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Reportage photo : teinture rainbow alimentaire

Voici donc le reportage promis !

Le concept : utiliser des colorants alimentaires, et reproduire une palette de 12 couleurs en dosant intelligemment les quantités de chaque couleur. J’ai basé ce premier test sur le livre « Hand Dyeing, yarn and fleece » de Gail Callahan (un livre génialissime), dont je retranspose librement mon interprétation et mon expérience personnelle.

Les outils

  • 1 pelote de laine (ici, Renaissance Dyeing Bluefaced leicester, 100% laine)
  • 3 fioles de colorant alimentaire Vahiné
  • Une seringue avec l’embout bien pointu et une graduation
  • Une bassine
  • Une cuillère qui ne craint pas trop (métallique, surtout pas de bois car il se colorerait)
  • Une bouteille de vinaigre de vin blanc
  • Une paire de gants en latex
  • Une boite de sacs congélation petit format
  • Des verres en plastique (type picnic), au moins 16
  • Un peu de ficelle (de cuisine par exemple)
  • Une balance de cuisine précise est un grand plus
  • Une bache en plastique et un tablier qui ne craint pas, c’est bien aussi, pour protéger ses vêtements mais aussi le plan de travail.

La préparation

J’ai pesé la laine (100gr) j’ai divisé par 12 (avec une petite marge de sécurité en ne comptant que 96gr) et j’ai découpé la laine en 12 fois le nombre de grammes (donc, 96/12 = 8gr par mini pelote).

Chaque mini pelote a été préparée comme suit :

  • on entoure autour du dévidoir (mais des barreaux de chaise font tout à fait l’affaire)
  • on fait un noeud aux 2 extrémités
  • on pose la laine qui forme un mini écheveau sur un plan de travail
  • à 2 endroits, on met un bout de ficelle et on entoure la laine en forme de 8, en faisant des noeuds bien sérrés sur la ficelle. Cela evite qu’elle ne fasse plein de noeuds quand je la manipulerais. Attention, le noeud en forme de 8 doit laisser passer la laine librement, sinon la teinture ne pourra pas passer dessous, c’est la fermeture du 8 qui doit être bien serrée.

Ensuite, il faut préparer la laine à recevoir la teinture et la débarrasser de tout résidu éventuel. Pour ça, on prend une bassine, et on dilue une quantité de liquide suffisante pour recouvrir l’intégralité de pelotes (on ne pose pas les pelotes en premier, d’abord on va mélanger le liquide). Donc, on met une proportion de 3 quantités d’eau pour 1 quantité de vinaigre blanc. Par exemple : 1,5l d’eau pour 0,5l de vinaigre.

Ensuite, on plonge délicatement toutes les mini pelotes, en les recouvrant bien sous l’eau, et on laisse reposer 30 minutes. Pendant ce temps, nous allons préparer les couleurs !

Les couleurs

Il faut d’abord préparer les couleurs primaires, que l’on ne va pas utiliser de façon pure. On prend 3 gobelets (G) en plastique, un pour chaque couleur pure.

Il vous faudra tout le temps un gobelet d’eau claire, que vous renouvellerez, pour laver les ustensiles au fur et à mesure de la préparation afin de ne pas mixer les couleurs entre elles.

Les doses : 2 graduations (grd) de rouge, 1 graduation de bleu, 4 graduations de jaune.

Dans le 1er G, on va mettre le bleu. Plonger la pointe de la seringue dans la fiole de colorant alimentaire bleu, et on monte la seringue pour obtenir 1 grd de bleu, et on dépose cette quantité dans le 1er G.

Idem pour le rouge, mais avec 2 grd.

Et pour le jaune, qui est plus clair, 4 grd.

Ensuite, on dilue chaque G dans la même quantité d’eau pour remplir presque entièrement chacun.

Nous avons notre base.

Pour chacune des 12 couleurs procéder comme ceci :

  • Prendre 12 gobelets (G) et noter un chiffre de 1 à 12 dessus au marqueur.
  • Utiliser les graduations (grd) de la seringue, en la rinçant dans le G d’eau claire entre chaque couleur
  • G1 : 48 grd de rouge (4 doses de rouge)
  • G2 : 12 grd de bleu et 36 grd de rouge (1 dose de bleu 3 doses de rouge)
  • G3 : 24 grd de bleu et 24 grd de rouge (2 doses de bleu 2 doses de rouge)
  • G4 : 36 grd de bleu et 12 grd de rouge (3 doses de bleu 1 dose de rouge)
  • G5 : 48 grd de bleu (4 doses de bleu)
  • G6 : 12 grd de bleu et 36 grd de jaune (1 dose de bleu 3 doses de jaune)
  • G7 : 24 grd de bleu et 24 grd de jaune (2 doses de bleu 2 doses de jaune)
  • G8 : 36 grd de bleu et 12 grd de jaune (3 doses de bleu 1 dose de jaune)
  • G9 : 48 grd de jaune (4 doses de jaune)
  • G10 : 12 grd de jaune et 36 grd de rouge (1 dose de jaune 3 doses de rouge)
  • G11 : 24 grd de jaune et 24 grd de rouge (2 doses de jaune 2 doses de rouge)
  • G12 : 36 grd de jaune et 12 grd de rouge (3 doses de jaune 1 dose de rouge)

Sur la photo ci dessus, j’avais d’abord mis les quantités divisées par 2 (24 grd en tout pour chaque G) mais ce n’était vraiment pas assez, donc les graduations citées plus haut tiennent compte de la double quantité déjà (48 grd pour chaque verre).

Nous sommes prêts pour la teinture !

La teinture

Essorer doucement chaque pelote contenue dans la bassine pour enlever l’excédent d’eau et vinaigre.

Faire temper doucement chaque pelote dans un des gobelets

Bien touiller avec une cuillere pour s’assurer que la laine reçoit de la teinture partout, mais en douceur. Attention, il faut suffisamment de liquide pour qu’un maximum de laine ne soit couvert dès le début, car elle va absorber rapidement le colorant, et donc si on met trop de temps à recouvrir la laine de teinture, une partie sera plus sombre (le fond du gobelet) que l’autre (le haut). Ce qui provoquerait un effet de dégradé ton sur ton (si c’est un effet voulu, tant mieux ;) )

Attendre 30 minutes

Au bout de 30 minutes, l’eau est devenue toute claire. Si elle est encore un peu colorée, c’est qu’il y avait plus de colorant que la laine ne peut en absorber.

Prendre doucement chaque pelote et l’enfermer dans un sac de congélation.

La cuisson

Ici, le plus simple aurait été d’utiliser un micro ondes, cela dure 1 minute environ pour chaque laine (ou par 4 ou 5).

