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Tuto Photo : la retouche de portrait (légère)

Cette fois-ci je vais vous parler de quelques astuces pour légèrement améliorer un portrait. Rien d’exagéré, juste quelques corrections de base. Ce sont des astuces que je n’utilise jamais pour ce blog, je n’ai vraiment pas le temps de transformer mon visage, et je considère que ce n’est pas important, mais je me suis dit que quelques étapes simples pourraient vous intéresser. C’est partit !

Pour ce tutoriel, j’utiliserais Photoshop. Je vous ai préparé une video pour illustrer mon propos, vous la retrouverez à la fin de l’article.

Les boutons, rougeurs et petites aspérités de la peau

Dans votre palette d’outil, il existe un élément « Outil correcteur localisé ». Sélectionnez-le, et cliquez sur les zones à gommer.

Cet outil va éliminer tout seul les petits défauts.

Les cernes

Cette fois-ci, toujours au même endroit, sélectionnez l’outil « Pièce ». Dessinez une forme sous les yeux, qui épouse à peut près les cernes :

Ensuite, en prennant cette forme, glissez la vers le bas sur la joue, c’est à dire une zone sans cernes. Relachez, et hop, les cernes sont aténuées

Voyons ensemble ce que le résultat donne :

Comme vous pouvez le constater, les cernes sont un peu moins présentes, sans déformer le visage, et les quelques rougeurs et aspérités ont disparu. Ca fonctionne aussi très bien sur les giga boutons ;)

La peau

Ici, sur ma photo de base, on voit beaucoup trop le grain de peau (probablement à cause de la poudre libre que j’ai utilisé ?)

Pour gommer tout ça, on va sélectionner uniquement la peau, sans les yeux ni les lèvres ou les cheveux ou le buste (qui est ici en flou). J’utilise l’outil « sélection rapide » et ca va très vite.

J’ai tendance à sélectionner large, et ensuite à enlever de la sélection en pressant la otuche « fonction » sur mon mac (alt avec le drole de symbole)

Je copie cette sélection (pomme C) et je la colle dans un nouveau calque :

Sur ce nouveau calque, je vais appliquer un léger flou, pour gommer les détails en allant dans le menu Filtre > Atténuation > Flou gaussien

J’y vrai légèrement, en appliquant un rayon de 1,5 pixels

 

Ensuite, je vais atténuer l’effet de ce calque, pour que ca reste discret, en le mettant en mode « fondu » avec une opacité d’environ 70%. Ici les choses se font un peu au feeling, en fonction de l’effet voulu :

Les yeux

On peut aussi légèrement éclaircir les yeux, le but n’étant pas de changer leur couleur, mais de les rendre plus pétillants. On sélectionne l’outil Densité, en ton clair, à un peu moins de 20% d’opacité :

Puis on passe la souris sur toute la pupille, iris compris, une seule fois (sauf si on aime les yeux décolorés)

Voici le résultat en gros plan avant et après :

voilà c’est tout !

Le résultat final

Comme je vous l’avais annoncé, il doit être DISCRET !

Voici le avant après final :

Et en gros plan :

Avant

En étape finale, pour masquer les lèvres un peu sèches, j’ai utilisé à nouveau l’outil correcteur localisé (celui des rougeurs) sur les zones un peu blanches.

Après

 

En vidéo
Si la vidéo ne s’affiche pas, rafraichissez la page ou allez sur http://www.youtube.com/watch?v=wX6LOMncbmw&feature=youtu.be

Tuto photo : La carte True Color

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un outil pour maitriser la couleur (on dit colorimétrie en photo) de vos objets, lors de prises de vue avec une « mauvaise lumière ».

C’est quoi une « mauvaise lumière » d’abord ?

C’est tout ce qui ne donne pas une lumière blanche. A savoir :

  • L’éclairage artificiel classique d’une maison (ampoule, halogène, néon) : ils donnent des lumières jaunes ou bleues. En intérieur (bar, restaurant, salons, etc… c’est souvent le pire du pire)
  • La fin de journée : en fin de journée, la lumière devient plus chaude, tirant vers le jaune, l’orange puis le rouge, et enfin le bleu lorsque c’est la nuit

La lumière idéale étant en journée, bien qu’en fonction de la période de l’année, ce moment idéal varie dans la journée (en gros, il faut généralement éviter les photos entre midi et deux tout de même, car la luminosité écrase tout les reliefs)

Quel est l’impact sur une photo ?

La majorité des appareils sont équipés d’une balance des blancs (un truc qui permet de détecter si la lumière est trop chaude ou trop froide et qui tente de corriger). Le soucis, c’est que parfois, ca ne suffit pas à corriger le problème, et qu’on obtient malgré tout des photos « affreuses ». Je me suis retrouvée confrontée à ce problème (alors que je maitrise assez bien le sujet) quand j’ai voulu prendre des photos à la soirée du Batofar, ou au salon de l’aiguille en fête, pour Intheloop.

Du coup, ce qu’il faut retenir c’est que la balance des blancs n’est pas miraculeuse et a ses limites.

L’intérêt de la carte True color

La carte True color est une petite carte composée principalement de gris. Mais pas de n’importe quel gris ! Il s’agit d’un type de gris bien codifié, spécifique, connu par la majorité des logiciels de retouche photo. Quand on prend une photo avec cette carte, c’est comme si on disait au logiciel :

tiens, cette photo a des couleurs étranges, mais base toi sur la couleur de cette carte : ca c’est le « vrai » gris, donc si tu calcule la différence entre ce gris et celui que j’aurais du obtenir dans des conditions idéales, ca t’aidera à rendre toute la photo « normale »

J’ai pris le modèle medium, à 30 euros il y a 5 ans. Je ne vous le cacherais pas, je ne l’utilise quand même pas tous les jours. Mais je dirais que si vous avez du mal à faire la différence entre une « bonne lumière » et une « mauvaise lumière », cette carte le fera pour vous.

Voici en image la démonstration :

Je vous explique comment j’ai réalisé la photo : feuille canson blanche pour le fond (voir mon ancien tutoriel sur l’utilisation de la feuille canson), orienté devant la fenêtre de mon salon, en fin de journée.

Avant, en environnement "ombre" dans le salon qui n'a plus de soleil direct

La même photo prise avec la carte "true colors". Ici il faut faire attention à ne pas avoir de reflet de lumière sur la carte, car cela peut tromper le résultat.

