Archives pour janvier, 2012

Nouveau test de teinture

Cette fois-ci, avec Monelle, j’ai réitéré un nouveau test de teinture alimentaire.

J’ai réalisé 4 gobelets de teinture :

  • G1 : une demi dose de bleu (par dose, j’entend mon unité de dose à moi, c’était probablement 8 graduations sur ma seringue, je ne me souviens plus)
  • G2 : une dose de bleu
  • G3 : 2 doses de bleu
  • G4 : 1 dose de bleu et 2 doses de rouge

Ensuite, j’ai versé le premier gobelet sur une portion d’environ 5cm, à 3 endroits aléatoires, puis le 2eme gobelet sur une autre portion de 5cm à 3 autres endroits, ainsi de suite jusqu’à ce qu’il ne me reste plus de teinture, et que tout soit coloré.

J’ai du malaxer un peu, pour éviter les zones écru, et pour m’assurer que tout était teint, ce qui n’a pas été evident, il y avait toujours des zones à peu près teintes malgré mes efforts, mais j’ai persévéré.

J’ai laissé poser quelques minutes, et j’ai testé la méthode au micro ondes : emballé dans un sac, avec quelques trous pour laisser respirer, et laissé cuire à la puissance maximale pendant 1 minute, puis retourné l’écheveau en faisant attention à ne pas me bruler, et mis à nouveau 1 minute à cuire. Attention, la laine doit être encore bien humide, sinon elle brule.

Je suis plutôt contente du résultat, qui ressemble à ce que je voulais (ou presque), mais je suis en manque d’inspiration pour son utilisation pour le moment. Après avoir acheté des laines parfois sur un coup de tête sans projet précis, vais-je tomber dans le travers de teindre de la laine sans savoir quoi en faire de précis ? hmmm j’espère que non :)

Lors de cet essai, j’ai sentit les limitations de la teinture alimentaire : avec Monelle on voulait essayer un rouge profond et sombre, un peu comme la célèbre couleur « Tart » de chez madelinetosh, et on s’est vite aperçus que le « rouge » alimentaire reste fuchsia quelle que soit la quantité de rouge que l’on met. On a tenté aussi de foncer la couleur en mélangeant du rouge avec du marron, ou du rouge avec sa couleur complémentaire (le vert) mais les résultats tiraient vers le rouge marron clair rosé (je ne sais pas si c’est possible de visualiser mentalement cette couleur :) ) Désolé, je n’ai pas de photos de l’écheveau de Monelle pour illustrer, mais je pense qu’elle en fera quelques photos ce week end.

Du coup, le lendemain, j’ai voulu tester pour la première fois la teinture « acide » avec des colorants en poudre (marque Jaquard).

La teinture acide n’étant pas comestible, il y a de nombreuses précautions qui s’imposent : mélanger la poudre avec précaution avec un papier humidifié pour attirer les poudres qui tombent, porter un masque pour protéger les voies respiratoires, et n’utiliser que des récipients qui seront dédiés et qui ne contiendront plus jamais d’aliments.

Je dois avouer que pendant tout le processus, j’était beaucoup moins à l’aise que pour mon test alimentaire, principalement parce que j’avais « peur de contaminer ma cuisine », ou peur de me verser de la poudre sur moi sans faire exprès et de choper une allergie ou d’affreuses démangeaisons enfin bref, je crois que j’ai flippé de m’empoisonner à petit feu (dit-elle alors qu’elle fume depuis des années ;) ). Peut-être un peu parano ? Je ne sais pas, j’ai pensé à celles qui en font leur métier, j’avais entendu dire il y a quelques années que les coiffeuses par exemple, avec tous les produits chimiques qu’elles utilisent en salon, ont plus de cancer que la moyenne. Allez, je ferme la parenthèse effrayante ;) )

J’ai trouvé difficile d’évaluer le résultat final, car la couleur de la teinture ne laisse pas forcément présager du résultat final. Cette fois-ci le procédé de fixation a été fait à la vapeur, comme pour mon premier essai de mini écheveaux arc en ciel.

J’ai fait 3 préparations :

  • 1 de Silver Gray  (1 tsp (tea spoon)
  • 1 de Silver Gray avec du Black Jet pour avoir un gris foncé (1 tsp de gris et 1/2 tsp de noir, je crois)
  • 1 de Gun Metal (1 tsp)

J’ai mis chaque préparation dans un vieux tuperware, je les ai posés les uns à côté des autres, et j’ai mis à tramper la pelote en même temps dans chacun de 3 contenant, essoré légèrement, puis déplacé la pelote pour tremper les parties écru qui étaient entre les pots. Essoré à nouveau, et mis à chauffer.