Mais comme je n’en ai pas, j’ai utilisé la technique de la vapeur. J’ai remplit ma cocotte minute au quart d’eau, j’ai posé le bac à légumes à l’envers (l’eau ne doit pas toucher les laines, elle doit arriver juste sous le bac à légumes), et j’ai posé tous les sac de congélation refermés dessus.

J’ai posé le couvercle de la cocotte minute sans le refermer totalement ni hermétiquement, puis j’ai lancé la cuisson jusqu’à ce que l’eau frémisse et là : on laisse prendre pendant 30 minutes.

Laisser refroidir sans rien toucher pour éviter que la laine de feutre, à température ambiente. Une fois qu’elle a complètement refroidit, on peut la mettre à sécher.

La phase suivante, je vous laisse la deviner….

Le test tricot

Le principe de la laine teinte à la main, c’est qu’elle a 3 aspects totalement différents : en écheveau elle a une couleur globale séduisante. En pelote, si elle était multi colore, son aspect changement totalement. Et enfin tricotée, c’est là que tout va se révéler ! Il faut donc faire un échantillon de votre laine teinte à la main, pour voir le rendu final ;)

Mais je ne peux pas me dédoubler, donc le résultat tricoté sera pour un prochain article !

Le résultat !

Elles ne sont évidemment pas totalement uniformes, certaines sont plus dégradés que d’autre mais j’adore le résultat :)

Je me demande ce que ça aurait donné si j’avais dosé le colorant de base plus fort (mis 3 fois plus de rouge dans le gobelet de rouge pur par exemple). Les possibilités sont infinies !

Introduction à la teinture (de laine)

J’en rêvais depuis des mois, le projet se concrétise ! Aujourd’hui je vais présenter les bases de la teinture de laine. Si tout va bien, d’ici la fin de semaine, je réaliserais un photo reportage de mon premier projet de teinture.

D’ici là, voici ce que j’ai pu récolter comme informations (en espérant ne pas raconter trop de bêtises :)). Il existe 3 types de teinture :

Teinture alimentaire

Basée sur des colorants à priori non nocifs, on peut en trouver sous plusieurs formes (fioles au rayon gateau du supermarché du coin, ou en sachets « Kool aid » qui sont des produits d’outremer, et qui servent par exemple  à l’origine à teindre les oeufs de pâques).

Le concept : 3 couleurs primaires, à mixer à l’infinie, comme quand au primaire on apprenait que le jaune mélangé au bleu donne du vert, en fonction de la quantité de jaune il changera fortement (hmm bons souvenirs des cours de dessins où j’adorais m’en mettre partout !)

Les avantages : Aucun risque sanitaire, et donc on peu tout à fait utiliser des ustensiles de cuisine classique sans trop de risque, mis à part celui de colorer plus ou moins durablement votre gobelet en plastique.

Les questions en suspens : esce vraiment durable ? La couleur ne s’efface-t-elle pas ?

Teinture « acide »

Chimique, elle est dite acide car elle fait appel à du vinaigre blanc, afin de fixer les couleurs. Et donc, se base sur un PH acide de l’eau. On peut même envisager d’utiliser des languettes de test de PH (comme dans les cours de science
physique ;) )

Le concept : plein de variantes de couleurs, des effets métallisés tout à fait possibles, des couleurs travaillées et recherchées, on peut évidemment mélanger.

Les avantages : pas besoin de grand chose, de la poudre, de l’eau et du vinaigre.

Les inconvénients : les poudres sont irritantes et toxiques (un peu comme la teinture idéal en machine à laver) et il faut absolument porter un masque et des gants et faire très attention lors de la phase de mélange dans l’eau. Ensuite, tous les ustensiles qui seront utilisés seront dédiés à la teinture et ne pourront pas être réutilisés pour la cuisine.

Teinture « naturelle »

Basée sur des plantes et autres ressources de la nature. Par définition elles semblent « bio » mais qui dit provient de la nature ne veut pas obligatoirement dire non toxique.

Les avantages : le concept de pouvoir cueillir les fleurs feuilles ou racines qui poussent librement et les utiliser. On peut explorer la nature et imaginer le résultat, c’est un mode très exploratoire.

Les inconvénients : utilisés seuls ils ne se fixent pas et nécessitent l’utilisation de « mordants » pour la phase de fixation. Les mordants peuvent être constitués chrome, de sels de cuivre, d’étain, de sulfate de fer, et sont plus ou moins polluants pour les eaux.

Ply, worsted, MCN tout ça c’est du charabia !

Yen m’en parlait aujourd’hui, et j’avoue que souvent on choisit un modèle, on sait qu’il nous faut telle laine et on ne va pas plus loin.

Tout cette réflexion m’est venue quand je racontais à Aditi que mon cardigan tricoté en malabrigo worsted (merino) s’est mit à feutrer au bout de 3 portages, et que le cardigan de Caroline en MCN (merino, cachemire, nylon) de chez Madeline Tosh a été porté à outrance et n’a quasiment pas bougé, alors qu’ils contiennent tout les deux du mérino. Et pourtant, malabrigo est si dooouuuuuux comparé à d’autres laines aussi 100% merino ! Alors, petit décryptage !

Une laine se caractérise par plusieurs propriétés : sa composition (en quoi elle est faite), le nombre de brins, et son poids.

La composition

Le fait qu’un bout de tissu ou de laine soit composé de coton, d’alpaga ou de mérino va avoir plusieurs impacts :

  • la douceur (mais ce n’est pas lié uniquement au matériaux comme on le verra plus tard)
  • la tenue
  • la tolérance au frottement
  • la capacité à respirer
  • la capacité à se froisser
  • le « tombé »
  • la définition du point (tricot)
  • la perméabilité à l’eau (tissu)

L’art du textile consiste à mélanger avec sagesse plusieurs matériaux pour obtenir le meilleur d’eux. En tant que « snob » du tricot, on a tendance à dire par défaut qu’une laine qui contient des fibres synthétiques sera de moins bonne qualité qu’une laine « noble » (alpaga, cachemire, mouton, merino etc.)

Pour les chaussettes par exemple, on a tendance à dire qu’il faut minimum 15 à 20% de nylon pour qu’elles durent longtemps. Car une chaussette subit beaucoup de frottements. Donc dans le cas des chaussettes, le nylon c’est bien. Pourtant, Phildar contient plein d’acrylique et donc c’est doux, mais on m’a souvent dit que ça ne tient pas très bien. Quelle est la part de vérité ou de ressentit ? mystère !