Après modification dans le logiciel de retouche

Pour plus de compréhension, j’ai fait une composition avec les deux photos côte à côte :

Et un zoom réalisé sur la partie « fond blanc » de la photo pour bien voir la nuance de « mauvais blanc » et « bon blanc » :

 

Comment faire pareil ?

Il vous faudra un logiciel de retouche.  J’utilise la suite de chez Adobe (bridge, photoshop etc…) mais je sais que tout le monde ne peut pas l’obtenir. Je vous montre donc une solution payante, et une gratuite :

Sous Bridge (payant) :

  • Ouvrez les deux photos (l’une avec la carte true colors, et la deuxième prise sans carte) dans Camera Caw depuis bridge.
  • Sélectionnez la photo qui a la carte true colors, et cliquez sur « tout sélectionner ».
  • Cliquez sur le bouton en haut « Outil balance des blancs » (3eme bouton, en forme de pipette)
  • Puis cliquez sur la partie grise de la carte true colors
  • Bridge va automatiquement répercuter ce code couleur pour toutes les autres photos qui sont sélectionnées

Sous The gimp (gratuit, PC Mac et Linux)

The gimp est un logiciel gratuit très puissant, mais à l’interface un peu complèxe.

  • Ouvrez l’image avec la carte
  • Allez dans le menu, vers Couleurs > Niveaux
  • En bas, à droite, cliquez sur la pipette « pointer le point gris »
  • Cliquez ensuite sur la zone grise de la carte

Ou trouver la carte ?

Sur les sites spécialisés en photographie, tels que MissNumérique etc…

A savoir : la carte a un trou, qui permet de glisser un crayon dedans, afin de servir de « pied » pour stabiliser la carte et la poser sur la scène correctement.

Morphologie et tricot : les hanches, la taille, les pinces du dos

Je vous en parlais dans mon dernier billet : ma découverte de la gestion des formes, dans un tricot. Tout est partit à la base de ce constat :

On peut observer sur ce schéma simplifié de mon corps à quel point il y a une grande différence entre la taille et les hanches. J’ai donc passé des années à modifier mes pull pour que les hanches prennent cette courbe. En fait, je ne faisais que suivre les patrons, dont la majorité (pour ne pas dire la quasi totalité) fonctionnent en rajoutant des mailles sur le côté :

Ce qui est très bien pour mes pulls. Mais pour mes gilets, surtout quand je les porte ouverts, je me retrouvais toujours avec une drôle de courbe sur les côtés, qui faisait vraiment moche.

Vous pouvez remarquer la drôle de courbure au niveau des hanches ici à gauche :

Ou ici à droite :

Et pour mes pulls, il est très fréquent qu’ils baille aux reins :

On s’en rend bien compte dans ce gilet, vu de dos :

Au niveau des reins, ca baille, ca ne met pas en valeur la courbe.

Idem pour le dos de ce pull qui baille :

Du coup, j’ai posé de profil :

En observant bien cette figure, et le centre du corps on peut remarquer que  les distances ne sont pas du tout équilibrées : j’ai plus de distance sur le demi devant de ma taille, que dans le demi dos de ma taille. Et que par conséquent, entre l’arrière de ma taille, et les fesses, il y a un énorme écart à rattraper, alors que le demi devant semble equivalent entre la taille et les hanches.

J’ai pu confirmer en pennant mes mensurations :  j’ai toujours eu l’habitude de prendre mon tour de hanches dans sa globalité, de transformer ce tour en nombre de mailles (soit X mon tour de hanches, et Y mon nombre de mailles pour 10cm : (X fois 10) / Y = Z le nombre de mailles que je dois avoir au niveau des hanches), et donc de faire en sorte, en rajoutant de chaque côté (là ou vous avez la ligne bleue) assez de mailles pour obtenir ce Z. Sauf que quand j’ai pris mes « demi » mensurations, j’ai remarqué que ce n’était quasiment jamais équilibré entre mon demi devant, et mon demi dos. Par exemple, pour mon tour de taille qui fait 74cm, en fait il fait 35 dans le dos et 39 devant.

Erreur !

Car on voit que l’ecart à rattraper entre mes reins et mes fesses est important.

 

J’ai donc décidé pour mon projet « Tricot sur mesure » de prendre cela en compte, en rajoutant des « pinces » dans le dos. Et de faire moins de courbe sur le côté, en reportant une majorité de mes augmentations entre la taille et les hanches dans le dos.

Pour résumer, avant, je faisais des augmentations de chaque côté :

Je vais donc essayer de faire moins d’augmentations de chaque côté, et de compléter avec des pinces dans le dos :

Pour ce projet, j’ai aussi décidé de ne pas faire de pinces sur le devant. Je suis partie du principe que quelques augmentations et diminutions sur les côtés suffiront.

Pour la mise en pratique des pinces dans le dos :

  • Soit X mon nombre de mailles à la poitrine (= tour de poitrine +2.5cm)
  • Soit Y mon nombre de mailles à la taille (= tour de taille +5cm)
  • Soit Z mon nombre de mailles aux hanches (= tour de hanches +5cm)
  • Soit a le nombre de mailles que j’ai rajouté sous les aisselles, quand je laisse les manches en attente et que je joins le dos au devant
Nombre de mailles que je vais diminuer entre la poitrine et la taille : a mailles pour chaque côté (chaque flanc) et X – a – Y mailles pour les pinces du dos.
Nombre de mailles que je vais augmenter entre la taille et les hanches (ici, je n’ai pas trouvé une règle, je vais donc tenter un calcul) : a fois 2 mailles pour chaque côté (flanc) et Y – a fois 2 – Z mailles pour les pinces du dos.

 

Ensuite, pour les pinces du dos, il faut les placer à chaque tier : donc je tricote 33% des mailles, je met un marqueur, je tricote 34% des mailles, je met un marqueur, je tricote 33% des mailles. Et je fais mes diminutions / augmentations de chaque côté des marqueurs.

Si j’avais opté pour des pinces devant, j’aurais placé mes marqueurs de façon à avoir 25%, marqueur, 50% marqueur, 25%.

Tout ceci n’est qu’une théorie, et en plus, spécifique à ma morphologie ! Evidemment, nous verrons dans quelques temps le résultat final de ma théorie ;)

S’organiser

Il y a 2 mois et demi, j’ai commencé un pull, avec une laine que j’adore : couleur sublime, toucher incroyable, un patron féminin en délicatesse, bref, une belle promesse. Comme toujours, j’ai du adapter le patron à ma morphologie un peu différente (je peux faire jusqu’à 2 tailles d’écart entre les hanches et le haut), et à la laine, qui me semblait risquer de grandir après le lavage (bambou).