Je voulais un gris profond tirant légèrement vers le violet, en tout cas en testant ma mixture sur un bout de papier, ca semblait s’en approcher. Mais évidemment, comme je m’en doutais, on obtient rarement ce qu’on a prévu, surtout au début, et je me suis retrouvée avec une laine bleu et grise, d’une couleur difficile à déterminer :

Evidemment, vu que ce n’était pas ce que j’avais espéré, je ne suis pas très objective sur le résultat, j’ai du mal à savoir si ça me plait. J’en ai malheureusement fait 4 écheveaux, j’étais prête à tester la « reproductivité » (ca se dit pas bien en français, en anglais c’est repeatable qui je trouve exprime mieux le concept de pouvoir reproduire une teinte).

C’est peut-être aussi l’aspect de la laine qui a joué sur le résultat, je crois que je m’attendait à un résultat brillant qui n’était évidemment pas possible avec la nature de la laine utilisée (100% laine). Et puis il y a aussi la dilution, qui je pense était trop diluée dans mon cas. En effet, à prostériori j’ai relu une explication d’Alixv sur Ravelry pour son aubergine foncé : 35 ml de teinture diluée (dilution: un pot entier de poudre 1/2oz qui a été diluée dans 20cc d’eau) pour 100 grammes de laine. Je tiens à préciser au passage que j’ai été impressionnée par sa copie de couleur qui ressemble comme deux goutes d’eau au coloris Stovepipe de Madelinetosh !

Du coup, je les ai retintes, 2 dans un bain de Gun Metal ultra concentré (pour être honnête, tellement concentré qu’après la cuisson ca pissait la teinture et que j’ai galéré), et 2 autres dans un bain couleur Saumon. Ce coup-ci, au lieu d’y aller à la dosette mesureuse en notant tout, j’ai utilisé la bonne vieille unité de calcul connue sous le nom de pifomètre.

Le résultat en images :

Au final, je ne sais pas encore si je suis prête à retenter l’expérience « acide » dans ma cuisine, ça m’a un peu trop angoissé ce côté « attention, toxique », et c’était moins fun que la teinture alimentaire, j’ai trouvé. Pourtant, c’est sensé mieux tenir sur la durée, et surtout ça permet des couleurs bien plus variées et intenses.

La route sera longue pour la teinture je sens :)

Trousse Rainbow

Sur mes aiguilles en ce moment même, le test tricot de la laine teinte à la main la semaine dernière…

Work in progress

Music !!!

Il y a deux ans je parlais de mon coup de coeur Anorakk, rencontré à la flèche d’Or il ya au moins 3 ans, à côté de chez moi : un petit duo Nantais électro dont je suis devenue absolument fan, et dont j’ai acheté leur premier album en édition limité sur myspace.

Anorakk s’était associé au groupe College pour produire un album « Secret Diary », que j’aime aussi beaucoup.

Un son résolument 80′s rétro et electro plannant.

Et puis hier, avec mon homme, on se matte un petit film : Drive, avec Ryan Gosling (que j’adoooooore, je suis rarement à baver devant un acteur, mais lui, c’est carrément mon genre, et je l’avais adoré dans Lars and the real girl, un film totalement décalé sur l’histoire d’un homme qui tombe amoureux d’une poupée). Si j’osais imiter le comportement de certaines, je dirais même quelque chose du genre « il est trop beeaaaaaaaauuuuuu » lol :D

Donc on s’installe tranquillement devant Drive. Le film en lui même est plutôt étrange, un rythme difficile, une histoire brutale, mais un gros coup de coeur sur la musique. En cherchant sur internet, je découvre que College a participé à la BO et je fais le lien.

Bref, tout ca pour vous dire que la BO de Drive est une tuerie, et qu’au moment où j’écris cet article je me trémousse dessus :)

Une écoute preview gratuite sur deezer par ici.

Une une vidéo du morceau fait par College :

Reportage photo : teinture rainbow alimentaire

Voici donc le reportage promis !