Voici une liste de matières et de leurs propriétés « officielles » :

Laine : provient du mouton. Il existe plusieurs espères différentes, et donc il existe toutes sortes de laine. La laine est solide, durable, et est connue pour tenir chaud en hiver. Permet de respirer, a un bon pouvoir absorbant, est naturellement antibactérien, retarde les flammes, bio dégradable. A une forte élasticité naturelle.

Mohair : c’est une matière mousseuse, provenant de chèvres angora (à ne pas confondre avec les lapins angora). Sa douceur varie  en fonction de l’âge de la chèvre. Kid mohair provient de 1ere ou 2eme tonte de chèvres qui ont environ 6 mois. Très douce et fine. Alors que le mohair des adultes peut gratter horriblement. Même si le mohair tient très chaud, il peut être rapidement irritant et n’est donc pas idéal pour les vêtements portés à même la peau.

Cachemire : Provient des chèvres de la région de l’Hymalaya bien qu’à l’origine le nom vient de la région Kashmir en Inde. C’est une matière tellement douce qu’elle est très chère et luxueuse.  En général donc on la mélange à une autre matière plus abordable.

Alpaga : Provient d’un animal d’Amérique du sud qui ressemble au Lama. Cette matière semble luxueuse tout en restant abordable et on y fait donc référence comme étant le « cachemire du pauvre ». C’est une matière douce, souple et chaude.

Angora : Provient des lapins angora. Ultra doux, très léger, chaud et très mousseux. A une tendance énervante à faire des peluches. L’angora est magnanime : il cachera bien vos éventuelles erreurs de tricot mais n’est pas évident pour les débutants parce que le côté mousseux cache les mailles. C’est une matière chère.

Soie : provient de cocons des vers. Souple et léger, avec un effet brillant intense, mais très peu élastique.

Coton : provient de la fibre d’une plante. Léger et très absorbant. Se lave bien à la machine, parfait pour les bébés. N’est pas si étirable que ça,  et mettra en avant le moindre défaut du tricot.

Lin : provient des fibres d’une plante. Pas très flexible, mais plus solide que le coton, très frais à porter. Un choix très populaire pour les vêtements d’été. Se lave aussi à la machine et vieillit plutôt bien.

Acrylique : synthétique, provient d’un procédé chimique complexe. Très bas prix. Elle est caractérisée par un touché doux et soyeux, infeutrable, d’une grande légèreté, possède une stabilité aux plis et résiste aux ultraviolets.

Nylon : matière plastique. Sa résistance et surtout ses qualités frottantes en font un matériau de choix pour les petites pièces de frottement. Son faible pouvoir absorbant en fait un tissu qui sèche rapidement. La combustion s’accompagne d’une fusion en gouttelettes qui lui interdit, de fait, d’être utilisé pour les vêtements de travail.

Les brins

La plus part des laines sont constituées de plusieurs brins « twistés » ensemble. Mais il existe aussi des laines fabriquées selon un procédé de « chaine » ou de « cordon ». Le nombre de brin aura un impact sur la texture, la définition du point.

Mais l’apellation « ply » (qui veut dire brin en anglais) ne désigne pas du tout le nombre de brins mais le « poids » de la laine. Par exemple une laine « 2ply » peut être constituée de 1 ou 4 ou plus de brins.

Les laines avec un seul brin sont douces « spongieuses » mais feutrent pas mal, et n’ont pas un très beau tombé. (exemple : malabrigo worsted)

Avoir plus de brin donnera une meilleure définition du point, et donne un meilleur tombé.

Poids

Maintenant, pour expliquer le « poids » des laines, il existe plusieurs termes pour désigner la même chose :

Lace (1 ou 2 ply) : donnera un échantillon d’environ 8 mailles ou plus pour un pouce (1 inch). C’est une laine très fine, on a même encore plus fin (le nom : cobweb). Très utilisé pour la dentelle, les écharpes fines, les châles mais demande beaucoup de temps et de patience.

Fingering (4ply ou « sock ») : donnera un échantillon d’environ 7 à 8 mailles pour un pouce. Idéal pour les chaussettes, et pour les ouvrages de bébé.

Sport (5ply) : 6 à 6.5 mailles pour un pouce.

DK / Double knitting (8ply) : 5 à 5.5 mailles pour un pouce. Parfait pour les chapeaux, bonnets, etc.

Worsted (10ply) : 5 mailles environ pour un pouce.

Aran (ou heavy worsted) : 4.5 mailles pour un pouce.  Parfait pour les écharpes, bonnet, gants, bon gros pull entre autre. Se tricote très vite, parfait pour les débutants.

Bulky (ou Chunky, 12ply) : 3.5 à 4 mailles pour un pouce. Deux fois plus gros que l’Aran environ. Parfait pour les cadeaux de dernière minute. Un col ou une écharpe en bulky peut se faire en une soirée.

Super bulky (ou super chunky) : 3 mailles ou moins pour un pouce. Peut paraître étrange à tricoter tellement c’est gros mais ici on tricote un projet d’écharpe en quelques heures !

La frontière entre ces catégories est parfois floue, donc dans tous les cas mieux vaut se fier à l’échantillon.

Ah oui pour rappel : 4 pouces (4 inches) = environ 10 cm !

Si vous avez remarqué une grosse bêtise ou avez une expérience à partager sur une laine qui vieillit bien, mal, etc.. à vous le studio !

Tuto photo : sortir du mode automatique

Aujourd’hui, je vais vous parler des informations de bases de la prise de photo en mode « manuel ». Les appareils d’aujourd’hui sont tellement sophistiqués que le mode auto convient très souvent à la perfection. Mais on ne peut vraiment comprendre et maitriser ses photos que si on passe par une phase d’apprentissage en mode manuel, pour bien comprendre tout les tenants et aboutissants.

Quand j’ai débuté la photo il y a quelques années, j’avais acheté un vieux argentique, et j’ai fait mes débuts en noir et blancs, tout en manuel, et en apprenant à développer moi même le film à la maison avec les produits et dans le noir. Rassurez-vous, ce n’est pas une étapes obligatoire ;)

Vous avez surement déjà entendu parler de ces concepts de base :

- l’ouverture

- la profondeur de champ

- le temps d’exposition

(Je vous éviterais ce coup ci de rajouter l’histoire de l’ISO j’ai peur de trop noyer l’information :( , on va donc l’oublier pour cet article)

Tout ces paramètres sont très fortement liés. Plus une photo est exposée sur une longue durée, plus la photo sera claire. Ces paramètres sont à comprendre, quand on prend des photos dans des conditions non idéales (environnement sombre, ou au contraire trop contrastré, trop lumineux). Quand on veut aussi faire des effets de flou sur l’arrière plan (une technique très prisée pour les photos en gros plan, que l’on appelle aussi la macro)

Quelques définitions

L’ouverture : c’est en gros ce qui définit à quel point le diaphragme qui laisse passer la lumière est très ouvert ou tout petit. Plus ce diaphragme est ouvert, plus il laisse passer de lumière. Plus il est fermé et moins il laisse passer de lumière. Donc en environnement sombre, pour éviter des photos floues cette ouverture devra être grande. Ce qui est un peu plus compliqué, c’est que l’ouverture s’exprime sous forme de fraction. Et si on se rappelle de ses cours de maths (beuuuurkkk) 1/2 est un chiffre plus grand que 1/10 non ? Ben voilà le hic, les appareils photo ne montrent pas 1/x mais montrent uniquement le x et du coup on confond tout le temps… En fait 2 est une plus grande ouvertures que 10. Parce que ce n’est pas 2 et 10 mais 1/2 et 1/10.

