sont des produits d’outremer, et qui servent par exemple  à l’origine à teindre les oeufs de pâques).

Le concept : 3 couleurs primaires, à mixer à l’infinie, comme quand au primaire on apprenait que le jaune mélangé au bleu donne du vert, en fonction de la quantité de jaune il changera fortement (hmm bons souvenirs des cours de dessins où j’adorais m’en mettre partout !)

Les avantages : Aucun risque sanitaire, et donc on peu tout à fait utiliser des ustensiles de cuisine classique sans trop de risque, mis à part celui de colorer plus ou moins durablement votre gobelet en plastique.

Les questions en suspens : esce vraiment durable ? La couleur ne s’efface-t-elle pas ?

Teinture « acide »

Chimique, elle est dite acide car elle fait appel à du vinaigre blanc, afin de fixer les couleurs. Et donc, se base sur un PH acide de l’eau. On peut même envisager d’utiliser des languettes de test de PH (comme dans les cours de science
physique ;) )

Le concept : plein de variantes de couleurs, des effets métallisés tout à fait possibles, des couleurs travaillées et recherchées, on peut évidemment mélanger.

Les avantages : pas besoin de grand chose, de la poudre, de l’eau et du vinaigre.

Les inconvénients : les poudres sont irritantes et toxiques (un peu comme la teinture idéal en machine à laver) et il faut absolument porter un masque et des gants et faire très attention lors de la phase de mélange dans l’eau. Ensuite, tous les ustensiles qui seront utilisés seront dédiés à la teinture et ne pourront pas être réutilisés pour la cuisine.

Teinture « naturelle »

Basée sur des plantes et autres ressources de la nature. Par définition elles semblent « bio » mais qui dit provient de la nature ne veut pas obligatoirement dire non toxique.

Les avantages : le concept de pouvoir cueillir les fleurs feuilles ou racines qui poussent librement et les utiliser. On peut explorer la nature et imaginer le résultat, c’est un mode très exploratoire.

Les inconvénients : utilisés seuls ils ne se fixent pas et nécessitent l’utilisation de « mordants » pour la phase de fixation. Les mordants peuvent être constitués chrome, de sels de cuivre, d’étain, de sulfate de fer, et sont plus ou moins polluants pour les eaux.

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  1. veronique dit :

    encore un super reportage en perspective, le début met l’eau à la bouche.

  2. Caro dit :

    Bonjour Elise,

    j’ai découvert ton blog hier soir, et depuis j’ai beaucoup voyagé dessus. Tes photos sont magnifiques, tes tricots aussi. n’étant pas couturière je sais moins sûrement apprécier ton travail en couture, mais tes réalisations sont très belles.
    Surtout, ce qui m’a plus, c’est la générosité avec laquelle tu partages ton savoir dans tes différents tutoriels, qui ont du te prendre beaucoup de temps à la rédaction…
    Merci encore, pour tes tutos de photos, que j’ai lus avec grand intérêt et qui me donnent envie d’acheter un Reflex.
    J’espère que ton magazine a reçu l’attente que tu attendais, et je vais le lire avec intérêt.
    Bonne continuation,
    Amicalement

    Carole (kao-ila sur Rav)