Il s’avère qu’elle ne grandit pas, j’ai pourtant testé un échantillon dans les règles de l’art : laisser sécher et quand c’est à peine humide, attacher l’échantillon avec des pinces à linge en bas, pour légèrement tirer l’échantillon, et vérifier si le poids de la laine ne va pas tirer trop sur le pull, pour finir par le déformer.

Mais comme je faisais vraiment beaucoup de modifications, en parcourant la même grille 20 fois, j’ai eu un moment de lucidité en commençant : ce patron est le premier depuis des années qui se tricote en plusieurs morceaux (un devant, un dos etc…) qu’il faut coudre ensemble. Ayant peur de me retrouver avec des pièces qui ne vont pas ensemble au moment fatidique de la couture, j’ai décidé, parce que j’ai la flemme de noter tout ce que je fais en général, d’utiliser mon patron papier et ma grille pour noter les différences.

Ce que je ne savais pas à l’époque, c’est qu’il m’arriverait un coup dur : je me suis vite rendue compte que je n’aurais pas assez de laine pour finir. Et que la boutique qui m’avait vendu cette laine n’en avait plus en stock ! Je tiens à dire que Sarah a été adorable : elle m’a prévenu qu’elle en commanderait à nouveau dans un mois, mais qu’il y avait de fortes chances pour que la couleur soit très différente, les bain étant irréguliers avec cette marque, et elle m’a tenue informée à chaque étape, pensant à chaque fois à mon mail d’il y a si longtemps. Au final, ayant peur de me retrouver avec un devant moitié rose moitié orange, j’ai été forcée d’admettre que je n’avais pas le choix : j’étais obligée d’attendre l’arrivée de la laine, et de prendre mon mal en patience.

2 mois plus tard, je n’ai pas encore reçu la laine (mais ça ne saurait tarder), et j’ai donc commencé mon devant, ayant evidemment tout oublié de mes modifications réalisées en mai !

Quel ne fut pas le bonheur en découvrant le petit cadeau que je m’étais laissée… Des notes parfaites, je n’avais pas besoin de réfléchir, de me plonger à nouveau dans des calculs, de me demander quelle taille j’avais choisit déjà ? (oui, je passe des heures avant de commencer un nouveau modèle à tout vérifier au centimètre, et à calculer et simuler, car j’ai trop eu de pulls serpillères à mes débuts).

Voici en photo mon organisation, qui a sauvée mon projet :

Des mini marqueurs achetés il y a bien longtemps chez Muji

J’avais complètement craqué sur ces marqueurs, me disant que ca servirait bien un jour… Et hop, des mois plus tard, je les recroise, et me dis : « ho mais c’est géniaaaalll! » je vais barioler mon patron !

J’ai donc commencé par barioler ma grille pour le dos du pull :

La grille du dos du pull, répétée environ 4 fois

En prenant bien soin de marquer avec un « D » mes diminutions et un « I » mes augmentations, correspondant toutes à des sections bien définies du patron :

Et puis quand j’ai du passer aux manches, j’ai réalisé que ma grille était toute barbouillée, et qu’elle ne tiendrait pas le choc des modifications apportées aux manches… J’ai donc réimprimé (désolée les petits papillons et les gentils castor écologiques) ma grille une 2eme fois pour les manches :

Toujours est-il que 2 mois plus tard, on est bien content d’avoir fait ça !

J’espère pouvoir vous montrer le résultat final d’ici la fin du mois :)

 

 

 

Reportage photo : teinture rainbow alimentaire

Voici donc le reportage promis !

Le concept : utiliser des colorants alimentaires, et reproduire une palette de 12 couleurs en dosant intelligemment les quantités de chaque couleur. J’ai basé ce premier test sur le livre « Hand Dyeing, yarn and fleece » de Gail Callahan (un livre génialissime), dont je retranspose librement mon interprétation et mon expérience personnelle.

Les outils

  • 1 pelote de laine (ici, Renaissance Dyeing Bluefaced leicester, 100% laine)
  • 3 fioles de colorant alimentaire Vahiné
  • Une seringue avec l’embout bien pointu et une graduation
  • Une bassine
  • Une cuillère qui ne craint pas trop (métallique, surtout pas de bois car il se colorerait)
  • Une bouteille de vinaigre de vin blanc
  • Une paire de gants en latex
  • Une boite de sacs congélation petit format
  • Des verres en plastique (type picnic), au moins 16
  • Un peu de ficelle (de cuisine par exemple)
  • Une balance de cuisine précise est un grand plus
  • Une bache en plastique et un tablier qui ne craint pas, c’est bien aussi, pour protéger ses vêtements mais aussi le plan de travail.

La préparation

J’ai pesé la laine (100gr) j’ai divisé par 12 (avec une petite marge de sécurité en ne comptant que 96gr) et j’ai découpé la laine en 12 fois le nombre de grammes (donc, 96/12 = 8gr par mini pelote).

Chaque mini pelote a été préparée comme suit :

  • on entoure autour du dévidoir (mais des barreaux de chaise font tout à fait l’affaire)
  • on fait un noeud aux 2 extrémités
  • on pose la laine qui forme un mini écheveau sur un plan de travail
  • à 2 endroits, on met un bout de ficelle et on entoure la laine en forme de 8, en faisant des noeuds bien sérrés sur la ficelle. Cela evite qu’elle ne fasse plein de noeuds quand je la manipulerais. Attention, le noeud en forme de 8 doit laisser passer la laine librement, sinon la teinture ne pourra pas passer dessous, c’est la fermeture du 8 qui doit être bien serrée.

Ensuite, il faut préparer la laine à recevoir la teinture et la débarrasser de tout résidu éventuel. Pour ça, on prend une bassine, et on dilue une quantité de liquide suffisante pour recouvrir l’intégralité de pelotes (on ne pose pas les pelotes en premier, d’abord on va mélanger le liquide). Donc, on met une proportion de 3 quantités d’eau pour 1 quantité de vinaigre blanc. Par exemple : 1,5l d’eau pour 0,5l de vinaigre.