Une illustration en image :

source : http://www.gdesroches.com/formation/fprofchamp.htm

La profondeur de champ : c’est ce qui définit quelle partie est nette et quelle partie est floue sur la photo. Plus la profondeur de champ est faible plus il y aura de parties floues sur la photo, ne laissant qu’une toute petite zone nette. Plus la profondeur de champ est grande, plus tout sera parfaitement net sur la photo. C’est très adapté pour les paysages par exemple.

Les 2 sont intimement liés. Plus l’ouverture est grande, plus la profondeur de champ est petite, et vice versa.

L’explication en image :

source : http://www.denisriou.com/blog/louverture-la-profondeur-de-champ/

En gros, pour simplifier si votre appareil indique f2 la photo aura plein de lumière et beaucoup de zones floues. Si votre appareil indique f22 la photo sera très sombre et tout sera net ou presque. Mais mais mais…. c’est sans compter sur le temps de la prise de photo !!! Car plus la pose est longue, plus on laisse passer de la lumière. Donc quand on a f22 (pour mémoire, ça laisse passer très peu de lumière), on peut compenser en faisant une pose très longue. Il faudra dans ce cas que l’appareil soit totalement fixe sans bouger d’un poil pendant toute la prise.

Tout est donc lié !

Mais assez pour la théorie, je préfère montrer tout ca en image.

Quelques exemples

Voici 2 photos identiques, prises avec 2 réglages différents.

A gauche prise en f 1.8 à une durée très courte (1/125 secondes), à droite prise en f22 sur une durée plus longue (1.3 secondes)

A gauche prise en f3.5 (1/40 secondes) et à droite prise en f22 (0.6 secondes)

On peut remarquer qu’en f22 tout est quasiment net, et qu’en f1.8 ou f3.5 la zone de netteté est très réduite.

Sur un appareil compact grand public haut de gamme, cette mention peut apparaitre, et même parfois on peut passer en mode manuel. Ce n’est pas une notion réservée aux appareil reflex.

Pour déterminer quelle durée il faut, je laisse l’appareil décider, j’ai une jauge qui m’indique tout ça avec un curseur, et je tourne la molette de la durée jusqu’à ce que ma jauge soit au milieu :

source : http://www.h2-blog.com/2009/06/29/astuce-obtenir-une-exposition-correcte-du-premier-coup/

Le fait de flouter l’arrière plan est très pratique quand le fond est moche par exemple ;)

Petit mémo

Voici un petit mémo de rappel :

f2.8 : très clair, l’image aura très peu de zones nettes. Si on prend une pose courte, tout va bien. Si on prend une pose longue, tout sera complètement cramé ou blanc.

f22 : très sombre, l’image aura beaucoup de zones nettes. Si on prend une pose courte l’image sera très sombre. Si on prend une pose longue, l’image sera correcte.

La suite

Le prochain tuto photo parlera du « Bracketing », qui est utilisé par exemple pour la photo de bijoux, ou la photo en intérieur quand on veut voir à la fois l’intérieur et ce qu’il y a à travers une fenêtre. Ce sera un article un peu plus expert car c’est une technique très avancée.

J’ai pensé aussi faire un article sur la balance des blancs, pour éviter les photos trop bleues ou trop oranges/jaunes.

Mais avant de vous laisser, j’aimerais savoir quel genre de tuto photo vous aimeriez que je traite ici, quel type de photo vous interesse, quelle technique ou quel sujet vous aimeriez connaitre plus en détail ? A vous la parole ;)

Tuto photo : prendre des photos au flash

(Warning : cet article est trèèèèèès long ;) )

La règle la plus importante en photo c’est : jamais au flash !!!! Dans ce petit article, je vais vous montrer pourquoi, et surtout, comment les photographes font la photo au flash (en toute simplicité hein, ce n’est pas parceque  j’ai vécu avec un photographe que je me prend pour une photographe moi même ;) )

Note : pour celles qui se demandent ce qu’est un compact ou un reflex, car je ne l’ai jamais expliqué, vous avez un article ici. La majorité des photos que je prend sont faites au reflex.

Pour faire simple un compact ressemble à ça :

Et un réflex ressemble à ça :

Le problème du flash

Voici donc une photo au flash prise avec un compact grand public au flash (j’ai visé et j’ai appuyé c’est tout), on peut remarquer que les couleurs ne ressortent pas bien du tout, les ombres sont dures et que la portée du flash étant toute petite, on a le contour noir sur les bords de la photo (on appelle ca un vignettage) :

La même photo prise avec ma technique, les ombres sont plus douces et les couleurs ressortent très bien :

En ce qui concerne les portraits, malheureusement même avec mon bon équipement, ce n’est pas très satisfaisant. Un portrait pris au flash sur un compact (avec de beaux yeux rouges par conséquent, et tous les défauts exagérés, plus en général des reflets si le fond est une vitre par exemple) :

Un portrait pris avec mon très bon matériel, et le flash déporté de la bonne façon (à 45 degrés et orienté vers le plafond comme nous allons le voir ensemble), les ombres sont très dures et certaines parties sont sombres alors que d’autres sont « cramées » (on dit surexposé dans le jargon photo, dans l’écran qui permet de visualiser la photo que l’on vient de prendre parfois ces zones clignotent en blanc pour vous les indiquer) :

On peut constater que même en appliquant la théorie, ce n’est pas top. Bon j’avoue que si j’avais passé plein de temps à faire les bons réglages, elle aurait été quand même un peu plus réussie ! Nous verons cela plus tard.