Le concept : utiliser des colorants alimentaires, et reproduire une palette de 12 couleurs en dosant intelligemment les quantités de chaque couleur. J’ai basé ce premier test sur le livre « Hand Dyeing, yarn and fleece » de Gail Callahan (un livre génialissime), dont je retranspose librement mon interprétation et mon expérience personnelle.

Les outils

  • 1 pelote de laine (ici, Renaissance Dyeing Bluefaced leicester, 100% laine)
  • 3 fioles de colorant alimentaire Vahiné
  • Une seringue avec l’embout bien pointu et une graduation
  • Une bassine
  • Une cuillère qui ne craint pas trop (métallique, surtout pas de bois car il se colorerait)
  • Une bouteille de vinaigre de vin blanc
  • Une paire de gants en latex
  • Une boite de sacs congélation petit format
  • Des verres en plastique (type picnic), au moins 16
  • Un peu de ficelle (de cuisine par exemple)
  • Une balance de cuisine précise est un grand plus
  • Une bache en plastique et un tablier qui ne craint pas, c’est bien aussi, pour protéger ses vêtements mais aussi le plan de travail.

La préparation

J’ai pesé la laine (100gr) j’ai divisé par 12 (avec une petite marge de sécurité en ne comptant que 96gr) et j’ai découpé la laine en 12 fois le nombre de grammes (donc, 96/12 = 8gr par mini pelote).

Chaque mini pelote a été préparée comme suit :

  • on entoure autour du dévidoir (mais des barreaux de chaise font tout à fait l’affaire)
  • on fait un noeud aux 2 extrémités
  • on pose la laine qui forme un mini écheveau sur un plan de travail
  • à 2 endroits, on met un bout de ficelle et on entoure la laine en forme de 8, en faisant des noeuds bien sérrés sur la ficelle. Cela evite qu’elle ne fasse plein de noeuds quand je la manipulerais. Attention, le noeud en forme de 8 doit laisser passer la laine librement, sinon la teinture ne pourra pas passer dessous, c’est la fermeture du 8 qui doit être bien serrée.

Ensuite, il faut préparer la laine à recevoir la teinture et la débarrasser de tout résidu éventuel. Pour ça, on prend une bassine, et on dilue une quantité de liquide suffisante pour recouvrir l’intégralité de pelotes (on ne pose pas les pelotes en premier, d’abord on va mélanger le liquide). Donc, on met une proportion de 3 quantités d’eau pour 1 quantité de vinaigre blanc. Par exemple : 1,5l d’eau pour 0,5l de vinaigre.

Ensuite, on plonge délicatement toutes les mini pelotes, en les recouvrant bien sous l’eau, et on laisse reposer 30 minutes. Pendant ce temps, nous allons préparer les couleurs !

Les couleurs

Il faut d’abord préparer les couleurs primaires, que l’on ne va pas utiliser de façon pure. On prend 3 gobelets (G) en plastique, un pour chaque couleur pure.

Il vous faudra tout le temps un gobelet d’eau claire, que vous renouvellerez, pour laver les ustensiles au fur et à mesure de la préparation afin de ne pas mixer les couleurs entre elles.

Les doses : 2 graduations (grd) de rouge, 1 graduation de bleu, 4 graduations de jaune.

Dans le 1er G, on va mettre le bleu. Plonger la pointe de la seringue dans la fiole de colorant alimentaire bleu, et on monte la seringue pour obtenir 1 grd de bleu, et on dépose cette quantité dans le 1er G.

Idem pour le rouge, mais avec 2 grd.

Et pour le jaune, qui est plus clair, 4 grd.

Ensuite, on dilue chaque G dans la même quantité d’eau pour remplir presque entièrement chacun.

Nous avons notre base.

Pour chacune des 12 couleurs procéder comme ceci :

  • Prendre 12 gobelets (G) et noter un chiffre de 1 à 12 dessus au marqueur.
  • Utiliser les graduations (grd) de la seringue, en la rinçant dans le G d’eau claire entre chaque couleur
  • G1 : 48 grd de rouge (4 doses de rouge)
  • G2 : 12 grd de bleu et 36 grd de rouge (1 dose de bleu 3 doses de rouge)
  • G3 : 24 grd de bleu et 24 grd de rouge (2 doses de bleu 2 doses de rouge)
  • G4 : 36 grd de bleu et 12 grd de rouge (3 doses de bleu 1 dose de rouge)
  • G5 : 48 grd de bleu (4 doses de bleu)
  • G6 : 12 grd de bleu et 36 grd de jaune (1 dose de bleu 3 doses de jaune)
  • G7 : 24 grd de bleu et 24 grd de jaune (2 doses de bleu 2 doses de jaune)
  • G8 : 36 grd de bleu et 12 grd de jaune (3 doses de bleu 1 dose de jaune)
  • G9 : 48 grd de jaune (4 doses de jaune)
  • G10 : 12 grd de jaune et 36 grd de rouge (1 dose de jaune 3 doses de rouge)
  • G11 : 24 grd de jaune et 24 grd de rouge (2 doses de jaune 2 doses de rouge)
  • G12 : 36 grd de jaune et 12 grd de rouge (3 doses de jaune 1 dose de rouge)