Ensuite, on plonge délicatement toutes les mini pelotes, en les recouvrant bien sous l’eau, et on laisse reposer 30 minutes. Pendant ce temps, nous allons préparer les couleurs !

Les couleurs

Il faut d’abord préparer les couleurs primaires, que l’on ne va pas utiliser de façon pure. On prend 3 gobelets (G) en plastique, un pour chaque couleur pure.

Il vous faudra tout le temps un gobelet d’eau claire, que vous renouvellerez, pour laver les ustensiles au fur et à mesure de la préparation afin de ne pas mixer les couleurs entre elles.

Les doses : 2 graduations (grd) de rouge, 1 graduation de bleu, 4 graduations de jaune.

Dans le 1er G, on va mettre le bleu. Plonger la pointe de la seringue dans la fiole de colorant alimentaire bleu, et on monte la seringue pour obtenir 1 grd de bleu, et on dépose cette quantité dans le 1er G.

Idem pour le rouge, mais avec 2 grd.

Et pour le jaune, qui est plus clair, 4 grd.

Ensuite, on dilue chaque G dans la même quantité d’eau pour remplir presque entièrement chacun.

Nous avons notre base.

Pour chacune des 12 couleurs procéder comme ceci :

  • Prendre 12 gobelets (G) et noter un chiffre de 1 à 12 dessus au marqueur.
  • Utiliser les graduations (grd) de la seringue, en la rinçant dans le G d’eau claire entre chaque couleur
  • G1 : 48 grd de rouge (4 doses de rouge)
  • G2 : 12 grd de bleu et 36 grd de rouge (1 dose de bleu 3 doses de rouge)
  • G3 : 24 grd de bleu et 24 grd de rouge (2 doses de bleu 2 doses de rouge)
  • G4 : 36 grd de bleu et 12 grd de rouge (3 doses de bleu 1 dose de rouge)
  • G5 : 48 grd de bleu (4 doses de bleu)
  • G6 : 12 grd de bleu et 36 grd de jaune (1 dose de bleu 3 doses de jaune)
  • G7 : 24 grd de bleu et 24 grd de jaune (2 doses de bleu 2 doses de jaune)
  • G8 : 36 grd de bleu et 12 grd de jaune (3 doses de bleu 1 dose de jaune)
  • G9 : 48 grd de jaune (4 doses de jaune)
  • G10 : 12 grd de jaune et 36 grd de rouge (1 dose de jaune 3 doses de rouge)
  • G11 : 24 grd de jaune et 24 grd de rouge (2 doses de jaune 2 doses de rouge)
  • G12 : 36 grd de jaune et 12 grd de rouge (3 doses de jaune 1 dose de rouge)

Sur la photo ci dessus, j’avais d’abord mis les quantités divisées par 2 (24 grd en tout pour chaque G) mais ce n’était vraiment pas assez, donc les graduations citées plus haut tiennent compte de la double quantité déjà (48 grd pour chaque verre).

Nous sommes prêts pour la teinture !

La teinture

Essorer doucement chaque pelote contenue dans la bassine pour enlever l’excédent d’eau et vinaigre.

Faire temper doucement chaque pelote dans un des gobelets

Bien touiller avec une cuillere pour s’assurer que la laine reçoit de la teinture partout, mais en douceur. Attention, il faut suffisamment de liquide pour qu’un maximum de laine ne soit couvert dès le début, car elle va absorber rapidement le colorant, et donc si on met trop de temps à recouvrir la laine de teinture, une partie sera plus sombre (le fond du gobelet) que l’autre (le haut). Ce qui provoquerait un effet de dégradé ton sur ton (si c’est un effet voulu, tant mieux ;) )

Attendre 30 minutes

Au bout de 30 minutes, l’eau est devenue toute claire. Si elle est encore un peu colorée, c’est qu’il y avait plus de colorant que la laine ne peut en absorber.

Prendre doucement chaque pelote et l’enfermer dans un sac de congélation.

La cuisson

Ici, le plus simple aurait été d’utiliser un micro ondes, cela dure 1 minute environ pour chaque laine (ou par 4 ou 5).

Mais comme je n’en ai pas, j’ai utilisé la technique de la vapeur. J’ai remplit ma cocotte minute au quart d’eau, j’ai posé le bac à légumes à l’envers (l’eau ne doit pas toucher les laines, elle doit arriver juste sous le bac à légumes), et j’ai posé tous les sac de congélation refermés dessus.

J’ai posé le couvercle de la cocotte minute sans le refermer totalement ni hermétiquement, puis j’ai lancé la cuisson jusqu’à ce que l’eau frémisse et là : on laisse prendre pendant 30 minutes.

Laisser refroidir sans rien toucher pour éviter que la laine de feutre, à température ambiente. Une fois qu’elle a complètement refroidit, on peut la mettre à sécher.

La phase suivante, je vous laisse la deviner….

Le test tricot

Le principe de la laine teinte à la main, c’est qu’elle a 3 aspects totalement différents : en écheveau elle a une couleur globale séduisante. En pelote, si elle était multi colore, son aspect changement totalement. Et enfin tricotée, c’est là que tout va se révéler ! Il faut donc faire un échantillon de votre laine teinte à la main, pour voir le rendu final ;)

Mais je ne peux pas me dédoubler, donc le résultat tricoté sera pour un prochain article !

Le résultat !

Elles ne sont évidemment pas totalement uniformes, certaines sont plus dégradés que d’autre mais j’adore le résultat :)

Je me demande ce que ça aurait donné si j’avais dosé le colorant de base plus fort (mis 3 fois plus de rouge dans le gobelet de rouge pur par exemple). Les possibilités sont infinies !

Introduction à la teinture (de laine)

J’en rêvais depuis des mois, le projet se concrétise ! Aujourd’hui je vais présenter les bases de la teinture de laine. Si tout va bien, d’ici la fin de semaine, je réaliserais un photo reportage de mon premier projet de teinture.

D’ici là, voici ce que j’ai pu récolter comme informations (en espérant ne pas raconter trop de bêtises :)). Il existe 3 types de teinture :

Teinture alimentaire

Basée sur des colorants à priori non nocifs, on peut en trouver sous plusieurs formes (fioles au rayon gateau du supermarché du coin, ou en sachets « Kool aid » qui sont des produits d’outremer, et qui servent par exemple  à l’origine à teindre les oeufs de pâques).