Théorie de la photo au flash

Le problème majeur c’est la position du flash : sur un appareil grand public compact, le flash se situe sur le devant de l’appareil, et éclaire droit devant lui, on n’a pas le choix. Cela a tendance à écraser les lumières, et à faire des ombres très dures à l’arrière du sujet pris en photo. Le compact éclaire droit devant lui, alors que sur un matériel un peu plus avancé, on peut orienter la lumière vers le plafond ! Cela semble surprenant mais une photo au flash ne s’effectue jamais en éclairant directement le sujet en face. Une lumière très forte projetée au plafond (s’il est blanc) va réfléchir la lumière partout, et donc créer des ombres plus douces.

Flash au plafond qui va réfléchir la lumière :

Enfin, la théorie dit que le flash doit se trouver orienté à 45 degrés en général du sujet.

Cette image illustre pourquoi :

Illustration du problème du flash direct qui fait des ombres dures :

Il y a quand même des situations où le flash change tout : en cas de contre jour ou d’environnement sombre, pour « déboucher » :


Ici on peut voir à quel point le fond sombre n’aurait pas permis une telle photo sans le flash :

Pour rendre la lumière moins dure il existe plusieurs solutions :

- Pointer le flash sur le plafond.

- Utiliser un diffuseur qui adoucit la lumière (et que l’on peut bricoler maison pour par cher), le résultat sera un peu mieux mais pas non plus transcendant.

Un diffuseur peut ressembler à ça :

Ou pour un appareil plus classique à ça :

Version fait maison on peut voir des choses comme :

Et permet d’obtenir une différence significative en fonction de sa qualité :

Vous trouverez un article en anglais sur des exemples de fabrication à pas cher ici.

Alors concrètement, si vous avez un appareil compact, et que vous devez absolument prendre une photo au flash, la seule solution est de bricoler un diffuseur à poser devant le flash. Cela évitera par exemple que les ailes du nez ne fassent une ombre sur la bouche.

Mon installation

Bon en ce qui concerne la photo au flash pour ma laine, voici à quoi ressemble concrètement mon installation ;)

Mon flash n’est pas pro mais presque. Il est posé sur un bout de plastique qui lui sert de pied, et attaché à un cable, qui va déclencher le flash dès que je vais appuyer sur le bouton avec mon appareil photo. La raison de ce câble est qu’il me permet de poser le flash où je veux, et donc à 45 degrés plutôt que de le garder sur l’appareil. J’aurais aussi pu poser le flash sur l’appareil, et l’orienter comme ici vers le plafond. Ce câble a pour nom « câble synchro flash », tout simplement parce qu’il synchronise le lancement du flash avec le lancement de la prise de photo.

C’est ce qu’on appelle la technique du flash déporté :

Les tests de lumière

J’ai donc effectué pour ce tuto quelques tests, avec 2 appareils, l’un compact (avec et sans flash) et l’autre avec un réflex (avec plusieurs façons d’orienter le flash), avec mon halogène allumé (il n’est pas très puissant). Oui j’avoue j’ai fait ces photos en musique avec mes écouteurs sur les oreilles ;)

D’abord, le compact sans flash : l’environnement est sombre  et donc, on a du flou car il faut que l’appareil reste bien bien fixe. La seule solution pour éviter le flou : poser l’appareil sur une table, un pied, quelque chose. Dans ce cas en général je cale l’appareil contre moi et j’arrête de respirer ;)

La même photo avec le flash de mon compact (qui pointe donc directement dans mon visage) :

Maintenant le reflex numérique, avec un flash en plus, que je peux donc déplacer à volonté autour du sujet.

Avec le flash sous moi qui éclaire donc vers le bas :

Avec le flash sur le côté de mon visage, qui pointe droit vers mon oreille :

Contre un mur, avec le flash orienté face à moi (on va donc avoir une grosse ombre derrière) :

La même chose mais avec un diffuseur sur le flash pour adoucir un peu (la différence n’est pas enorme comme je le disais, mais un peu mieux, le visage brille légèrement moins) :

Maintenant, avec le flash orienté droit vers le haut, à la totale verticale, c’est pas mal mais il y a de drôles d’ombres :

Et puis avec le flash orienté vers le haut mais aussi un peu vers moi (mais plus vers le haut que vers moi), ca commence à ressembler à quelque chose :

Vous l’aurez compris, difficile d’échapper aux ombres dans le dos… La solution ? Prendre la photo en étant éloigné du fond, pour ne plus la voir. La preuve en image :

Eloigné du fond, avec le flash en plein dans les yeux (qui semblent du coup très très clair) :

Eloigné du fond, avec le flash à la totale verticale, droit vers le plafond, c’est pas mal mais il reste quelques étranges ombres sous le nez et la couleur des yeux ne sort pas bien :

Eloigné du fond avec le flash un peu vers moi, mais surtout vers le haut, c’est la version la plus réussie techniquement :

Enfin avec le flash orienté à 45 degrés par rapport au visage (entre l’oreille et devant moi)

A 45 degrés sans flash, c’est orangé jaunâtre parce que en fait une lumière normale (ampoule ou néon) n’est jamais blanche, elle a toujours une couleur (il n’y a que le flash qui aie une vrai lumière blanche) :

A 45 degrés avec le flash droit vers moi, il y a une sacré ombre sous le nez et sous la machoire :

A 45 degrés avec le flash vers le plafond tout droit, c’est pas tip top mais mieux quand même :

Conclusion

Vous aurez compris pourquoi on dit qu’il ne faut pas faire de photos au flash : à moins d’avoir le bon équipement avec soi, les résultats sont en général assez moches… Sauf quand on est un photographe de mode ultra réputé et qu’on réinvente les photos au gros flash qui tâche, alias Terry Richardson, ultraaa famous :



Et alors ?

J’avais fait une série il y a longtemps sur la féminité trash au flash « cru » et finalement, on fait comme on peu, artiste ou pas :

Alors c’est vrai que si le but est de bien montrer la couleur, la matière, le point de tricot ou le grain… Mieux vaut éviter :)

Pour continuer sur les astuces, voici un bon article en français sur les pièges du flash. Et un autre article français qui ne manque pas d’humour :D

J’espère que cet article ne vous aura quand même pas déçu, malgré la conclusion pas évidente pour un appareil grand public ;)

Tuto photo : prendre de petits objets en photo

Vous aurez remarqué dans mon dernier billet que je me suis lâchée sur les photos :)

J’ai toujours eu de l’admiration pour les photos d’objets où le fond est totalement blanc, sans aucune démarcation. Mais n’ayant pas les moyens d’investir dans une « tente à lumière » j’ai décidé de bricoler un mini studio.

Pour ce petit studio, vous aurez besoin d’une table, d’une fenêtre, d’une très grand feuille blanche type canson, et de 2 objets lourds et haut (vases, ou statues en bois comme dans mon cas).

Et voilà le making off de mes photos :

Vue de dos du « studio » photo. La feuille est maintenue haute avec 2 statues, les objets les plus lourds et droits que j’ai trouvé chez moi.