Sur la photo ci dessus, j’avais d’abord mis les quantités divisées par 2 (24 grd en tout pour chaque G) mais ce n’était vraiment pas assez, donc les graduations citées plus haut tiennent compte de la double quantité déjà (48 grd pour chaque verre).

Nous sommes prêts pour la teinture !

La teinture

Essorer doucement chaque pelote contenue dans la bassine pour enlever l’excédent d’eau et vinaigre.

Faire temper doucement chaque pelote dans un des gobelets

Bien touiller avec une cuillere pour s’assurer que la laine reçoit de la teinture partout, mais en douceur. Attention, il faut suffisamment de liquide pour qu’un maximum de laine ne soit couvert dès le début, car elle va absorber rapidement le colorant, et donc si on met trop de temps à recouvrir la laine de teinture, une partie sera plus sombre (le fond du gobelet) que l’autre (le haut). Ce qui provoquerait un effet de dégradé ton sur ton (si c’est un effet voulu, tant mieux ;) )

Attendre 30 minutes

Au bout de 30 minutes, l’eau est devenue toute claire. Si elle est encore un peu colorée, c’est qu’il y avait plus de colorant que la laine ne peut en absorber.

Prendre doucement chaque pelote et l’enfermer dans un sac de congélation.

La cuisson

Ici, le plus simple aurait été d’utiliser un micro ondes, cela dure 1 minute environ pour chaque laine (ou par 4 ou 5).

Mais comme je n’en ai pas, j’ai utilisé la technique de la vapeur. J’ai remplit ma cocotte minute au quart d’eau, j’ai posé le bac à légumes à l’envers (l’eau ne doit pas toucher les laines, elle doit arriver juste sous le bac à légumes), et j’ai posé tous les sac de congélation refermés dessus.

J’ai posé le couvercle de la cocotte minute sans le refermer totalement ni hermétiquement, puis j’ai lancé la cuisson jusqu’à ce que l’eau frémisse et là : on laisse prendre pendant 30 minutes.

Laisser refroidir sans rien toucher pour éviter que la laine de feutre, à température ambiente. Une fois qu’elle a complètement refroidit, on peut la mettre à sécher.

La phase suivante, je vous laisse la deviner….

Le test tricot

Le principe de la laine teinte à la main, c’est qu’elle a 3 aspects totalement différents : en écheveau elle a une couleur globale séduisante. En pelote, si elle était multi colore, son aspect changement totalement. Et enfin tricotée, c’est là que tout va se révéler ! Il faut donc faire un échantillon de votre laine teinte à la main, pour voir le rendu final ;)

Mais je ne peux pas me dédoubler, donc le résultat tricoté sera pour un prochain article !

Le résultat !

Elles ne sont évidemment pas totalement uniformes, certaines sont plus dégradés que d’autre mais j’adore le résultat :)

Je me demande ce que ça aurait donné si j’avais dosé le colorant de base plus fort (mis 3 fois plus de rouge dans le gobelet de rouge pur par exemple). Les possibilités sont infinies !

Swap entres sewing girls

Le rituel annuel du swap entre membres du groupe Sewing in the city a eu lieu dernièrement.

Comme toujours, une petite rencontre girly entre passionnées de couture / tricot bien sympa, dans un super café « Livre » où les murs sont recouverts de bibliothèques et de centaines de livres, j’ai beaucoup aimé le lieu.

J’avais préparé un « Scalene« , qui a été pioché par Maggot. Réalisé en Viola Silky DK, coloris Pebble et Chimney Smoke :

Sa construction très particulière permet de le porter de plein de façons différentes, avec un ingénieux système de double ouverture verticale et horizontale au même endroit. J’ai trouvé la construction très intelligente.