Le concept : 3 couleurs primaires, à mixer à l’infinie, comme quand au primaire on apprenait que le jaune mélangé au bleu donne du vert, en fonction de la quantité de jaune il changera fortement (hmm bons souvenirs des cours de dessins où j’adorais m’en mettre partout !)

Les avantages : Aucun risque sanitaire, et donc on peu tout à fait utiliser des ustensiles de cuisine classique sans trop de risque, mis à part celui de colorer plus ou moins durablement votre gobelet en plastique.

Les questions en suspens : esce vraiment durable ? La couleur ne s’efface-t-elle pas ?

Teinture « acide »

Chimique, elle est dite acide car elle fait appel à du vinaigre blanc, afin de fixer les couleurs. Et donc, se base sur un PH acide de l’eau. On peut même envisager d’utiliser des languettes de test de PH (comme dans les cours de science
physique ;) )

Le concept : plein de variantes de couleurs, des effets métallisés tout à fait possibles, des couleurs travaillées et recherchées, on peut évidemment mélanger.

Les avantages : pas besoin de grand chose, de la poudre, de l’eau et du vinaigre.

Les inconvénients : les poudres sont irritantes et toxiques (un peu comme la teinture idéal en machine à laver) et il faut absolument porter un masque et des gants et faire très attention lors de la phase de mélange dans l’eau. Ensuite, tous les ustensiles qui seront utilisés seront dédiés à la teinture et ne pourront pas être réutilisés pour la cuisine.

Teinture « naturelle »

Basée sur des plantes et autres ressources de la nature. Par définition elles semblent « bio » mais qui dit provient de la nature ne veut pas obligatoirement dire non toxique.

Les avantages : le concept de pouvoir cueillir les fleurs feuilles ou racines qui poussent librement et les utiliser. On peut explorer la nature et imaginer le résultat, c’est un mode très exploratoire.

Les inconvénients : utilisés seuls ils ne se fixent pas et nécessitent l’utilisation de « mordants » pour la phase de fixation. Les mordants peuvent être constitués chrome, de sels de cuivre, d’étain, de sulfate de fer, et sont plus ou moins polluants pour les eaux.

Ply, worsted, MCN tout ça c’est du charabia !

Yen m’en parlait aujourd’hui, et j’avoue que souvent on choisit un modèle, on sait qu’il nous faut telle laine et on ne va pas plus loin.

Tout cette réflexion m’est venue quand je racontais à Aditi que mon cardigan tricoté en malabrigo worsted (merino) s’est mit à feutrer au bout de 3 portages, et que le cardigan de Caroline en MCN (merino, cachemire, nylon) de chez Madeline Tosh a été porté à outrance et n’a quasiment pas bougé, alors qu’ils contiennent tout les deux du mérino. Et pourtant, malabrigo est si dooouuuuuux comparé à d’autres laines aussi 100% merino ! Alors, petit décryptage !

Une laine se caractérise par plusieurs propriétés : sa composition (en quoi elle est faite), le nombre de brins, et son poids.

La composition

Le fait qu’un bout de tissu ou de laine soit composé de coton, d’alpaga ou de mérino va avoir plusieurs impacts :

  • la douceur (mais ce n’est pas lié uniquement au matériaux comme on le verra plus tard)
  • la tenue
  • la tolérance au frottement
  • la capacité à respirer
  • la capacité à se froisser
  • le « tombé »
  • la définition du point (tricot)
  • la perméabilité à l’eau (tissu)

L’art du textile consiste à mélanger avec sagesse plusieurs matériaux pour obtenir le meilleur d’eux. En tant que « snob » du tricot, on a tendance à dire par défaut qu’une laine qui contient des fibres synthétiques sera de moins bonne qualité qu’une laine « noble » (alpaga, cachemire, mouton, merino etc.)

Pour les chaussettes par exemple, on a tendance à dire qu’il faut minimum 15 à 20% de nylon pour qu’elles durent longtemps. Car une chaussette subit beaucoup de frottements. Donc dans le cas des chaussettes, le nylon c’est bien. Pourtant, Phildar contient plein d’acrylique et donc c’est doux, mais on m’a souvent dit que ça ne tient pas très bien. Quelle est la part de vérité ou de ressentit ? mystère !

Voici une liste de matières et de leurs propriétés « officielles » :

Laine : provient du mouton. Il existe plusieurs espères différentes, et donc il existe toutes sortes de laine. La laine est solide, durable, et est connue pour tenir chaud en hiver. Permet de respirer, a un bon pouvoir absorbant, est naturellement antibactérien, retarde les flammes, bio dégradable. A une forte élasticité naturelle.

Mohair : c’est une matière mousseuse, provenant de chèvres angora (à ne pas confondre avec les lapins angora). Sa douceur varie  en fonction de l’âge de la chèvre. Kid mohair provient de 1ere ou 2eme tonte de chèvres qui ont environ 6 mois. Très douce et fine. Alors que le mohair des adultes peut gratter horriblement. Même si le mohair tient très chaud, il peut être rapidement irritant et n’est donc pas idéal pour les vêtements portés à même la peau.

Cachemire : Provient des chèvres de la région de l’Hymalaya bien qu’à l’origine le nom vient de la région Kashmir en Inde. C’est une matière tellement douce qu’elle est très chère et luxueuse.  En général donc on la mélange à une autre matière plus abordable.

Alpaga : Provient d’un animal d’Amérique du sud qui ressemble au Lama. Cette matière semble luxueuse tout en restant abordable et on y fait donc référence comme étant le « cachemire du pauvre ». C’est une matière douce, souple et chaude.

Angora : Provient des lapins angora. Ultra doux, très léger, chaud et très mousseux. A une tendance énervante à faire des peluches. L’angora est magnanime : il cachera bien vos éventuelles erreurs de tricot mais n’est pas évident pour les débutants parce que le côté mousseux cache les mailles. C’est une matière chère.

Soie : provient de cocons des vers. Souple et léger, avec un effet brillant intense, mais très peu élastique.

Coton : provient de la fibre d’une plante. Léger et très absorbant. Se lave bien à la machine, parfait pour les bébés. N’est pas si étirable que ça,  et mettra en avant le moindre défaut du tricot.

Lin : provient des fibres d’une plante. Pas très flexible, mais plus solide que le coton, très frais à porter. Un choix très populaire pour les vêtements d’été. Se lave aussi à la machine et vieillit plutôt bien.