Vue de face du studio, je le pose toujours face à ma fenêtre.

Vue de côté

Facile non ? Ensuite il vous suffit de cadrer correctement la photo pour qu’on ne voit aucun bord dépasser. C’est simple et rapide, j’installe mon « studio » en 2 minutes, puis je range ma feuille canson.

La partie la plus difficile consiste en fait à prendre la photo sans cacher la lumière dans son dos (celle de la fenêtre donc) puisque on se trouve entre la fenêtre et la table.

Le résultat

Et avec un objet un peu plus haut, on voit bien qu’il n’y a aucune démarcation, puisque la feuille n’est pas pliée mais arrondie (en regardant de plus près on remarque qu’en effet l’ombre des cônes est un peu arrondie vers le haut) :

En ce qui me concerne, comme je ne fais jamais les choses à moitié, j’ai aussi des feuilles noir et gris, pour adapter le fond à la couleur (vous aurez remarqué que la dernière photo de mon précédent billet était sur fond noir, parce que en fait le rouge passait mal sur fond blanc et était trop « fluo » par rapport à la réalité). En effet, un motif noir apparaitra très sombre (on ne pourra pas voir les nuances) sur un fond blanc, car il y a trop de contraste entre le blanc et le noir, et vice versa.

Ca vous tente d’essayer ?

Kalajoki en français

Après avoir papoté avec les filles de pénélope, l’envie d’une version française du patron kalajoki était bien présente. J’ai obtenu l’accord de Tina pour en faire une traduction et la voici enfin publiée sur ravelry. Vous pouvez aussi la récupérer chez moi : Kalajoki en francais .

Je suis donc toute contente de partager cette info avec vous ! Et vous, y aura-t-il des kalajoki dans votre penderie très bientôt ?

Tuto photo : la retouche de base

Je vous en parlais la dernière fois, je retouche systématiquement la luminosité sur mes photos.

Pour cela, il y a plusieurs façon de faire. A l’aide de votre logiciel de retouche (je recommande vivement Paint.net, gratuit, simple et plein de fonctionnalités), vous allez ouvrir votre image, et nous allons tester ensemble quelques réglages.

Je vais commencer avec Photoshop, car sur mon MAC je ne peux pas installer Paint.net (repose en paix mon PC qui vient de rendre l’âme), mais je vous montrerais aussi comment faire sur Paint.net.

Pour retoucher la luminosité, il y a plein de façon différentes de procéder.

Je vous recommande de cliquer sur les images pour les voir en grand et pouvoir observer les réglages.

Dans Photoshop

  • En allant dans Image > Réglages > vous avez l’option luminosité/contraste. Il vous suffit d’augmenter progressivement la luminosité et de voir le résultat, jusqu’à ce qu’il vous plaise.

  • En allant dans Image > Réglages > vous avez l’option niveaux (aussi très utile pour les photos en noir et blanc).

Par défaut, voici à quoi ressemblent les niveaux de ma photo :

Vous allez déplacer les réglettes de gauche et de droite jusqu’à ce qu’elles arrivent au tout début de la courbe :

Vous pouvez aussi utiliser le bouton « Auto », c’est au petit bonheur la chance, parfois ca se passe bien, parfois ca donne un résultat étrange :

  • En allant dans Image > Réglages > vous avez l’option Exposition

Par défaut tout est à 0 :

Il vous suffit de déplacer très légèrement la réglette de l’exposition vers la droite jusqu’à obtenir un résultat qui vous plait.

  • Parfois, en augmentant la luminosité, on perd un peu trop le « noir » de la photo, qui devient délavée. Il faut donc faire attention à ne pas mettre trop de luminosité.

Si vraiment la photo devient trop délavée, alors pour la retouche il faudra passer par la solution suivante :

En allant dans Image > Réglages > Courbes, on va rajouter de la lumière mais rajouter aussi un peu de contraste et de « noir ».

Ensuite on va augmenter les lumières en déplaçant la courbe en haut :

Puis on va rajouter de la profondeur à l’image en rajoutant un peu de contraste :

Ce qui nous donne une photo avec plus d’intensité dans les couleurs (avant / après), mais ici l’effet est très léger car de base la photo avait déjà des couleurs très vives. Si votre photo était « fade » à l’origine, cette action peut vraiment lui donner un coup de fouet :

  • Enfin, dernière astuce, les couleurs. Par exemple, sur la photo que j’utilise pour mon tuto, on voit bien que la peau est plutot « rouge ». Nous pouvons légèrement corriger ce problème en allant dans Image > Réglages > Balance des couleurs

Par défaut voici ce que j’ai :

En déplaçant très légèrement les curseurs vers le cyan, le vert et le bleu (ici c’est à vous de tester en fonction de la couleur de la photo à l’origine) voici ce que l’on obtient :

La peau est moins rouge, mais c’est vraiment une question de gout.

  • Parfois, une photo est belle, mais un peu floue (ce qui arrive souvent quand on prend sa photo seule avec un pied, difficile de faire la mise au point sur vous alors que vous êtes derrière l’appareil et non pas devant au moment du lancement du retardateur !) Pour améliorer la netteté de l’image, voici une astuce rapide :

Cliquer droit sur le calque et sélectionnez « dupliquer » :

Aller dans Filtres > Divers > Passe haut et définir une valeur entre 3 et 10 :

Ensuite, aller dans Image > Réglages > Teinte / Saturation et mettre la saturation tout à gauche :

Puis cliquer droit sur le nouveau calque gris et sélectionner les options de fusion, choisissez le mode « Incrustation » :

Voici le résultat avant / après :

On peut remarquer que la photo d’origine, qui semblait ok, semble maintenant pas mal flou par rapport à la version retouchée ! Attention parce que cela peut aussi mettre en valeur les défauts tels gros bouton sur la tronche :)

Dans Paint.net

Les possibilités sont un peu moins nombreuses, mais on arrive quand même à de bons résultats !

  • La première possibilité consiste à utiliser l’option automatique : en allant dans Ajustement > Auto niveaux voici le résultat avant et après  (comme pour photoshop ici c’est un peu la loterie, parfois ca donne un super résultat, parfois le résultat est vraiment étrange) :

  • En allant dans Ajustements > Luminosité/Contraste : il faut jouer avec les 2 curseurs pour obtenir une photo ni pale ni sombre :

  • En allant dans Ajustement > Niveaux

Avant le réglage :

On déplace les flèches de gauche pour que le niveau à droite n’aie plus d’espace vide en haut et en bas :

Observez la différence avec le niveau de l’image précédente :

  • Et enfin, en allant dans Ajustement > Courbe. C’est le moins évident à faire, il faut tester en augmentant doucement, en faisant une légère forme de « S ».