Cette laine c’est un pur bonheur de brillance et de douceur ! Dommage que Viola aie décidé d’arrêter son activité de laine teinte à la main. Ses laines ont toujours de subtils points colorés un peu rouille / bleutés. Une tuerie !

J’ai pioché Aditi, qui m’a offert une de ces super pochettes aux finitions parfaites (je sais pas comment elle fait, j’ai beau chercher les défauts dans ses créas, je n’en trouve jamais ;) ) et un mini mini porte clés tricot :)

Introduction à la teinture (de laine)

J’en rêvais depuis des mois, le projet se concrétise ! Aujourd’hui je vais présenter les bases de la teinture de laine. Si tout va bien, d’ici la fin de semaine, je réaliserais un photo reportage de mon premier projet de teinture.

D’ici là, voici ce que j’ai pu récolter comme informations (en espérant ne pas raconter trop de bêtises :)). Il existe 3 types de teinture :

Teinture alimentaire

Basée sur des colorants à priori non nocifs, on peut en trouver sous plusieurs formes (fioles au rayon gateau du supermarché du coin, ou en sachets « Kool aid » qui sont des produits d’outremer, et qui servent par exemple  à l’origine à teindre les oeufs de pâques).

Le concept : 3 couleurs primaires, à mixer à l’infinie, comme quand au primaire on apprenait que le jaune mélangé au bleu donne du vert, en fonction de la quantité de jaune il changera fortement (hmm bons souvenirs des cours de dessins où j’adorais m’en mettre partout !)

Les avantages : Aucun risque sanitaire, et donc on peu tout à fait utiliser des ustensiles de cuisine classique sans trop de risque, mis à part celui de colorer plus ou moins durablement votre gobelet en plastique.

Les questions en suspens : esce vraiment durable ? La couleur ne s’efface-t-elle pas ?

Teinture « acide »

Chimique, elle est dite acide car elle fait appel à du vinaigre blanc, afin de fixer les couleurs. Et donc, se base sur un PH acide de l’eau. On peut même envisager d’utiliser des languettes de test de PH (comme dans les cours de science
physique ;) )

Le concept : plein de variantes de couleurs, des effets métallisés tout à fait possibles, des couleurs travaillées et recherchées, on peut évidemment mélanger.

Les avantages : pas besoin de grand chose, de la poudre, de l’eau et du vinaigre.

Les inconvénients : les poudres sont irritantes et toxiques (un peu comme la teinture idéal en machine à laver) et il faut absolument porter un masque et des gants et faire très attention lors de la phase de mélange dans l’eau. Ensuite, tous les ustensiles qui seront utilisés seront dédiés à la teinture et ne pourront pas être réutilisés pour la cuisine.

Teinture « naturelle »

Basée sur des plantes et autres ressources de la nature. Par définition elles semblent « bio » mais qui dit provient de la nature ne veut pas obligatoirement dire non toxique.

Les avantages : le concept de pouvoir cueillir les fleurs feuilles ou racines qui poussent librement et les utiliser. On peut explorer la nature et imaginer le résultat, c’est un mode très exploratoire.

Les inconvénients : utilisés seuls ils ne se fixent pas et nécessitent l’utilisation de « mordants » pour la phase de fixation. Les mordants peuvent être constitués chrome, de sels de cuivre, d’étain, de sulfate de fer, et sont plus ou moins polluants pour les eaux.

Clockwork

Depuis le temps que je voulais faire ce modèle !!! Il a d’abord fallu trouver de la Wollmeise (ici en 80/20 twin), cette laine si difficile à obtenir.

Pour l’obtenir, j’ai passé des semaines à essayer de comprendre pourquoi le site de wollmeise n’avait jamais rien en stock, pour finir par capter que les ventes ne sont que le vendredi à 8H pétantes, et qu’à 8H10 il n’y a plus rien ! J’ai fini par réussir à attraper une pelote en gris (maus jung) et pour le rouge (WD Herzblut), je l’ai acheté sur ravelry auprès d’une personne qui a accepté de me le vendre. Au final, elle n’est pas ultra douce cette laine (un touché très proche du coton) et j’ai du mal à comprendre pourquoi autant de monde se l’arrache !

J’ai utilisé 90% du gris, et environ 70% du rouge.

Mes modifications : j’ai rajouté 60 mailles lors du montage au tout début.

Je ne l’ai pas encore bloqué, mais j’en suis vraiment ravie.

Le projet détaillé par ici.