Acrylique : synthétique, provient d’un procédé chimique complexe. Très bas prix. Elle est caractérisée par un touché doux et soyeux, infeutrable, d’une grande légèreté, possède une stabilité aux plis et résiste aux ultraviolets.

Nylon : matière plastique. Sa résistance et surtout ses qualités frottantes en font un matériau de choix pour les petites pièces de frottement. Son faible pouvoir absorbant en fait un tissu qui sèche rapidement. La combustion s’accompagne d’une fusion en gouttelettes qui lui interdit, de fait, d’être utilisé pour les vêtements de travail.

Les brins

La plus part des laines sont constituées de plusieurs brins « twistés » ensemble. Mais il existe aussi des laines fabriquées selon un procédé de « chaine » ou de « cordon ». Le nombre de brin aura un impact sur la texture, la définition du point.

Mais l’apellation « ply » (qui veut dire brin en anglais) ne désigne pas du tout le nombre de brins mais le « poids » de la laine. Par exemple une laine « 2ply » peut être constituée de 1 ou 4 ou plus de brins.

Les laines avec un seul brin sont douces « spongieuses » mais feutrent pas mal, et n’ont pas un très beau tombé. (exemple : malabrigo worsted)

Avoir plus de brin donnera une meilleure définition du point, et donne un meilleur tombé.

Poids

Maintenant, pour expliquer le « poids » des laines, il existe plusieurs termes pour désigner la même chose :

Lace (1 ou 2 ply) : donnera un échantillon d’environ 8 mailles ou plus pour un pouce (1 inch). C’est une laine très fine, on a même encore plus fin (le nom : cobweb). Très utilisé pour la dentelle, les écharpes fines, les châles mais demande beaucoup de temps et de patience.

Fingering (4ply ou « sock ») : donnera un échantillon d’environ 7 à 8 mailles pour un pouce. Idéal pour les chaussettes, et pour les ouvrages de bébé.

Sport (5ply) : 6 à 6.5 mailles pour un pouce.

DK / Double knitting (8ply) : 5 à 5.5 mailles pour un pouce. Parfait pour les chapeaux, bonnets, etc.

Worsted (10ply) : 5 mailles environ pour un pouce.

Aran (ou heavy worsted) : 4.5 mailles pour un pouce.  Parfait pour les écharpes, bonnet, gants, bon gros pull entre autre. Se tricote très vite, parfait pour les débutants.

Bulky (ou Chunky, 12ply) : 3.5 à 4 mailles pour un pouce. Deux fois plus gros que l’Aran environ. Parfait pour les cadeaux de dernière minute. Un col ou une écharpe en bulky peut se faire en une soirée.

Super bulky (ou super chunky) : 3 mailles ou moins pour un pouce. Peut paraître étrange à tricoter tellement c’est gros mais ici on tricote un projet d’écharpe en quelques heures !

La frontière entre ces catégories est parfois floue, donc dans tous les cas mieux vaut se fier à l’échantillon.

Ah oui pour rappel : 4 pouces (4 inches) = environ 10 cm !

Si vous avez remarqué une grosse bêtise ou avez une expérience à partager sur une laine qui vieillit bien, mal, etc.. à vous le studio !

Tuto photo : sortir du mode automatique

Aujourd’hui, je vais vous parler des informations de bases de la prise de photo en mode « manuel ». Les appareils d’aujourd’hui sont tellement sophistiqués que le mode auto convient très souvent à la perfection. Mais on ne peut vraiment comprendre et maitriser ses photos que si on passe par une phase d’apprentissage en mode manuel, pour bien comprendre tout les tenants et aboutissants.

Quand j’ai débuté la photo il y a quelques années, j’avais acheté un vieux argentique, et j’ai fait mes débuts en noir et blancs, tout en manuel, et en apprenant à développer moi même le film à la maison avec les produits et dans le noir. Rassurez-vous, ce n’est pas une étapes obligatoire ;)

Vous avez surement déjà entendu parler de ces concepts de base :

- l’ouverture

- la profondeur de champ

- le temps d’exposition

(Je vous éviterais ce coup ci de rajouter l’histoire de l’ISO j’ai peur de trop noyer l’information :( , on va donc l’oublier pour cet article)

Tout ces paramètres sont très fortement liés. Plus une photo est exposée sur une longue durée, plus la photo sera claire. Ces paramètres sont à comprendre, quand on prend des photos dans des conditions non idéales (environnement sombre, ou au contraire trop contrastré, trop lumineux). Quand on veut aussi faire des effets de flou sur l’arrière plan (une technique très prisée pour les photos en gros plan, que l’on appelle aussi la macro)

Quelques définitions

L’ouverture : c’est en gros ce qui définit à quel point le diaphragme qui laisse passer la lumière est très ouvert ou tout petit. Plus ce diaphragme est ouvert, plus il laisse passer de lumière. Plus il est fermé et moins il laisse passer de lumière. Donc en environnement sombre, pour éviter des photos floues cette ouverture devra être grande. Ce qui est un peu plus compliqué, c’est que l’ouverture s’exprime sous forme de fraction. Et si on se rappelle de ses cours de maths (beuuuurkkk) 1/2 est un chiffre plus grand que 1/10 non ? Ben voilà le hic, les appareils photo ne montrent pas 1/x mais montrent uniquement le x et du coup on confond tout le temps… En fait 2 est une plus grande ouvertures que 10. Parce que ce n’est pas 2 et 10 mais 1/2 et 1/10.

Une illustration en image :

source : http://www.gdesroches.com/formation/fprofchamp.htm

La profondeur de champ : c’est ce qui définit quelle partie est nette et quelle partie est floue sur la photo. Plus la profondeur de champ est faible plus il y aura de parties floues sur la photo, ne laissant qu’une toute petite zone nette. Plus la profondeur de champ est grande, plus tout sera parfaitement net sur la photo. C’est très adapté pour les paysages par exemple.

Les 2 sont intimement liés. Plus l’ouverture est grande, plus la profondeur de champ est petite, et vice versa.

L’explication en image :

source : http://www.denisriou.com/blog/louverture-la-profondeur-de-champ/

En gros, pour simplifier si votre appareil indique f2 la photo aura plein de lumière et beaucoup de zones floues. Si votre appareil indique f22 la photo sera très sombre et tout sera net ou presque. Mais mais mais…. c’est sans compter sur le temps de la prise de photo !!! Car plus la pose est longue, plus on laisse passer de la lumière. Donc quand on a f22 (pour mémoire, ça laisse passer très peu de lumière), on peut compenser en faisant une pose très longue. Il faudra dans ce cas que l’appareil soit totalement fixe sans bouger d’un poil pendant toute la prise.