Dans Bridge et Camera Raw

Moi c’est ce que j’utilise depuis longtemps. C’est pour moi le plus simple, rapide et efficace. Ca fait partie de la suite d’Adobe (qui contient Photoshop), et vous allez vous rendre compte que l’on peut tout changer d’un coup d’un seul !

En ouvrant Bridge, on peut choisir le ou les photos qui nous plaisent et même les classer avec des étoiles. On va lancer ensuite Camera Raw :

Ensuite à droite nous avons tous les réglages dont on a besoin (lumière, noirs, saturation couleurs, etc etc) :

après quelques retouches, voici le résultat :

Et puis le petit gadget en plus, pour obtenir un effet « vignettes » plus sombre dans les coins, en allant sur l’onglet « Lens correction » :

Voici le résultat avant, après, et avec l’effet de vignette :

Conclusion

Alors, voilà pour le tutoriel. Vous vous demandez peut-être pourquoi autant de façons de faire ? Tout simplement parce que en fonction de votre photo d’origine, de la façon dont elle a été prise, il faudra tester les différentes méthodes pour obtenir une chouette image. Parfois une méthode convient bien à une photo, et sera catastrophique sur une autre.

Bonne retouche !!

Le petit oiseau va sortir !

Plusieurs d’entre vous m’ont demandé comment je m’y prend pour les photos de mon blog. J’ai donc décidé d’écrire un article pour vous expliquer un peu ce que j’en sais, en toute simplicité.

D’abord, à la question « comment tu prend tes photos ? » je répondrais que je les prend toute seule ! Mon zhom perd vite patience quand je le lui demande. En plus c’est toujours plus facile quand on est seule et que l’on aime pas avoir un objectif braqué sur soi : je fais partie de ces gens qui se crispent dès qu’on veut prendre une photo de moi. Je fais aussi partie de ces gens qui détestent qu’on lui dise « fais moi un beau sourire ! » car je me trouve stupide quand je souris :)

Donc, voici mes astuces pour faire ses photos toute seule.

Mon matériel

A la maison, j’ai 3 appareils.

Quand on prend en photo ses appareils photo, il ne reste plus que la caméra pourrie de l’iphone pour prendre la photo ;)
  • Un petit Canon Ixus à moins de 100€, qui me sert d’appareil d’appoint rapide, et que j’utilise pour mes photos de détail (macro, petits objets…)
  • Depuis quelques mois j’ai aussi un Lumix LX3, c’est un compact un peu ++ qui est très bien quand il fait un peu sombre et qui fais des couleurs très vives. Il fait aussi grand angle donc quand j’ai besoin de recul ou que je veux prendre une photo de paysage, c’est l’idéal.
  • Mais la majorité de mes photos sont faites avec mon Nikon D90, un reflex, car c’est avec lui que j’obtiens les photos les plus propres et les plus « pro ». J’ai 2 objectifs (un 50mm pour les portraits et un zoom 17-35mm).
  • Et surtout, un pied photo. C’est là dessus que je pose n’importe lequel de mes appareils photos, que je met en route le retardateur, et que je file me mettre devant l’appareil en attendant que la photo soit prise. Plus le pied est lourd et mieux c’est. Ainsi, c’est plus stable.

J’ai aussi d’autres appareils (un vrai polaroïd vintage en cuir par exemple, un holga en plastique, un flash cobra, des diffuseurs, des gélatines colorées etc…) mais je les utilise en vacances ou pour m’amuser techniquement, pas pour le blog :)

La lumière

Pour faire une belle photo, le plus important c’est la lumière. Elle change tout. Souvent à l’intérieur il fait sombre, donc les photos sont sombres ou alors on est tentés de sortir le flash. Voici quelques règles d’or :

- Ne pas prendre ses photos sous le soleil de midi, préférer le soleil du matin ou de fin d’après midi. En effet à midi le soleil écrase les volumes, les contrastes sont trop fort, et on obtient souvent des couleurs qui ne ressemblent pas à la réalité

- Si on prend ses photos à l’intérieur avec une lumière  articielle allumée, il faut penser à adapter la balance des blancs de son appareil photo. C’est une fonctionnalité de base qui permet de corriger les photos trop jaunes par exemple.

- Ne jamais utiliser le flash en pleine face. Tous les appareils photo ont un flash qui se dirige sur le sujet que l’on prend en photo.C’est une grosse erreur de l’utiliser tel quel. Idéalement un flash doit toujours être orienté vers le plafond ! La lumière va naturellement rebondir sur le sujet photographié. Un petit article ici explique l’orientation du flash.

Vous pouvez bricoler avec un bout de carton un système pour que le flash aille au plafond ou pour « diffuser la lumière » afin qu’elle soit douce. Quelques exemples ici et encore là.  Le mieux est de carrément désactiver le flash et d’attendre de prendre les photos à un moment ou la lumière est bien, naturellement.

Quand il fait vraiment sombre, j’utilise aussi parfois un réflecteur (un exemple chez Pixmania à 19€). C’est un bout de matériaux réfléchissant (type couverture de survie), que je pose face à la fenêtre et que j’oriente sur mon visage pour qu’il ne soit pas sombre du côté opposé à la fenêtre. En jargon de photographe, on appelle ca « déboucher » la lumière pour virer les zones sombres.

Voici un exemple trouvé sur le net sans et avec réflecteur :

La retouche

Malgré toutes les précautions que je viens de citer, nous n’avons jamais les conditions idéales pour faire de jolies photo. Par exemple le défaut de mon appartement c’est qu’il est sombre. Du coup mes photos le sont aussi. Je retouche donc systématiquement la luminosité de mes photos. Personnellement, comme je fais beaucoup de photo j’utilise Bridge de chez Adobe, mais je recommande très souvent de télécharger Paint.net : c’est gratuit, on peut faire plein de choses avec. Un petit tutoriel pour modifier la luminosité ici.

Voici un exemple de retouche avant/après :

Pour ce genre de retouche très léger, il suffit d’augmenter la luminosité. Vous pouvez aussi légèrement augmenter le contraste pour avoir des couleurs plus vives, ou plus délavées, selon votre goût.

Je ne fais jamais plus que d’éclairer ou de rendre un peu plus vives mes photos. Si vous avez suivit tous les autres conseils, vous n’aurez pas besoin de faire plus.

Mais si vous avez envie d’aller un peu plus loin en retouche, il existe un petit gadget gratuit et sympa pour faire des effets de vieilles photos argentiques (vous savez, celles avec une pellicule que l’on va faire développer). Cet outil Analog Color va vous permettre de vous amuser. Voici un exemple : la première photo est la photo d’origine, la 2eme est celle après avoir retouché la luminosité, et la dernière avec l’utilisation de Analog Color.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas.