Tout est donc lié !

Mais assez pour la théorie, je préfère montrer tout ca en image.

Quelques exemples

Voici 2 photos identiques, prises avec 2 réglages différents.

A gauche prise en f 1.8 à une durée très courte (1/125 secondes), à droite prise en f22 sur une durée plus longue (1.3 secondes)

A gauche prise en f3.5 (1/40 secondes) et à droite prise en f22 (0.6 secondes)

On peut remarquer qu’en f22 tout est quasiment net, et qu’en f1.8 ou f3.5 la zone de netteté est très réduite.

Sur un appareil compact grand public haut de gamme, cette mention peut apparaitre, et même parfois on peut passer en mode manuel. Ce n’est pas une notion réservée aux appareil reflex.

Pour déterminer quelle durée il faut, je laisse l’appareil décider, j’ai une jauge qui m’indique tout ça avec un curseur, et je tourne la molette de la durée jusqu’à ce que ma jauge soit au milieu :

source : http://www.h2-blog.com/2009/06/29/astuce-obtenir-une-exposition-correcte-du-premier-coup/

Le fait de flouter l’arrière plan est très pratique quand le fond est moche par exemple ;)

Petit mémo

Voici un petit mémo de rappel :

f2.8 : très clair, l’image aura très peu de zones nettes. Si on prend une pose courte, tout va bien. Si on prend une pose longue, tout sera complètement cramé ou blanc.

f22 : très sombre, l’image aura beaucoup de zones nettes. Si on prend une pose courte l’image sera très sombre. Si on prend une pose longue, l’image sera correcte.

La suite

Le prochain tuto photo parlera du « Bracketing », qui est utilisé par exemple pour la photo de bijoux, ou la photo en intérieur quand on veut voir à la fois l’intérieur et ce qu’il y a à travers une fenêtre. Ce sera un article un peu plus expert car c’est une technique très avancée.

J’ai pensé aussi faire un article sur la balance des blancs, pour éviter les photos trop bleues ou trop oranges/jaunes.

Mais avant de vous laisser, j’aimerais savoir quel genre de tuto photo vous aimeriez que je traite ici, quel type de photo vous interesse, quelle technique ou quel sujet vous aimeriez connaitre plus en détail ? A vous la parole ;)

Tuto photo : prendre des photos au flash

(Warning : cet article est trèèèèèès long ;) )

La règle la plus importante en photo c’est : jamais au flash !!!! Dans ce petit article, je vais vous montrer pourquoi, et surtout, comment les photographes font la photo au flash (en toute simplicité hein, ce n’est pas parceque  j’ai vécu avec un photographe que je me prend pour une photographe moi même ;) )

Note : pour celles qui se demandent ce qu’est un compact ou un reflex, car je ne l’ai jamais expliqué, vous avez un article ici. La majorité des photos que je prend sont faites au reflex.

Pour faire simple un compact ressemble à ça :

Et un réflex ressemble à ça :

Le problème du flash

Voici donc une photo au flash prise avec un compact grand public au flash (j’ai visé et j’ai appuyé c’est tout), on peut remarquer que les couleurs ne ressortent pas bien du tout, les ombres sont dures et que la portée du flash étant toute petite, on a le contour noir sur les bords de la photo (on appelle ca un vignettage) :

La même photo prise avec ma technique, les ombres sont plus douces et les couleurs ressortent très bien :

En ce qui concerne les portraits, malheureusement même avec mon bon équipement, ce n’est pas très satisfaisant. Un portrait pris au flash sur un compact (avec de beaux yeux rouges par conséquent, et tous les défauts exagérés, plus en général des reflets si le fond est une vitre par exemple) :

Un portrait pris avec mon très bon matériel, et le flash déporté de la bonne façon (à 45 degrés et orienté vers le plafond comme nous allons le voir ensemble), les ombres sont très dures et certaines parties sont sombres alors que d’autres sont « cramées » (on dit surexposé dans le jargon photo, dans l’écran qui permet de visualiser la photo que l’on vient de prendre parfois ces zones clignotent en blanc pour vous les indiquer) :

On peut constater que même en appliquant la théorie, ce n’est pas top. Bon j’avoue que si j’avais passé plein de temps à faire les bons réglages, elle aurait été quand même un peu plus réussie ! Nous verons cela plus tard.

Théorie de la photo au flash

Le problème majeur c’est la position du flash : sur un appareil grand public compact, le flash se situe sur le devant de l’appareil, et éclaire droit devant lui, on n’a pas le choix. Cela a tendance à écraser les lumières, et à faire des ombres très dures à l’arrière du sujet pris en photo. Le compact éclaire droit devant lui, alors que sur un matériel un peu plus avancé, on peut orienter la lumière vers le plafond ! Cela semble surprenant mais une photo au flash ne s’effectue jamais en éclairant directement le sujet en face. Une lumière très forte projetée au plafond (s’il est blanc) va réfléchir la lumière partout, et donc créer des ombres plus douces.

Flash au plafond qui va réfléchir la lumière :

Enfin, la théorie dit que le flash doit se trouver orienté à 45 degrés en général du sujet.

Cette image illustre pourquoi :

Illustration du problème du flash direct qui fait des ombres dures :

Il y a quand même des situations où le flash change tout : en cas de contre jour ou d’environnement sombre, pour « déboucher » :


Ici on peut voir à quel point le fond sombre n’aurait pas permis une telle photo sans le flash :

Pour rendre la lumière moins dure il existe plusieurs solutions :

- Pointer le flash sur le plafond.

- Utiliser un diffuseur qui adoucit la lumière (et que l’on peut bricoler maison pour par cher), le résultat sera un peu mieux mais pas non plus transcendant.

Un diffuseur peut ressembler à ça :

Ou pour un appareil plus classique à ça :

Version fait maison on peut voir des choses comme :

Et permet d’obtenir une différence significative en fonction de sa qualité :

Vous trouverez un article en anglais sur des exemples de fabrication à pas cher ici.

Alors concrètement, si vous avez un appareil compact, et que vous devez absolument prendre une photo au flash, la seule solution est de bricoler un diffuseur à poser devant le flash. Cela évitera par exemple que les ailes du nez ne fassent une ombre sur la bouche.