Le prochain article photo traitera de la retouche de luminosité et de contraste plus en détail.

Les chaussettes de la schtroumpfette : le patron

Hello les filles ! Je me suis décidée à écrire la version française de mes chaussettes de la schtroumpfette. J’espère que les explications seront claires.

Meya a testé la version en anglais, et en a fait une jolie réalisation :

Voici donc la « recette ». Ce sont des chaussettes qui se tricotent des orteils vers le haut. L’échantillon (important, si vous envisagez d’éviter la chaussette pour nain ou la chaussette qui tombe du pied) est d’environ 16m pour 5 cm (en jersey). Sauf mention contraire, quand je dis « tricotez » sans préciser, il s’agit d’un point endroit. Les m envers sont précisées.

Montage des mailles :

Pour monter les mailles, j’ai utilisé la technique de Judy Becker. Il existe une vidéo très bien faite pour expliquer comment les monter par ici. En utilisant cette technique, monter 8 mailles qui chaque aiguille (16 en tout). Puis tricoter un rang. Je vous conseille de mettre un marqueur sur la 2eme aiguille pour vous rappeler du talon, et pour savoir quand vous avez fini 1 tour. Cette aiguille s’appellera maintenant « aiguille 2″.

Le début des orteils :

Cette partie est identique pour la chaussette de gauche et de droite.

Rang 1 :- Aiguille 1 : tricoter 1m, augmenter 1 m, tricoter jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une maille, augmenter 1m, tricoter la dernière maille

- Aiguille 2 : idem

Rang 2 : Tout tricoter.

Répéter ces 2 rangs jusqu’à ce que vous ayez 22 mailles par aiguille (un total de 44), en finissant par un rang 2. Si vous ne voulez pas faire une version « anatomique » (où la chaussette gauche est penchée vers la gauche et la droite penchée vers la droite), vous pouvez continuer cette série de répétition jusqu’à obtenir un total de 64m.

Les orteils anatomiques pour la chaussette de droite :

Rang 1 :

- aiguille 1 : tricoter jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une maille, augmenter 1m, tricoter la dernière maille

- aiguille 2 : tricoter 1m, augmenter 1 m, tricoter jusqu’à la fin.

Rang 2 : Tout tricoter.

Répéter ces 2 rangs jusqu’à ce que vous ayez 32 mailles par aiguille (un total de 64), en finissant par un rang 2.

Les orteils anatomiques pour la chaussette de gauche :

Rang 1 :

- aiguille 1 : tricoter 1m, augmenter 1 m, tricoter jusqu’à la fin.

- aiguille 2 : tricoter jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une maille, augmenter 1m, tricoter la dernière maille

Rang 2 : Tout tricoter.

Répéter ces 2 rangs jusqu’à ce que vous ayez 32 mailles par aiguille (un total de 64), en finissant par un rang 2.

Pied :

Continuer à tricoter toutes les mailles (jersey) jusqu’à ce que la chaussette arrive environ à 8cm du bout de votre talon.

Talon :

Nous allons commencer par la partie « gusset » ou gousset :

Rang 1 :

- aiguille 1 : tricoter toutes les m

- aiguille 2 : tricoter 1m, augmenter 1 m, tricoter jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’une maille, augmenter 1m, tricoter la dernière maille

Rang 2 : Tricoter toutes les mailles

Répéter ces 2 rangs 10 fois. L’aiguille 1 a 32m, l’aiguille 2 a 52m.

Ensuite nous allons débuter le talon, en faisant une extension du talon « Heel extension » :

Tricoter toutes les mailles de l’aiguille 1, prendre 16m de l’aiguille 2 et les tricoter et les laisser sur l’aiguille 1.

Sur l’aiguille 2 : faire un SSK (glisser 1m sans la tricoter, glisser 1 m sans la tricoter, tricoter ces 2m glissées ensemble par l’arrière).

Tricoter 18m. Glisser les 16m restantes sur l’aiguille 1. Il y a maintenant 64m sur l’aiguille 1.

En restant sur l’aiguille 2, on va commencer le talon :

Rang 1 : Tourner, Tricoter à l’envers 2m ensemble, tricoter à l’envers toutes les m.

Rang 2 : Tourner, Tricoter un SSK, tricoter toutes les m à l’endroit.

Répéter ces 2 rang jusqu’à obtenir un total de 8m.

Maintenant, nous allons tricoter l’arrière du talon « Heel flap » :

Tourner, glisser 1m, tricoter à l’endroit toutes les m. Remonter 11m le long du bord. Tourner. Glisser 1m, tricoter à l’envers toutes les m. Remonter 11m le long de l’autre bord. Tourner.

Vous avez maintenant 30m sur l’aiguille 2.

Nous allons maintenant incorporer une maille de l’aiguille 1 à chaque rang :

Rang 1 : Glisser 1m, * tricoter une m, glisser 1m*, répéter les instructions entre ** jusqu’à ce qu’il ne reste qu’une m. Glisser une m de l’aiguille 1 sur l’aiguille 2, et tricoter ensemble ces 2m. Tourner.

Rang 2 : Glisser 1m, tricoter à l’envers toutes les mailles jusqu’à ce qu’il ne reste qu’une m. Glisser une m de l’aiguille 1 sur l’aiguille 2, et tricoter ensemble à l’envers ces 2m. Tourner.

Répéter ces 2 rang 16 fois, en terminant par un rang 2. Vous avez à nouveau 64m en tout. Réajustez les mailles pour avoir 32m sur chaque aiguille.

Haut de la chaussette :

Tout se tricoter maintenant en jersey, à part la torsade au milieu de l’aiguille 2 :

Rang 1 :

- aiguille 1 : tricoter toutes les m à l’endroit.

- aiguille 2: tricoter 11M, placer un marqueur, tricoter à l’envers 3m, prendre 2m et les mettre sur une aiguille à torsade devant l’ouvrage, tricoter 2m, replacer les 2m de l’aiguille à torsade sur l’aiguille de gauche et les tricoter, tricoter à l’envers 3m, placer un marqueur, tricoter 11m.

Rang 2, rang 3 et rang 4 :

Tricoter toutes les m.

Répéter ces 4 rang jusqu’à obtenir la hauteur désirée (moi j’ai fait une répétition de la torsade 15 fois).

Puis finir en faisant environ 14 rang de côtes 1×1 (1m endroit, 1m envers).

Rabattre les mailles souplement.

Votre première paire de chaussette est prête à être lavée, puis séchée à plat !