Mon installation

Bon en ce qui concerne la photo au flash pour ma laine, voici à quoi ressemble concrètement mon installation ;)

Mon flash n’est pas pro mais presque. Il est posé sur un bout de plastique qui lui sert de pied, et attaché à un cable, qui va déclencher le flash dès que je vais appuyer sur le bouton avec mon appareil photo. La raison de ce câble est qu’il me permet de poser le flash où je veux, et donc à 45 degrés plutôt que de le garder sur l’appareil. J’aurais aussi pu poser le flash sur l’appareil, et l’orienter comme ici vers le plafond. Ce câble a pour nom « câble synchro flash », tout simplement parce qu’il synchronise le lancement du flash avec le lancement de la prise de photo.

C’est ce qu’on appelle la technique du flash déporté :

Les tests de lumière

J’ai donc effectué pour ce tuto quelques tests, avec 2 appareils, l’un compact (avec et sans flash) et l’autre avec un réflex (avec plusieurs façons d’orienter le flash), avec mon halogène allumé (il n’est pas très puissant). Oui j’avoue j’ai fait ces photos en musique avec mes écouteurs sur les oreilles ;)

D’abord, le compact sans flash : l’environnement est sombre  et donc, on a du flou car il faut que l’appareil reste bien bien fixe. La seule solution pour éviter le flou : poser l’appareil sur une table, un pied, quelque chose. Dans ce cas en général je cale l’appareil contre moi et j’arrête de respirer ;)

La même photo avec le flash de mon compact (qui pointe donc directement dans mon visage) :

Maintenant le reflex numérique, avec un flash en plus, que je peux donc déplacer à volonté autour du sujet.

Avec le flash sous moi qui éclaire donc vers le bas :

Avec le flash sur le côté de mon visage, qui pointe droit vers mon oreille :

Contre un mur, avec le flash orienté face à moi (on va donc avoir une grosse ombre derrière) :

La même chose mais avec un diffuseur sur le flash pour adoucir un peu (la différence n’est pas enorme comme je le disais, mais un peu mieux, le visage brille légèrement moins) :

Maintenant, avec le flash orienté droit vers le haut, à la totale verticale, c’est pas mal mais il y a de drôles d’ombres :

Et puis avec le flash orienté vers le haut mais aussi un peu vers moi (mais plus vers le haut que vers moi), ca commence à ressembler à quelque chose :

Vous l’aurez compris, difficile d’échapper aux ombres dans le dos… La solution ? Prendre la photo en étant éloigné du fond, pour ne plus la voir. La preuve en image :

Eloigné du fond, avec le flash en plein dans les yeux (qui semblent du coup très très clair) :

Eloigné du fond, avec le flash à la totale verticale, droit vers le plafond, c’est pas mal mais il reste quelques étranges ombres sous le nez et la couleur des yeux ne sort pas bien :

Eloigné du fond avec le flash un peu vers moi, mais surtout vers le haut, c’est la version la plus réussie techniquement :

Enfin avec le flash orienté à 45 degrés par rapport au visage (entre l’oreille et devant moi)

A 45 degrés sans flash, c’est orangé jaunâtre parce que en fait une lumière normale (ampoule ou néon) n’est jamais blanche, elle a toujours une couleur (il n’y a que le flash qui aie une vrai lumière blanche) :

A 45 degrés avec le flash droit vers moi, il y a une sacré ombre sous le nez et sous la machoire :

A 45 degrés avec le flash vers le plafond tout droit, c’est pas tip top mais mieux quand même :

Conclusion

Vous aurez compris pourquoi on dit qu’il ne faut pas faire de photos au flash : à moins d’avoir le bon équipement avec soi, les résultats sont en général assez moches… Sauf quand on est un photographe de mode ultra réputé et qu’on réinvente les photos au gros flash qui tâche, alias Terry Richardson, ultraaa famous :



Et alors ?

J’avais fait une série il y a longtemps sur la féminité trash au flash « cru » et finalement, on fait comme on peu, artiste ou pas :

Alors c’est vrai que si le but est de bien montrer la couleur, la matière, le point de tricot ou le grain… Mieux vaut éviter :)

Pour continuer sur les astuces, voici un bon article en français sur les pièges du flash. Et un autre article français qui ne manque pas d’humour :D

J’espère que cet article ne vous aura quand même pas déçu, malgré la conclusion pas évidente pour un appareil grand public ;)

Tuto photo : prendre de petits objets en photo

Vous aurez remarqué dans mon dernier billet que je me suis lâchée sur les photos :)

J’ai toujours eu de l’admiration pour les photos d’objets où le fond est totalement blanc, sans aucune démarcation. Mais n’ayant pas les moyens d’investir dans une « tente à lumière » j’ai décidé de bricoler un mini studio.

Pour ce petit studio, vous aurez besoin d’une table, d’une fenêtre, d’une très grand feuille blanche type canson, et de 2 objets lourds et haut (vases, ou statues en bois comme dans mon cas).

Et voilà le making off de mes photos :

Vue de dos du « studio » photo. La feuille est maintenue haute avec 2 statues, les objets les plus lourds et droits que j’ai trouvé chez moi.

Vue de face du studio, je le pose toujours face à ma fenêtre.

Vue de côté

Facile non ? Ensuite il vous suffit de cadrer correctement la photo pour qu’on ne voit aucun bord dépasser. C’est simple et rapide, j’installe mon « studio » en 2 minutes, puis je range ma feuille canson.

La partie la plus difficile consiste en fait à prendre la photo sans cacher la lumière dans son dos (celle de la fenêtre donc) puisque on se trouve entre la fenêtre et la table.

Le résultat

Et avec un objet un peu plus haut, on voit bien qu’il n’y a aucune démarcation, puisque la feuille n’est pas pliée mais arrondie (en regardant de plus près on remarque qu’en effet l’ombre des cônes est un peu arrondie vers le haut) :

En ce qui me concerne, comme je ne fais jamais les choses à moitié, j’ai aussi des feuilles noir et gris, pour adapter le fond à la couleur (vous aurez remarqué que la dernière photo de mon précédent billet était sur fond noir, parce que en fait le rouge passait mal sur fond blanc et était trop « fluo » par rapport à la réalité). En effet, un motif noir apparaitra très sombre (on ne pourra pas voir les nuances) sur un fond blanc, car il y a trop de contraste entre le blanc et le noir, et vice versa.

Ca vous tente d’essayer ?